LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2205018

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2205018

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2205018
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 septembre et le 5 octobre 2022, Mme C B et la société par actions simplifiée (SAS) MJ Développement - Immobilier et Investissement, représentées par Me Delhaes, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision de préemption prise le 28 juillet 2022 par le président de Bordeaux Métropole, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de Bordeaux Métropole une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement soutiennent que :

- le prix proposé par Bordeaux Métropole étant inférieur à celui proposé par l'acquéreur évincé, Mme B a intérêt à agir ; il en va de même de ce dernier, qui doit renoncer à son projet ;

- compte tenu de sa situation personnelle, Mme B justifie de l'urgence ; le respect de cette condition est présumé s'agissant de l'acquéreur évincé ; en tout état de cause, l'opération est essentielle pour la société, alors que Bordeaux Métropole ne justifie d'aucune circonstance justifiant la réalisation rapide de son projet ;

- la décision de préemption est insuffisamment motivée ;

- la décision de préemption ne peut être justifiée par l'objectif de respecter le seuil de logements sociaux à l'échelle de la métropole, ce qui est contraire à l'article L. 302-5 du code de la construction et de l'habitation ; elle est entachée d'une erreur de droit ;

- la commune de Cenon remplit ses engagements relatifs aux logements sociaux, et le plan local d'urbanisme ne contient aucune servitude de mixité sociale ; il existe en outre de nombreux projets de logements collectifs d'investisseurs privés dans le secteur ; la décision de préemption est en contradiction avec l'objectif du projet d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme de diminuer le taux de logements sociaux dans les communes déjà fortement dotées ; pour ces motifs, la décision est contraire à l'intérêt général ;

- Bordeaux Métropole ne fait état d'aucun projet d'aménagement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, Bordeaux Métropole, représentée par Me Sagalovitsch, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Bordeaux Métropole soutient que les moyens soulevés par Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement ne sont pas fondés.

Vu :

- la requête enregistrée le 8 septembre 2022 sous le n°2204846 par laquelle Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement demandent l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. A pour exercer les fonctions de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 6 octobre 2022 en présence de Mme Gioffré, greffière d'audience, M. A a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Delhaes, représentant Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement, qui reprennent leurs écritures et soutiennent que le bail réel solidaire, qui est un mécanisme d'accession à la propriété et non de logement locatif conventionnel, ne sont pas mentionnés dans le programme d'orientations et d'actions, qui ne peut fonder la décision de préemption ; qu'à supposer que Bordeaux Métropole soit regardée comme demandant une substitution de motifs, le juge des référés ne pourra y faire droit dès lors que la possibilité de motivation par référence ne pourrait plus être admise et qu'ils seraient alors privés d'une garantie ;

- les observations de Me Richardeau, représentant Bordeaux Métropole, qui reprend ses écritures et précise que le programme d'orientations et d'actions vaut programme local de l'habitat en application des articles L. 151-44 et L. 151-45 et du code de l'urbanisme.

La clôture de l'instruction a eu lieu à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Une note en délibéré, présentée pour Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement, a été enregistrée le 6 octobre 2022.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

2. La société MJ Développement - Immobilier et Investissement est bénéficiaire d'une promesse de vente d'une maison d'habitation et de son terrain d'assiette d'une surface de 2 292 m² situés 37 avenue Kennedy à Cenon, conclue le 20 octobre 2021 avec Mme B, au prix de 2,1 millions d'euros. La déclaration d'intention d'aliéner a été reçue en mairie le 21 avril 2022. Après avoir exercé son droit de visite, le président de Bordeaux Métropole a décidé de préempter ce bien par arrêté du 28 juillet 2022, pour un montant de 1 277 500 euros, hors TVA et commission d'agence. Mme B comme la société MJ Développement - Immobilier et Investissement demandent au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision.

3. Si c'est à tort que la décision de préemption vise la délibération du 16 décembre 2016 approuvant le plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole et se réfère à ce document en tant qu'il contient un programme d'orientations et d'actions et tient lieu de programme local de l'habitat, lequel ne porte que sur la période 2016-2021, la décision attaquée mentionne la nature du projet pour lequel le droit de préemption est exercé, soit la construction de logements mixtes, sociaux et non sociaux, et la réalité de ce projet est établie à la date de la décision. Ainsi, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'absence de projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme ne sont pas, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 28 juillet 2022. Il en va de même des autres moyens invoqués par les requérants et analysés dans les visas de l'ordonnance.

4. Il s'ensuit que les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Bordeaux métropole, qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante, le versement aux requérantes des sommes qu'elles demandent au titre des frais exposés au cours de l'instance et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B et de la société MJ Développement - Immobilier et Investissement la somme de 1 200 euros en application desdites dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B et de la société MJ Développement - Immobilier et Investissement est rejetée.

Article 2 : Mme B et la société MJ Développement - Immobilier et Investissement verseront à Bordeaux Métropole la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, à la société par actions simplifiée MJ Développement - Immobilier et Investissement et à Bordeaux Métropole.

Fait à Bordeaux, le 13 octobre 2022.

Le juge des référés,La greffière,

J. AC. GIOFFRE

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions