mardi 20 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2205041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SAINT-MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 septembre et 12 octobre 2022, M. C B, représenté par Me Saint-Martin, demande au tribunal :
1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir, et à défaut de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais et, en toute hypothèse, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisation à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relatif à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence dès lors que la préfète de la Gironde ne justifie pas de l'existence d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors notamment que l'arrêté ne se prononce pas sur la disponibilité du traitement dans son pays d'origine ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation dès lors que ses dix-huit années de présence en France ne sont pas prises en compte et que la préfète s'est estimée liée par l'avis de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un vice de procédure ; la préfète doit démontrer que le médecin qui a établi le rapport médical sur son état de santé n'a pas siégé au sein du collège des médecins de l'OFII qui a émis l'avis, que l'avis a été rendu de manière collégiale et à la suite d'une délibération, que les signatures électroniques apposées par les médecins sur l'avis présentent les garanties permettant de s'assurer que l'avis a été rendu à l'issue d'une délibération collégiale composée de trois médecins ;
- l'avis du collège de médecins de l'OFII est irrégulier car incomplet, dès lors qu'il ne mentionne pas la durée prévisible du traitement et les éléments de procédure ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le collège de médecins de l'OFII et la préfète de la Gironde ne se sont pas prononcés sur la disponibilité de son traitement dans son pays d'origine, ayant estimé cette question " sans incidence " ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation ; il souffre de multiples pathologies telles qu'hypertension artérielle sévère, syndrome métabolique avec dyslipidémie mixte et diabète de type 2, syndrome anxio-dépressif, syndrome d'apnée du sommeil sévère, asthme allergique et présence d'idéations suicidaires ; il nécessite un traitement d'assistance respiratoire et des médicaments ; en l'absence de suivi médical et médicamenteux, il risque AVC, infarctus du myocarde, cécité, amputation et insuffisance rénale ; l'Inde manque d'infrastructures médicales, aucune donnée ne permet d'établir que les médicaments qui lui sont prescrits sont disponibles en Inde ; en toute hypothèse, il n'aura pas les moyens de financer ses soins ; l'Inde est un des pays les plus pollués où la qualité de l'air est mauvaise, ce qui est incompatible avec ses pathologies ; un certain nombre des médicaments qui lui sont prescrits ne figurent pas sur la liste, publiée par le ministre de santé, des médicaments disponibles en Inde en 2022, notamment le liptruzet 10/10, zoénopril, tarka LP, innovai nexthaler, levocetirizine 5mg, esoméprazone 40 mg, proxetine 20 mg ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; il vit en France depuis dix-huit ans, n'est jamais retourné en Inde depuis, et a tenté, en vain, de régulariser sa situation ; son frère et sa belle-sœur ainsi que sa cousine, qui résident et travaillent en France, se chargent de subvenir à ses besoins y compris médicaux ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il réside en France depuis dix-huit ans, qu'il ne possède plus aucun lien avec l'Inde, ses deux parents sont décédés et n'est plus en contact avec les membres de sa famille encore présents en Inde ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel elle se fonde ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation pour les mêmes motifs ;
- elle méconnaît les dispositions de l'alinéa 9 de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il ne possède plus aucune attache matérielle et privée en Inde, et ne pourra y bénéficier de soins ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L.612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il n'est pas démontré qu'il est demeuré en France après l'expiration des délais de départ volontaire qui lui ont été accordés ; sa situation personnelle caractérise une circonstance humanitaire qui fait obstacle à l'adoption d'une telle mesure ;
- la durée de l'interdiction de retour est manifestement disproportionnée au regard de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 23 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 24 octobre 2022.
Une pièce a été enregistrée pour M. B le 26 octobre 2022.
Par une décision du 13 septembre 2022, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Saint-Martin, représentant M. B, présent,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B ressortissant indien né le 15 mai 1968, déclare être entré en France en 2004. Par un arrêté du 16 novembre 2007, le préfet de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et par un jugement n° 0800799 du 28 avril 2008, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté le recours exercé contre cet arrêté. L'intéressé a fait l'objet, par un deuxième arrêté du préfet de la Gironde du 16 mai 2014, d'une nouvelle obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un troisième arrêté du 27 décembre 2019, la préfète de la Gironde lui a refusé un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Le recours exercé contre ce dernier arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux n°2000390 du 3 juin 2020 et une ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux n°20BX04006 du 8 avril 2021. Par ailleurs, par une décision du 28 juin 2016, le tribunal d'instance a refusé de lui délivrer un certificat de nationalité française.
2. M. B a sollicité, le 27 septembre 2021, son admission au séjour sur le fondement des articles L.425-9 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu son avis le 30 décembre 2021. De plus, la commission de titre de séjour, consultée le 6 juillet 2022, a émis un avis défavorable à la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 20 juillet 2022, dont il demande l'annulation, la préfète de la Gironde, a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Par une décision du 13 septembre 2022, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par le bureau d'aide juridictionnelle. Par suite, ses conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R.425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. "
5. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour à un ressortissant étranger qui en fait la demande au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins mentionné à l'article R.425-11 du même code, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays d'origine. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.
6. En l'espèce, il ressort des termes de l'arrêté contesté que la préfète de la Gironde a estimé, d'une part, que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale, d'autre part, que le défaut de prise en charge peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'enfin, " l'existence d'un traitement approprié dans le pays d'origine est sans incidence ". Or, au regard de ce qui a été énoncé aux points 4 et 5, et alors qu'elle a estimé que le défaut de prise en charge peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, la préfète de la Gironde ne pouvait légalement refuser le titre de séjour sollicité que si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, M. B pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, en estimant que l'existence d'un traitement approprié dans son pays d'origine est " sans incidence ", la préfète de la Gironde a commis une erreur de droit, sans qu'elle ne puisse invoquer en défense une erreur de plume.
7. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour doit être annulé. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il sera renvoyé et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. L'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2022 implique seulement, eu égard au motif d'annulation retenu, que la préfète de la Gironde procède au réexamen de la situation de M. B. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre à la préfète de la Gironde d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de le munir dans l'attente d'un récépissé. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Saint-Martin, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Saint-Martin de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant au bénéfice de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté de la préfète de la Gironde du 20 juillet 2022 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter du présent jugement et de le munir dans l'attente d'un récépissé.
Article 4 : L'Etat versera à Me Saint-Martin une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Saint-Martin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Thibault Saint-Martin et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
Mme Denys, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 202La rapporteure
A. A
La présidente
F. MUNOZ- PAUZIÈS
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026