LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2206351

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2206351

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2206351
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 décembre 2022, M. A C et Mme E G, représentés par Me Laplagne, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire d'Andernos-les-Bains sur leur demande de retrait du permis de construire délivré le 13 décembre 2021, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Andernos-les-Bains une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C et Mme G soutiennent que :

- une requête en annulation a été enregistrée contre la décision en litige sous le n° 2201930 ;

- les travaux viennent de débuter, si bien que la condition d'urgence est remplie ;

- le dossier architectural ne comporte pas de notice, telle que décrite à l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ; aucun document ne permet de déterminer comment sont traitées les extensions par rapport aux constructions voisines existantes, ce qui méconnait le c) de l'article R. 431-10 ; le graphique présente la situation de manière tronquée ; le projet empiétant sur leur propriété, l'hypothèse d'une fraude à la loi n'est pas exclue ;

- la règle de recul de l'article UB 7-1 du PLU n'est pas respectée ;

- les deux extensions empiètent sur le fonds voisin, ce que ne permet pas le PLU ;

- la notice architecturale contient des contradictions ; la densification des constructions ne préserve nullement l'intérêt des lieux avoisinants, si bien que l'octroi du permis de construire est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le dossier ne comprend aucune précision quant au traitement de l'implantation des constructions contre l'immeuble des requérants, il en résulte une potentielle atteinte à la salubrité, en méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- quatre logements sont construits sur la même unité foncière, ce qui conduit à méconnaitre l'article UB 8 du PLU.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2022, la commune d'Andernos-les-Bains, représentée par Me Delavallade conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C et de Mme G une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune d'Andernos-les-Bains soutient que :

- les requérants, qui se bornent à faire valoir qu'ils sont voisins du projet, ne démontrent pas en quoi la construction modifierait les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien dont ils indiquent être propriétaires ;

- le délai de cristallisation des moyens étant expiré depuis le 5 juillet 2022, la requête en référé-suspension est irrecevable en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme ;

- les moyens soulevés par M. C et Mme G ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2022, M. B D, représenté par la SCP Cornille-Fouchet-Manetti conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C et de Mme G en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D soutient que :

-le délai de cristallisation des moyens étant expiré depuis le 5 juillet 2022, la requête en référé-suspension est irrecevable en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme ;

-les requérants, qui ne bornent à faire valoir qu'ils sont voisins du projet, ne démontrent pas en quoi la construction modifierait les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien dont ils indiquent être propriétaires ;

- il n'est pas établi que la requête au fond lui ait été notifiée dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.

- les moyens soulevés par M. C et Mme G ne sont pas fondés.

Vu :

- la requête enregistrée le 5 avril 2022 sous le n° 2201930 par laquelle M. C et Mme G demandent l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. F pour exercer les fonctions de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 20 décembre 2022 en présence de Mme Malo, greffière d'audience, M. F a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Deniau, représentant M. C et Mme G, qui reprennent leurs écritures sans soulever de nouveau moyen ;

- les observations de Me Chapenoire, représentant la commune d'Andernos-les-Bains, qui reprend ses écritures sans soulever de nouveau moyen ;

- les observations de Me Manetti, représentant M. D, qui reprend ses écritures et précise que le plan local d'urbanisme de la commune d'Andernos-les-Bains prévoit que l'instruction des permis de construire est effectué lot par lot et non à l'échelle de l'unité foncière.

La clôture de l'instruction a été reportée au 22 décembre 2022 à 12h, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 20 décembre 2022, M. C et Mme G déclarent se désister de leur requête en référé suspension, et concluent au rejet des conclusions présentées par la commune d'Andernos-les-Bains et M. D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent qu'ils sont de simples particuliers et ont réagi au démarrage soudain des travaux autorisés par le permis de construire dont ils ont demandé au tribunal l'annulation.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 20 décembre 2022, M. C et Mme G ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement, qui doit être regardé comme un désistement d'instance, étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il leur en soit donné acte.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C et de Mme G, qui sont la partie perdante, le versement à la commune d'Andernos-les-Bains d'une part, et à M. D d'autre part, d'une somme de 800 euros chacun au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'instance de M. C et de Mme G.

Article 2 : M. C et Mme G verseront à la commune d'Andernos-les-Bains d'une part, et à M. D d'autre part, une somme de 800 euros chacun en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Mme E G, à M. B D et à la commune d'Andernos-les-Bains.

Fait à Bordeaux, le 22 décembre 2022.

Le juge des référés,La greffière,

J. F H. MALO

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions