lundi 23 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement 72 heures |
| Avocat requérant | SIROL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2300113 du 17 janvier 2023, la magistrate désignée du tribunal administratif de Pau a transmis au tribunal administratif de Bordeaux, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C le 13 janvier 2023.
Par une requête et deux mémoires enregistrés les 13, 19 et 20 janvier 2023, M. B C, alors assigné à résidence, représenté par Me Sirol, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le préfet de la Dordogne, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de six mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est signée par une autorité incompétente en l'absence de délégation de signature ;
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'accord de Cotonou du 28 novembre 2007 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Bénin (décret 2010-568 du 28 mai 2010), dès lors qu'il est titulaire d'un passeport diplomatique et qu'il était donc dispensé de visa ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- le préfet de la Dordogne n'établit pas le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français ; il dispose d'un passeport diplomatique et il a engagé des démarches tendant à sa régularisation ;
S'agissant de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale dès lors que fondée sur la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, elle-même illégale ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle, dès lors que le préfet de la Dordogne n'a pas évoqué la durée globale de sa présence en France et que la question de savoir s'il est une menace à l'ordre public n'est pas abordée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il justifie d'une convocation devant le tribunal correctionnel le 26 mai 2023 ; cela méconnaît également les articles 6 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est manifestement disproportionnée dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne s'est pas soustrait à une précédente mesure d'éloignement.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2023, le préfet de la Dordogne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin, signée à Cotonou le 21 décembre 1992 ;
- l'accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin, signé à Cotonou le 28 novembre 2007 ;
-l'accord entre le Gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Bénin sur l'exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires d'un passeport diplomatique, signé à Cotonou le 28 novembre 2007 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2010-568 du 28 mai 2010 portant publication de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin relatif à l'exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires d'un passeport diplomatique, signé à Cotonou le 28 novembre 2007 ;
- l'arrêté du 10 mai 2010 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire européen de la France ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Lahitte, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Sirol, avocate commise d'office, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- le préfet de la Dordogne n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à la suite de ces observations.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant béninois né le 3 juillet 2000 est entré régulièrement sur le territoire français le 1er décembre 2021 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de longue durée " étudiant " délivré le 26 novembre 2021 par les autorités françaises et valable du 26 novembre 2021 au 26 novembre 2022. Par un arrêté du 11 janvier 2023, le préfet de la Dordogne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de six mois. Par un second arrêté du même jour, il a été placé en rétention au centre de rétention administrative d'Hendaye et par une ordonnance du 15 janvier 2023, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bayonne a mis un terme à la mesure de rétention administrative et l'a assigné à résidence à Périgueux. M. C demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le préfet de la Dordogne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de six mois.
Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. C a bénéficié à l'audience de l'assistance d'un avocat commis d'office. Il n'a pas indiqué vouloir renoncer au bénéfice de cette commission d'office. Par suite, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans le cadre de la présente instance.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
3. En premier lieu, par un arrêté du 16 mai 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 24-2022-036, du même jour, le préfet de la Dordogne a donné délégation à M. Nicolas Dufaud, secrétaire général de la préfecture et signataire de la décision contestée, à l'effet de signer toute décision d'éloignement et décision accessoire s'y rapportant prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision contestée vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment son article L. 611-1 2°. Elle précise que le requérant est entré régulièrement sur le territoire français le 1er décembre 2021 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de longue durée " étudiant " délivré le 26 novembre 2021 par les autorités françaises et valable du 26 novembre 2021 au 26 novembre 2022 et qu'il s'est maintenu irrégulièrement en France depuis l'expiration de ce visa, sans solliciter la régularisation de sa situation administrative. Par