mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300170 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 janvier 2023 et un mémoire enregistré le 26 janvier 2023, M. C B, représenté par Me Cornille, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 22 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Lanton lui a prescrit d'interrompre les travaux entrepris sur l'unité foncière cadastrée section BE n° 3, 4 et 199 située au 27 C avenue de la République ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- propriétaire d'une maison d'habitation sur la parcelle concernée, il a obtenu, par arrêté du 28 septembre 2021, un permis de construire en vue de sa rénovation, avec démolition partielle, construction d'une piscine et d'un carport ainsi que pose d'un portail ;
- à la suite d'une plainte, un agent assermenté de la commune a effectué une visite des lieux le 12 octobre 2022 et dressé procès-verbal transmis au procureur de la République ;
- il a saisi le tribunal d'une demande d'annulation de l'arrêté en litige ;
- la condition d'urgence est satisfaite eu égard à la nécessité de sécuriser le chantier et de protéger la construction en cours contre les intempéries, l'arrêté contesté ne prévoyant aucune mesure conservatoire ;
- la décision en litige est affectée du vice de l'incompétence de son auteur ;
- la décision est entachée d'irrégularité dès lors que, dans le cadre de la procédure contradictoire, aucune indication ne lui a été donnée sur la nature et la consistance des travaux qu'il aurait entrepris sans autorisation et que, n'ayant pu présenter utilement ses observations, il a été privé d'une garantie essentielle ;
- la commune ne justifie pas de l'établissement d'un procès-verbal préalablement à l'arrêté contesté, en violation du 3ème alinéa de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme et de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le procès-verbal de constat est entaché d'irrégularité, outre qu'il est imprécis ;
- les travaux entrepris ne méconnaissent ni les articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de l'urbanisme, ni les articles L. 421-6 et L. 421-8 de ce code, ni davantage l'article R. 421-14 de même code, non plus que l'article L. 610-1 du code de l'urbanisme ou l'article L. 111-1 dudit code, ni même le plan de prévention du risque de submersion marine ;
- le motif tiré de la violation des obligations découlant des règles générales d'urbanisme est dépourvu de base légale ;
- en toute hypothèse, les travaux réalisés sont conformes au permis de construire ;
- l'arrêté est entaché de détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2023, la commune de Lanton, représentée par la SELARL HMS Atlantique Avocats, conclut au rejet de la requête.
La commune de Lanton fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite ;
- aucun moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2023, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas satisfaites.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bayle, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 26 janvier 2023 à 14h30, ont été entendus :
- le rapport de M. Bayle, juge des référés ;
- les observations de Me Cornille, représentant M. B, qui a développé les moyens soulevés dans les écritures de ce dernier ;
- les observations de M. A, représentant la préfète de la Gironde, qui a confirmé les moyens opposés en défense par cette autorité ;
- les observations de Me Cazcarra, représentant la commune de Lanton, qui a repris les moyens exposés dans les écritures de cette collectivité.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par M. B et analysés ci-dessus n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 22 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Lanton lui a prescrit d'interrompre les travaux entrepris sur l'unité foncière cadastrée section BE n° 3, 4 et 199 située au 27 C avenue de la République. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de M. B aux fins de suspension de l'exécution de cet arrêté doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, sa demande tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à la ministre de la transition écologique et à la commune de Lanton.
Copie sera adressé pour information au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 1er février 2023.
Le juge des référés,
J-M. BAYLE La greffière,
C. GIOFFRE
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026