jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300648 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET CAZCARRA ET JEANNEAU AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 21 décembre 2022, Mme B A demande au tribunal d'assurer l'exécution du jugement n° 2001918 du 31 mars 2022 et de mettre à la charge de la commune de Sainte-Hélène la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la commune de Sainte-Hélène n'a pris aucune mesure d'exécution du jugement.
Par une ordonnance en date du 9 février 2023, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire, enregistré le 16 mars 2023, la commune de Sainte-Hélène, représentée par HMS Atlantique avocats, conclut au rejet de la demande.
Elle fait valoir que par arrêté du 6 février 2023, Mme A a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période du 23 octobre 2018 au 30 juin 2020 inclus.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations de Me Safar, pour la commune de Sainte Helene.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 2001918 du 31 mars 2022, le tribunal, à la demande de Mme A, a annulé l'arrêté du maire de la commune de Sainte-Hélène du 20 décembre 2019 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie et a enjoint à la commune de la placer en congé de maladie imputable au service à compter du 23 octobre 2018 et jusqu'à son placement en disponibilité pour convenance personnelle le 1er juillet 2020, ainsi que de lui restituer les sommes déjà versées au titre de l'indu de rémunération constaté par le titre de recettes du 2 mars 2020, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
3. Par arrêté du 6 février 2023, Mme A a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période du 23 octobre 2018 au 30 juin 2020 inclus. L'article 2 de cet arrêté dispose que la régularisation des salaires sera effectuée sur le mois de février 2023, et la commune produit le bulletin de paie de ce mois de février 2023. En revanche, la commune n'a pas pris en charge l'ensemble des frais médicaux liés à la pathologie de l'intéressée, d'un montant total de 1 300 euros. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre de la commune de Sainte-Hélène, à défaut pour elle de justifier du paiement de cette somme de 1 300 euros dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, une astreinte de 50 euros par jour jusqu'à la date à laquelle le jugement précité aura reçu exécution.
4. La commune de Sainte-Hélène versera à Mme A la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est enjoint à la commune de Sainte-Hélène de verser à Mme A la somme de 1 300 euros au titre des frais médicaux liés à sa pathologie, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 2 : Une astreinte est prononcée à l'encontre de la commune de Sainte-Hélène, si elle ne justifie pas avoir, dans le mois suivant la notification de la présente décision, exécuté le jugement du tribunal du 31 mars 2022, et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour, à compter de l'expiration du délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Sainte-Hélène communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter la décision du 31 mars 2022.
Article 4 : La commune de Sainte-Hélène versera à Mme A la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Sainte-Hélène.
Délibéré après l'audience du13 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023
La présidente-rapporteure,
F. C
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
A. LAHITTE
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026