jeudi 26 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2205422 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | NOEL |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 10 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Mazza, demande au tribunal d'enjoindre à la commune de Saucats de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1903940 du 9 mars 2021 par lequel le tribunal a annulé la décision de refus de lui accorder la protection fonctionnelle et a enjoint à la commune de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit jugement.
Elle soutient que le maire de Saucats ne lui a pas accordé la protection fonctionnelle, en méconnaissance du jugement n° 1903940 du 9 mars 2021.
Vu la pièce produite par la commune de Saucats, enregistrée le 15 décembre 2022.
Par ordonnance du 6 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations de Me Latour, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 1903940 du 9 mars 2021, le tribunal a annulé la décision du 3 juin 2019 par laquelle le maire de Saucats a refusé de lui accorder la protection fonctionnelle et a enjoint à la commune de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit jugement.
3. A la date de la présente décision, le maire de Saucats n'a pas pris les mesures propres à assurer l'exécution de ce jugement. Si la commune produit un arrêté du 5 décembre 2022 portant reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie déclarée par Mme A, un tel arrêté ne peut être regardé comme assurant l'exécution du jugement du 9 mars 2021. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre de la commune de Saucats, à défaut pour elle de justifier de cette exécution dans un délai de trente jours à compter de la notification de la présente décision, une astreinte de 50 euros par jour jusqu'à la date à laquelle le jugement précité aura reçu exécution.
D E C I D E :
Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre de la commune de Saucats si elle ne justifie pas avoir, dans les trente jours suivant la notification de la présente décision, exécuté le jugement n° 1903940 du tribunal du 9 mars 2021 lui faisant injonction d'accorder à Mme A le bénéfice de la protection fonctionnelle, et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour, à compter de l'expiration du délai de trente jours suivant la notification du présent jugement.
Article 2 : La commune de Saucats communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement n° 1903940 du 9 mars 2021.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Saucats.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2023.
La présidente rapporteure,
F. C
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
A. LAHITTE
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026