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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2206102

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2206102

mercredi 23 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2206102
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement 72 heures
Avocat requérantSIROL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 novembre 2022 à 14h23, M. F C, représenté par Me Victoire Sirol, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné à défaut se conformer à cette mesure et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la signataire n'est pas compétente en l'absence de délégation de signature régulièrement publiée à son bénéfice ; les personnes précédemment nommées n'étaient ni absentes, ni empêchées ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle dès lors qu'il a déjà bénéficié d'un titre de séjour ; il n'a pas été condamné ; il a un fils ;

En ce qui concerne le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :

- il n'est pas précisé pourquoi il existe un risque que l'intéressé se soustraie à la mesure portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est illégale, par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est illégale, par voie de conséquence de l'illégalité du refus de lui accorder un délai de départ volontaire qui constitue le fondement sur lequel l'interdiction de retour sur le territoire français a été prononcée à son encontre ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette interdiction sur sa vie privée et familiale ;

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

- la signataire n'est pas compétente en l'absence de délégation de signature régulièrement publiée à son bénéfice ; les personnes précédemment nommées n'étaient ni absentes, ni empêchées ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ; la préfète de la Gironde n'a pas précisé l'alinéa de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit auquel la situation de l'intéressé correspondait.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 novembre 2022 à 12h07, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et son décret d'application ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer en application des

dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 novembre 2022 à 14h15 :

- le rapport de M. Bongrain, magistrat désigné ;

- les observations de Me Sirol, représentant M. C, qui reprend les moyens et conclusions de sa requête, sollicite le bénéfice, à titre provisoire, de l'aide juridictionnelle et ajoute qu'il n'est pas établi que Mme A était la sous-préfète de permanence le week-end des 19 et 20 novembre ;

- celles de M. C ;

- la préfète de la Gironde n'étant ni présente, ni représentée.

L'audience a été suspendue de 14h25 à 14h30 afin de communiquer à la préfète de la Gironde les pièces présentées à la barre par le conseil de M. C.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. F C, ressortissant marocain né le 16 octobre 1979, est entré en France en 1994 selon ses déclarations. En 2002, il a obtenu la délivrance d'un titre de séjour, renouvelé jusqu'en 2018. Par une décision du 3 juin 2019, sa demande de renouvellement de titre de séjour a été classée sans suite. Par un arrêté du 19 novembre 2022 notifié le même jour à 16h45, la préfète de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné à défaut de se conformer à cette mesure et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, la préfète de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. C demande l'annulation de ces arrêtés.

Sur l'admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, par un arrêté du 30 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 33-2022-192 du même jour, la préfète de la Gironde a donné directement délégation de signature à Mme E A, directrice de cabinet de la préfète de la Gironde et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les décisions de la nature de celle en litige lors des permanences de sous-préfets. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A, n'aurait pas été de permanence le week-end des 19 et 20 novembre 2022. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".

5. Il ressort des termes de l'arrêté en litige, qui vise les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que M. C est entré irrégulièrement en France. Il est également précisé que sa demande de renouvellement d'un titre de séjour a fait l'objet d'un classement sans suite le 3 juin 2019 en dépit de laquelle l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français. Enfin, M. C a été interpellé pour port d'armes de catégorie D le 18 novembre 2015. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde a suffisamment motivé sa décision. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la préfète de la Gironde n'aurait pas suffisamment examiné la situation de M. C.

6. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C a sollicité le 28 septembre 2018 le renouvellement de son titre de séjour. L'intéressé, qui n'a pas déposé de dossier complet, ne s'est pas davantage présenté aux rendez-vous qui lui ont été fixés les 23 avril 2019 et 3 juin 2019, de sorte que sa demande de renouvellement a été classée sans suite. Si M. C soutient qu'il n'a pas pu mener à son terme cette demande en raison de la perte de ses documents d'état civil et de séjour et produit à cet effet une main courante du 28 juin 2018, il ne justifie d'aucune démarche depuis cette date et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national depuis. En outre, l'intéressé est défavorablement connu des services de police pour des faits de violences conjugales commis le 5 avril 2008, de coups et blessures volontaires commis le 9 avril 2009, de menaces ou chantages commis le 31 mars 2014, de destructions et dégradations de biens privés commis le 3 octobre 2014, de vol en réunion commis le 6 avril 2015, de destructions et dégradations de biens privés commis le 17 octobre 2016, de vol aggravé le 6 février 2016, de violence avec arme commis le 16 mars 2016, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique le 19 décembre 2016, de violences avec armes et menaces ou chantages commis le 5 mars 2017, de destruction ou dégradation de véhicule privé commis le 4 novembre 2017 et de vol à l'étalage commis le 27 mai 2021, faits qu'il ne conteste pas sérieusement. Le 18 novembre 2022, M. C a été interpellé pour des faits de port d'armes de catégorie D, qu'il savait interdit et a reconnu les faits. Si l'intéressé soutient que c'est à tort que la préfète de la Gironde a estimé qu'il était célibataire et sans enfant, il ressort des termes mêmes de l'arrêté que la préfète de la Gironde a tenu compte de son fils ainsi qu'en témoigne la mention selon laquelle cet enfant de 15 ans ne serait pas à sa charge. De même, s'il indique être hébergé par son frère, cela ne ressort pas des pièces du dossier, M. C ayant déclaré dormir dans sa voiture. Dans ces conditions, M. C, qui est aujourd'hui démuni de ressources légales, ne justifie pas de liens avec la France d'une particulière intensité. Par suite, la préfète de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :

7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

8. Il ressort des termes de l'arrêté en litige, qui vise les dispositions de l'article L. 612-2 et des 1°, 3°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il existe un risque que M. C se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre. Ce faisant, en précisant par le truchement des visas des alinéas correspondant à la situation de M. C les circonstances de nature à caractériser le risque de soustraction de l'intéressé à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, la préfète de la Gironde a suffisamment motivé sa décision.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que ni l'obligation de quitter le territoire français dont a fait l'objet M. C, ni le refus de lui accorder un délai de départ volontaire ne sont entachés d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour serait dépourvue de base légale ou devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ces mesures, doit être écarté.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-7 du même code : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

11. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

12. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. Les circonstances dont le requérant fait état ne présentent aucun caractère humanitaire et ne font ainsi pas obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Si l'intéressé n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que l'intéressé est très défavorablement connu des services de police pour de nombreux faits qu'il ne conteste pas sérieusement et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national sans justifier de diligences particulières en vue de régulariser sa situation. Si M. C allègue être entré en France en 1994, il ne l'établit pas et l'intéressé ne justifie pas davantage de liens d'une intensité particulière avec la France. Dans ces conditions, en fixant à trois ans, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. C, la préfète de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation.

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

13. En premier lieu, par un arrêté du 30 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 33-2022-192 du même jour, la préfète de la Gironde a donné directement délégation de signature à Mme E A, directrice de cabinet de la préfète de la Gironde et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les décisions de la nature de celle en litige lors des permanences de sous-préfets. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A, n'aurait pas été de permanence le week-end des 19 et 20 novembre 2022. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

14. En second lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ". Aux termes des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".

15. Il ressort des termes de l'arrêté en litige, qui vise notamment les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ne peut dans l'immédiat ni regagner son pays d'origine, ni se rendre dans un autre pays et que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Si l'intéressé soutient que l'arrêté ne précise pas l'alinéa de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit auquel sa situation correspond, celui-ci lui a été notifié concomitamment à une mesure d'obligation de quitter le territoire français sans délai, de sorte qu'il apparaît clairement que la préfète de la Gironde s'est fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'assigner à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation, tout comme le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant, doivent être écartés.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. C demande au titre des dispositions précitées.

D E C I D E :

Article 1er : Il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Me Sirol et à la préfète de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2022.

Le magistrat désigné,

A. D La greffière,

H. MALO

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à

tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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