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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2206794

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2206794

lundi 20 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2206794
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème Chambre
Avocat requérantPERRIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 26 décembre 2022, le tribunal administratif de Pau a transmis la requête de M. A B au tribunal administratif de Bordeaux.

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 décembre 2022 et 6 février 2023, M. A B, représenté par Me Perrin, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022, par laquelle la préfète de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours le temps du réexamen de sa situation, lequel devra se faire dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la décision est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations du 1° et 2° de l'article 41 et du 1° de l'article 51 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le décision est entachée d'une erreur de fait ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans ;

- cette décision est privée de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de situation.

La préfète de la Gironde, qui s'est vu communiquer la requête, n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 5 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Delvolvé, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, né le 20 septembre 1998, de nationalité algérienne, est entré sur le territoire français en août 2017 sous couvert d'un visa D portant la mention " étudiant ". En 2017, il s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", dont il a obtenu, par la suite, plusieurs fois son renouvellement. Le 16 octobre 2019, M. B a adressé une demande de titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Par une décision du 4 octobre 2021, la préfète de la Gironde a toutefois rejeté sa demande. Cette décision a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux le 24 mai 2022. Par une décision du 22 décembre 2022, la préfète de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

2. Aux termes de l'article L. 613-1 du CESEDA : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / () ". Un arrêté d'obligation de quitter le territoire français comportant dans ses visas et ses motifs, même de manière succincte, toutes les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen de la situation particulière de l'étranger au regard des stipulations et des dispositions législatives et réglementaires applicables doit être regardé comme suffisamment motivé en la forme.

3. L'arrêté attaqué vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour prononcer une obligation de quitter le territoire français sans délai, la préfète de la Gironde s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé se maintient irrégulièrement sur le territoire en dépit d'un refus de titre de séjour confirmé par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux le 24 mai 2022, qu'il a été interpellé le 21 décembre 2022 par les services de police pour des faits de violences sur conjoint et que le 2 novembre 2020 il a été signalé pour des faits de vol. En outre, la décision attaquée mentionne également que l'intéressé est séparé de sa conjointe et que ses deux enfants sont à la charge de cette dernière. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.

4. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union relatif au respect des droits de la défense imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé dans ses arrêts C-166/13 et C-249/13 des 5 novembre et 11 décembre 2014, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Ce principe n'implique toutefois pas que l'administration mette l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. En outre, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

5. M. B n'établit pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents dès lors qu'il a pu transmettre un récit de son parcours ainsi que l'ensemble les documents nécessaires. Il ne ressort en outre d'aucune pièce du dossier qu'il aurait été empêché de présenter ses observations, de manière écrite, avant que ne soit prise la décision contestée. Le requérant ne démontre pas non plus qu'il disposait d'informations pertinentes à cet égard qu'il lui aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration et qui si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de la décision contestée. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

6. D'une part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Et aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". D'autre part, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 stipule : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées, de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

7. M. B se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire depuis août 2017. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé se maintient sur le territoire irrégulièrement. Par ailleurs, si l'intéressé fait valoir qu'il a eu deux enfants nés le 27 décembre 2019 et le 7 mars 2021 et qu'il participe à l'éducation de l'enfant de son ex conjointe, né d'une précédente union, il se borne à produire des factures, dont la plus ancienne date d'août 2021 concernant des achats effectués sur internet et des quittances de loyers qui ne permettent pas de démontrer qu'il participe effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. En outre, rien ne fait obstacle à ce que l'intéressé sollicite un visa pour rendre visite à ses enfants. Enfin, il n'apporte aucun élément démontrant qu'il serait dépourvu d'attaches familiales en Algérie, où résident ses parents et sa fratrie et où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans. De plus, si l'intéressé se prévaut de son insertion professionnelle, cette seule circonstance n'est pas de nature à lui conférer un quelconque droit au séjour. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'une méconnaissance des stipulations précitées. Par suite, ces moyens doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 1° L'étranger ne pouvant justifier être entré sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin., aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;() 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes ()".

9. La décision attaquée a été prise aux visas des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. B ne justifie d'aucune garantie de représentation, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire. Dès lors, la décision attaquée comporte toutes les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté comme manquant en fait.

10. Si M. B soutient que la préfète de la Gironde a entaché sa décision d'une erreur de fait en soutenant qu'il ne présenterait pas de garantie de représentation suffisantes, dès lors qu'il dispose d'un passeport en cours de validité, , il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé réside sur le territoire sans titre de séjour. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait. Pour les mêmes motifs, la préfète de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de cette décision en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement sur laquelle elle se fonde doit être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans :

12. Aucun des moyens dirigés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant fondé, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du CESEDA : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

14. La décision par laquelle la préfète de la Gironde a fait interdiction à M. B de revenir sur le territoire français pour une durée de trois ans mentionne les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elle indique qu'il s'est maintenu irrégulièrement en France depuis une date indéterminée dans le seul but de s'y installer et qu'il s'oppose à tout retour dans son pays d'origine. Elle précise qu'il est sans ressources légales sur le territoire national, qu'il ne justifie pas de l'intensité et de l'ancienneté de ses liens en France, qu'il a été interpellé pour des faits de violences sur conjoint le 21 décembre 2022 et de vol le 2 novembre 2020. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui la fonde. Par suite, cette décision est suffisamment motivée. Cette motivation révèle que la préfète de la Gironde a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.

15. Si M. B soutient que la préfète de la Gironde a entaché sa décision d'erreurs de fait dès lors qu'il ne se maintient pas sur le territoire de manière irrégulière depuis une date indéterminée et qu'il travaille depuis décembre 2017., Il ressort toutefois des pièces du dossier, que l'intéressé se maintient sur le territoire de manière irrégulière depuis le 4 octobre 2021 et la seule circonstance qu'il travaille depuis 2017 n'est pas de nature à lui conférer un quelconque droit au séjour. Dans ces conditions, la préfète n'a pas entaché sa décision d'erreurs de fait. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fin d'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 6 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Delvolvé, président-rapporteur,

Mme Mounic, première conseillère,

Mme Passerieux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2023.

La première assesseure,

S. MOUNIC Le président-rapporteur,

Ph. DELVOLVÉ

La greffière,

L. SIXDENIERS

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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