mercredi 22 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300754 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ZOUNGRANA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2023 au greffe du tribunal administratif de Limoges, M. B A, représenté par Me Zoungrana, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Corrèze en date du 24 novembre 2022 portant à son encontre refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et décision fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de lui délivrer un certificat de résidence ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 € à verser à Me Zoungrana, avocat de M. A, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le 14 février 2023, le tribunal administratif de Limoges a été informé du placement de M. A au centre de rétention administrative de Bordeaux, par un arrêté du préfet de la Corrèze du 11 février 2023.
Par une ordonnance n° 2300211 du 15 février 2023, le président du tribunal administratif de Limoges a transmis le dossier de la requête de M. A au tribunal administratif de Bordeaux et a renvoyé en formation collégiale les conclusions de la requête tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corrèze en date du 24 novembre 2022 en tant qu'il porte refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête.
Le 17 février 2023, le tribunal administratif de Bordeaux a été informé de l'ordonnance du 17 février 2023 par laquelle la cour d'appel de Bordeaux a infirmé l'ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bordeaux en date du 14 février 2023 et a ordonné le remise en liberté immédiate de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Naud, premier conseiller, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / () / 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente / () ".
2. Aux termes de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. / () ".
3. M. A a été placé au centre de rétention administrative de Bordeaux par un arrêté du préfet de la Corrèze du 11 février 2023 alors qu'il avait introduit le 10 février 2023 devant le tribunal administratif de Limoges une requête tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corrèze en date du 24 novembre 2022 portant à son encontre refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et décision fixant le pays de destination, ce qui a justifié la transmission au tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du président du tribunal administratif de Limoges du 15 février 2023, du dossier de sa requête pour ce qui est des conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.
4. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une remise en liberté immédiate, en vertu d'une ordonnance de la cour d'appel de Bordeaux du 17 février 2023, avant la tenue de l'audience fixée le jour même au tribunal administratif de Bordeaux. Dans ces conditions, le magistrat de ce tribunal désigné en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative n'est plus compétent pour se prononcer sur les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de la Corrèze en date du 24 novembre 2022 en tant qu'il porte à son encontre obligation de quitter le territoire français et décision fixant le pays de destination.
5. Le requérant, qui a été remis en liberté, ayant son lieu de résidence à Brive-la-Gaillarde dans le département de la Corrèze, il y a lieu de renvoyer le dossier de sa requête au tribunal administratif de Limoges, qui est redevenu compétent pour statuer sur l'ensemble des conclusions de cette requête, en application des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A est transmis au tribunal administratif de Limoges.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Limoges, à M. B A et au préfet de la Corrèze. Copie en sera adressée au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 22 février 2023,
Le magistrat désigné,
G. NAUD
La République mande et ordonne au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026