suite, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Dordogne s'est fondé, et est donc suffisamment motivée. Le moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni de la motivation de cette décision, que le préfet de la Dordogne n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er de la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin signée le 21 décembre 1992, susvisée : " () les ressortissants béninois désireux de se rendre sur le territoire français doivent être en possession d'un passeport en cours de validité revêtu du visa requis par la législation de l'Etat d'accueil () ". Aux termes de son articles 4 : " Pour un séjour de plus de trois mois : () - les ressortissants béninois à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour () ". Aux termes de l'article 1er de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Bénin sur l'exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires d'un passeport diplomatique : " Les ressortissants de la République du Bénin détenteurs de passeports diplomatiques sécurisés en cours de validité ont accès sans visa aux départements français métropolitains, pour un séjour ininterrompu ou plusieurs séjours dont la durée totale ne dépasse pas quatre-vingt-dix (90) jours au cours d'une période de cent quatre-vingts (180) jours à compter de la date de première entrée () ". Et aux termes de son article 4 : " Pour des séjours d'une durée supérieure à celle mentionnée aux articles 1er et 2 du présent Accord, les ressortissants de la République du Bénin titulaires d'un passeport diplomatique et les ressortissants de la République française titulaires d'un passeport diplomatique sont dans l'obligation d'obtenir un visa. ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré sur le territoire français le 1er décembre 2021 sous couvert d'un visa de longue durée " étudiant " valable du 26 novembre 2021 au 26 novembre 2022. En application des dispositions combinées précitées, M. C, titulaire d'un passeport diplomatique, était dans l'obligation d'obtenir un visa pour un séjour en France d'une durée supérieure à trois. Ainsi, le préfet de la Dordogne pouvait, dès lors que le requérant s'est maintenu sur le territoire français à l'expiration de son visa et sans solliciter la régularisation de sa situation, prononcer une obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En dernier lieu, M. C n'apporte aucun élément au soutien de ses moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'erreur manifeste d'appréciation, qui ne peuvent qu'être écartés.
S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
11. Pour édicter la décision contestée, le préfet de la Dordogne s'est fondé sur le 2° de l'article L. 612-3 du code précité. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. S'il soutient avoir entamé des démarches tendant à la régularisation de sa situation administrative, il ne l'établit pas. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précédemment citées ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ". Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été énoncé précédemment que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est dépourvue de base légale, doit être écarté.
14. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également son entrée récente en France, le 1er décembre 2021 et tient compte de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. Il précise enfin qu'il n'a pas fait l'objet de précédente mesure d'éloignement. Enfin, et dès lors qu'il n'a pas retenu la menace à l'ordre public comme motif de sa décision, le préfet de la Dordogne n'était pas tenu, conformément à ce qui a été mentionné au point 12, de le préciser expressément. Par suite, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée. Elle n'est pas davantage entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle. Ces moyens doivent être écartés.
15. En troisième lieu, si M. C indique avoir reçu une convocation devant le tribunal correctionnel de Périgueux en vue d'une audience le 26 mai 2023 pour les faits pour lesquels il a été placé en garde à vue, il lui est loisible de se faire représenter à cette audience et de se prévaloir des dispositions de l'article 410 du code de procédure pénale, selon lesquelles " Le prévenu régulièrement cité à personne doit comparaître, à moins qu'il ne fournisse une excuse reconnue valable par la juridiction devant laquelle il est appelé () ", et ainsi d'assurer de manière effective sa défense. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés. Les stipulations des articles 6 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'ont pas davantage été méconnues.
16. En dernier lieu, M. C est entré sur le territoire français récemment, le 1er décembre 2021. Par ailleurs, il ne justifie pas d'une vie privée et familiale stable et intense en France et n'est pas démuni d'attaches dans son pays d'origine dans lequel résident ses parents et où il a vécu l'essentiel de son existence. Dans ces conditions, et alors même que M. C ne représente pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet de la Dordogne a pu, sans méconnaître les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, laquelle ne présente pas, dans les circonstances de l'espèce, de caractère disproportionnée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées, ainsi que ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Dordogne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2023.
La magistrate désignée,
A. A La greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026