mercredi 14 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2204731 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LASSORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Lassort, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour et ce, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- de nationalité américaine, elle vient séjourner en France, où elle a acquis un appartement en 2016, de manière habituelle depuis 2013, ces dernières années neuf mois par an, et est entrée sur le territoire en dernier lieu sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention " visiteur " valable du 2 septembre 2021 au 2 septembre 2022 ;
- elle a déposé une demande de renouvellement de son titre le 16 août 2022, en application de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont elle remplit les conditions compte tenu de ses ressources et dès lors, d'une part, qu'elle justifie d'une assurance maladie, d'autre part, qu'elle s'est engagée à ne pas travailler, étant au demeurant à la retraite ;
- ses demandes tendant à l'obtention d'un récépissé sont restées vaines ;
- l'absence de récépissé la plaçant en situation irrégulière au plan du séjour, alors que sa demande de titre est complète, et l'empêchant de pourvoir aux soins que requiert son état de santé, la condition d'urgence est satisfaite ;
- la mesure demandée présente le caractère d'utilité exigé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative dès lors que la délivrance d'un récépissé constitue la seule mesure lui permettant de justifier de la régularité de son séjour ;
- l'injonction sollicitée, qui ne préjuge pas de la suite qui sera donnée à la demande de titre, conformément à l'article L. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne fera pas obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet, qui ne pourra naître que le 16 décembre 2022 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 de ce code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bayle, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Toutefois en raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. / () ".
4. Il résulte de l'instruction que M. B A, ressortissante américaine née le 22 février 1958 à Washington, aux Etats Unis, a sollicité le 16 août 2022 le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " visiteur ". Si, dans la présente instance, elle demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer le récépissé prévu par les dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 431-12 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des pièces produites en défense qu'elle a été invitée, par courrier du 6 septembre 2022, à se présenter à la préfecture pour retirer ce document. Dans ces circonstances, et alors en outre que la requête a été présentée à peine trois semaines après le dépôt de la demande de renouvellement de titre, la condition d'urgence ne peut être regardée comme satisfaite.
Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire et les conclusions relatives aux frais de l'instance :
5. En premier lieu, Mme B A demande le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire au point 19 de sa requête. Aux termes de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement " et aux termes de l'article 20 de cette loi : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Il résulte des points précédents que la requête de Mme B A ne satisfait pas de manière manifeste à la condition d'urgence posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En outre, selon ses propres écrits, l'intéressée dispose de " revenus nettement supérieurs à la limite fixée par le CESEDA " et possède " un patrimoine financier considérable de plusieurs millions d'euros ". Dès lors, et en vertu des dispositions précitées de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991, il n'y a pas lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire pour la présente instance.
6. En second lieu, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente affaire, la demande de Mme A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B A, y compris sa demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la préfète de la Gironde et à Me Lassort.
Fait à Bordeaux, le 14 septembre 2022.
Le juge des référés,
J-M. Bayle
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026