mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300558 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2023, des pièces complémentaires enregistrées le 17 février 2023 et un mémoire enregistré le 23 février 2023, Mme T Y et M. L B, Mme E C et M. I V, Mme Q H, Mme M U et M. R U, M. et Mme K N, AA F et M. D N, Mme W P et M. J P, Mme A Z et M. O G, représentés par Me Caijeo, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Bon-Encontre a délivré à M. X N un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle avec garage intégré sur un terrain sis au lieu-dit Bourbon, cadastré section AI n° 159, ainsi que de la décision du 13 décembre 2022 de cette autorité rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bon-Encontre et de M. X N une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme Y et autres soutiennent que :
- ils sont tous propriétaires ou résident d'une maison d'habitation aux abords immédiats du chemin de Bourbon, qui constitue la voie de desserte du projet contesté ;
- la présente action est recevable dès lors qu'ils ont déposé un recours au fond, que le délai fixé par l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme a été respecté, que les formalités de notification prévues par l'article R. 600-1 de ce code ont été accomplies, qu'ils justifient, en qualité de riverain du chemin d'accès et de voisin immédiat du terrain d'assiette, d'un intérêt conforme aux conditions de l'article L. 600-1-2 du même code et qu'ils produisent leurs titres de propriété ainsi que l'impose l'article R. 600-4 dudit code ;
- outre qu'elle doit être présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, la condition d'urgence est remplie dès lors que l'autorisation de construire pourrait recevoir une exécution immédiate, laquelle exécution serait difficilement réversible, et qu'elle aura pour effet de leur causer un préjudice immédiat et d'une gravité suffisante du fait de la méconnaissance des prescriptions d'urbanisme relatives aux accès ;
- le pétitionnaire ne renverse pas la présomption d'urgence posée par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme en faisant valoir que la construction ne sera entreprise qu'après cession du terrain lorsque le permis sera purgé de tout recours ;
- le dossier de demande de permis ne satisfait pas aux exigences des articles R. 431-8 R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que tant le projet architectural que les plans de masse, en l'absence de notice paysagère, ne permettaient d'apprécier ni les conditions d'accès au terrain, ni l'insertion de la construction dans son environnement immédiat, ni son impact visuel réel, d'autant que les angles des photographies jointes ne sont pas reportés sur le plan de situation ou le plan de masse, lequel ne précise pas l'état initial du terrain ;
- en outre, et en violation de l'article R. 431-9, le plan de masse n'indique pas les caractéristiques de la servitude de passage grevant le terrain au niveau de la parcelle cadastrée section AI n° 159 alors que les propriétaires des parcelles cadastrées section AI n° 58, 59, 162, 163 ou 164 n'ont jamais donné leur accord pour la desserte envisagée, le service instructeur ne s'étant pas assuré de l'existence d'une servitude ;
- les plans de coupe sont insuffisants faute de mentionner l'état initial du terrain, alors que le projet prévoit une excavation ;
- les prescriptions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme n'ont pas été respectées faute d'avis d'Enedis et du service des eaux et assainissement après le dépôt de la demande de permis et de précision sur le raccordement électrique ;
- les dispositions d'urbanisme applicables n'ayant pas été cristallisées en l'absence de division en propriété ou en jouissance de la parcelle cadastrée section AI n° 159 avant le dépôt de la demande, le permis a été accordé en violation du règlement de la zone A dans laquelle ledit terrain est inclus depuis la révision du plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du 14 avril 2022, le projet n'entrant dans aucune des exceptions prévues à l'article A-2 du règlement ;
- le projet contrevient à l'article 3 du titre II du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal ainsi qu'aux article R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme compte tenu de la configuration de la voie de desserte, d'une largeur de trois mètres seulement, qui ne comporte ni aire giratoire, ni aucun aménagement permettant aux véhicules des services publics de faire demi-tour ;
- en outre, l'autorisation a été accordée en violation du 1er alinéa de l'article 683 du code civil à défaut de justification d'un droit de passage sur les fonds servants ;
- l'étude géologique jointe au dossier, qui date de 16 ans, est insuffisante pour satisfaite à l'exigence de l'article R. 431-16 f) du code de l'urbanisme dès lors que le chemin de Bourbon est classé en aléa fort et le terrain d'assiette en aléa moyen au plan de prévention des risques de mouvements de terrain ;
- le projet ne respecte pas les prescriptions des articles 2 et 3 du règlement de ce plan applicable en zone d'aléa moyen, le dossier ne comportant aucune information sur la topographie du terrain comme sur les modalités d'implantation de la maison et celles des raccordements aux réseaux des eaux pluviales et usées, outre qu'il n'est pas établi l'existence d'une servitude pour l'aménagement d'une bande d'accès.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 février 2023, la commune de Bon-Encontre, représentée par la SELAS Nouvelle-Aquitaine, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants de la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Bon-Encontre fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir conforme aux exigences de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens de la requête n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité des décisions en litige.
Par mémoire en défense enregistré le 22 février 2023, M. S N et M. X N, représentés par Me Tandonnet, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge solidaire des requérants de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les consorts N font valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors, d'une part, que le permis ne sera pas mis en œuvre par eux-mêmes mais le sera par le ou les futurs acquéreurs, lesquels n'achèteront le terrain d'assiette que lorsque l'autorisation de construire sera purgée de tout recours, d'autre part, que la construction n'induira pas les nuisances invoquées par les requérants ;
- aucun moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité des décisions en litige.
