mardi 28 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300181 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré enregistré le 12 janvier 2023 le préfet de la Dordogne demande au tribunal d'annuler le permis de construire délivré tacitement par le maire de Marsac-sur-l'Isle le 1er novembre 2022 à M. A B pour la construction d'une maison d'habitation sur un terrain cadastré 256 AE 291 situé route des Brandes.
Il soutient que le terrain d'assiette du projet est situé en zone N inconstructible du PLUi du Grand Périgueux exécutoire depuis le 27 janvier 2022.
Une mise en demeure a été adressée à la commune de Marsac-sur-l'Isle et à M. B le 31 mars 2023.
Par ordonnance du 12 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 juin 2023.
Un mémoire a été enregistré pour M. B le 19 décembre 2024.
Un mémoire a été enregistré pour la commune de Marsac-sur-l'Isle le 26 décembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Brouard-Lucas, présidente-rapporteure ;
- les conclusions de Mme Patard, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Cordier-Amour, représentant la commune de Marsac-sur-l'Isle et de Me Amblard, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 août 2022, M. A B a déposé une demande de permis de construire une maison d'habitation sur un terrain cadastré 256 AE 291 situé route des Brandes à Marsac-sur-l'Isle (Dordogne). Du silence gardé par le maire de la commune, le pétitionnaire est devenu titulaire d'un permis de construire tacite le 2 novembre 2022. Cette décision a été transmise à la préfecture de la Dordogne le 24 novembre 2022. Par le présent déféré, le préfet de la Dordogne demande l'annulation de ce permis de construire tacite.
2. Selon le règlement du PLUi du Grand Périgueux dans sa version issue de la modification simplifiée n°1 applicable à compter du 8 avril 2021, accessible en ligne, la zone N du secteur 1 dans lequel est situé la commune de Marsac-sur-l'Isle, est une zone inconstructible d'une manière générale, qui exceptionnellement et ponctuellement, a vocation à accueillir des constructions nouvelles sous condition d'un caractère limité et adapté des opérations d'aménagement ou de construction, compatibles avec le caractère naturel de la zone et la préservation de l'environnement. L'article N 17-1 prévoit que sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol soumises à autorisation ou déclaration, à l'exception de celles visées à l'article N 1-2 qui, s'agissant des constructions à usage d'habitation n'autorise que l'adaptation et la réfection des constructions existantes, les changements de destinations pour les bâtiments repérés au règlement graphique, les extensions limitées, les surélévations et les constructions annexes d'une habitation existante à la date d'approbation du PLUi.
3. Il est constant que selon le règlement graphique, à l'exception du chemin d'accès dans sa partie sud, la parcelle 256 AE 291 est située en zone N du PLUi et que le projet en litige s'implante sur la partie de la parcelle située en zone N. Or, il ressort des dispositions précitées du PLUi qu'à la date de dépôt de la demande de permis de construire de M. B, le 31 août 2022, la construction d'une maison d'habitation n'était pas autorisée sur cette partie de la parcelle 256 AE 291, sans que la commune ne puisse utilement opposer la circonstance que l'intéressé avait été titulaire en 2016 d'un permis de construire sur cette parcelle dont il avait demandé le retrait en 2017 pour cause de refus de son prêt bancaire.
4. Il résulte de ce qui précède que le préfet de la Dordogne est fondé à demander l'annulation du permis de construire délivré tacitement par le maire de Marsac-sur-l'Isle à M. B le 2 novembre 2022.
D E C I D E :
Article 1er : Le permis délivré tacitement par le maire de Marsac-sur-l'Isle à M. A B le 2 novembre 2022 est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Dordogne, à M. A B et à la commune de de Marsac-sur-l'Isle.
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Brouard-Lucas, présidente-rapporteure,
M. Bourdarie, premier conseiller,
Mme Caste, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.
Le premier assesseur,
H. BOURDARIE La présidente-rapporteure,
C. BROUARD-LUCAS
La greffière,
A. JAMEAU
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2206579
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026