Vu :
- le jugement du 7 novembre 2017 n° 1503376 du tribunal administratif de Bordeaux, ensemble l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 29 août 2019 n° 18BX00069 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bayle, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 23 février 2023 à 14h30, ont été entendus :
- le rapport de M. Bayle, juge des référés ;
- les observations de Me Caijeo, représentant Mme Y et autres, qui a développé les moyens soulevés dans les écritures de ces derniers ;
- les observations de Me Jacquier, représentant la commune de Bon-Encontre, qui a repris les moyens opposés en défense par cette collectivité ;
- les observations de Me Tandonnet, représentant les consorts N, qui a confirmé les moyens opposés en défense par ces derniers.
La parole a été donnée en dernier lieu aux défendeurs et la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme Y et autres demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Bon-Encontre a délivré à M. X N un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle avec garage intégré sur un terrain sis au lieu-dit Bourbon, cadastré section AI n° 159, ainsi que de la décision du 13 décembre 2022 de cette autorité rejetant leur recours gracieux ;
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne la recevabilité de la requête au fond :
3. Si la requête tendant à l'annulation du ou des actes administratifs dont la suspension est demandée est irrecevable, aucun des moyens présentés au soutien d'une requête formée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est susceptible de créer un doute sérieux quant à la légalité du ou des actes administratifs contestés. Lorsqu'elle ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés, l'irrecevabilité de la requête à fin d'annulation doit être relevée, le cas échéant d'office, par le juge des référés, pour constater que la requête aux fins de suspension ne peut qu'être rejetée.
4. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous les éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat, justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
6. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet en cause est situé à proximité immédiate de la maison d'habitation appartenant à M. et Mme K N, située sur la parcelle cadastrée section AI n° 58, et est proche de quelques dizaines de mètres de l'habitation de Mme W P et de M. J P, implantée sur la parcelle cadastrée section AI n° 121. Au regard des éléments au dossier, la construction envisagée va créer des vues directes sur les propriétés M. et Mme N comme sur celle de M. et Mme P et va, par suite, affecter les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance des biens immeubles de ces derniers, qui justifient ainsi d'un intérêt à contester le permis de construire en litige. Dès lors qu'au moins deux des requérants sont recevables à agir contre cette autorisation, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Bon-Encontre ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne la condition d'urgence :
7. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ".
8. Si M. X N et M. S N font valoir que le permis de construire a vocation à être exécuté, non par ce dernier, pétitionnaire, mais par le ou les acquéreurs du terrain après que l'autorisation de construire aura été purgée de tout recours, ils n'invoquent pas ainsi un obstacle sérieux à la réalisation des travaux dans de brefs délais, ayant la libre disposition du bien. Le motif opposé n'est donc nullement de nature à renverser la présomption d'urgence prévue par les dispositions précitées de l'article L. 600-3 du code de justice administrative.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées :
9. Aux termes de l'article L. 442-1 du code de justice administrative : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ". Aux termes de l'article L. 442-14 de ce code : " Lorsque le lotissement a fait l'objet d'une déclaration préalable, le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la date de non-opposition à la déclaration préalable, et ce pendant cinq ans à compter de cette même date ". En l'absence de tout transfert de propriété ou de jouissance du lot dont aurait résulté la division d'une parcelle, le bénéficiaire d'une décision de non-opposition à déclaration préalable ne peut se prévaloir, à l'occasion d'une demande de permis de construire, des droits attachés, en vertu de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, au lotissement autorisé, dont le projet de construction ne pouvait relever.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. S N et M. X N ont déposé auprès de la mairie de Bon-Encontre le 20 janvier 2015 une déclaration préalable, complétée le 2 mars 2015, en vue d'une division par le détachement d'un lot à bâtir, sur " un terrain sis à : Bourbon / cadastré : AI59, AI158, AI159, AI160 ". La décision du 24 mars 2015 par laquelle le maire de la commune de Bon-Encontre s'est opposé à cette déclaration préalable a été annulée par le jugement du 7 novembre 2017 n° 1503376 du tribunal administratif de Bordeaux, confirmé par l'arrêt du 29 août 2019 n° 18BX00069 de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Si le conseil des intéressés a précisé au cours des débat de l'audience qu'à la suite de l'arrêt de la cour, M. S N et M. X N ont confirmé leur déclaration préalable et si, selon le permis en litige, cette déclaration a fait l'objet d'une décision de non-opposition tacite le 2 octobre 2019, il ne ressort pas des documents au dossier que la parcelle cadastrée section AI n° 159, d'une superficie de 1 502 m², qui constitue le terrain d'assiette du projet, soit issue d'une division en propriété ou en jouissance des parcelles AI n° 59, AI n° 58, AI n° 159 et AI n° 160, division ferait obstacle à l'application des dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la décision précitée. Dès lors, en l'état de l'instruction, le moyen invoqué par les requérants et tiré de la violation du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme intercommunal applicable à la date de délivrance du permis de construire en litige est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de cette autorisation comme de la décision du maire de Bon-Encontre rejetant leur recours gracieux. En revanche, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est, en l'état, de nature à fonder la suspension du permis attaqué.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme Y et autres sont fondés à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Bon-Encontre a accordé à M. X N un permis de construire.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge solidaire des requérants, qui ne sont pas parties perdantes dans la présente instance, les sommes dont la commune de Bon-Encontre et les consorts N demandent le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce fondement par Mme Y et autres.
ORDONNE :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Bon-Encontre a accordé à M. X N un permis de construire et de la décision de cette autorité du 13 décembre 2022 est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond.
Article 2 : Les conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme T Y, désignée représentant unique, à la commune de Bon-Encontre, à M. S N et à M. X N.
Fait à Bordeaux, le 1er mars 2023.
Le juge des référés,
J-M. BAYLE La greffière,
C. GIOFFRE
La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026