mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2300978 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 27 février 2023 sous le n° 2300978, M. E, représenté par Me Haas, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2023 par lequel la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile est toujours en cours d'examen ; il bénéficie en conséquence toujours d'un droit au séjour ; la préfète de la Gironde n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il réside en France depuis 2017 avec son épouse et ses enfants, qu'ils ont subi des menaces en Ukraine, que la situation de guerre actuelle en Ukraine constitue une considération humanitaire ou des motifs exceptionnels de nature à permettre son admission au séjour, qu'il ne dispose plus d'aucune attache dans son pays d'origine et qu'il justifie d'une bonne intégration au sein de la société française ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour ces mêmes motifs ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la préfète n'a pas examiné sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié ", alors qu'il bénéficie de la possibilité d'être employé dans le secteur des métiers du bâtiment, qu'il possède une solide expérience professionnelle en la matière et qu'il est bénévole pour l'association Emmaüs Gironde depuis 2019 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative auxdroits de l'enfant ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision de refus de séjour entraîne par voie de conséquence la privation de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile est toujours en cours d'examen ; il bénéficie en conséquence toujours d'un droit au séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
La requête a été communiquée à la préfète de la Gironde, qui n'a pas produit d'observation en défense.
Par ordonnance du 3 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 3 avril 2023.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2023.
II. Par une requête enregistrée le 27 février 2023 sous le n°2300979, Mme A B épouse D, représentée par Me Haas, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2023 par lequel la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile est toujours en cours d'examen ; elle bénéficie en conséquence toujours d'un droit au séjour ; la préfète de la Gironde n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle ;
- cette décision méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle réside en France depuis 2017 avec son époux et ses enfants, qu'ils ont subi des menaces en Ukraine, que la situation de guerre actuelle en Ukraine constitue une considération humanitaire ou des motifs exceptionnels de nature à permettre son admission au séjour, qu'elle ne dispose plus d'aucune attache dans son pays d'origine et qu'elle justifie d'une bonne intégration au sein de la société française ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour ces mêmes motifs ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision de refus de séjour entraine par voie de conséquence la privation de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile est toujours en cours d'examen ; elle bénéficie en conséquence toujours d'un droit au séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative auxdroits de l'enfant.
La requête a été communiquée à la préfète de la Gironde, qui n'a pas produit d'observation en défense.
Par ordonnance du 3 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 3 avril 2023.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, rapporteure,
- et les observations de Me Haas, représentant M. et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, ressortissant ukrainien né le 27 juillet 1976 et Mme A B épouse D, ressortissante arménienne née le 25 décembre 1980, déclarent être entrés en France au mois d'août 2017. Ils ont sollicité le bénéfice de l'asile, demande qui a été rejetée par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 28 février 2018, et de la cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 29 avril 2019. Par un arrêté du 20 mai 2019, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 13 septembre 2019 et par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 29 juillet 2020, la préfète de la Gironde a refusé de leur délivrer des titres de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le 2 août 2021, M. et Mme D ont néanmoins formulé des nouvelles demandes de titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ont été rejetées par deux décisions implicites de la préfète de la Gironde nées le 2 décembre 2021, annulées par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 20 décembre 2012. En parallèle, ils ont sollicité le bénéfice de l'asile le 21 mars 2022. Par deux arrêtés du 5 janvier 2023, dont M. et Mme D demandent chacun en ce qui les concerne l'annulation, la préfète de la Gironde leur a opposé un refus de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur la jonction :
2. Les requêtes 2300978 et 2300979 concernent un couple marié et présentent à juger des questions semblables. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 () ". Aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / () 2° Le demandeur a présenté une demande de réexamen qui n'est pas irrecevable ; () ".
4. Il ressort des pièces des dossiers que M. et Mme D ont sollicité, à la suite de leur arrivée en France en 2017, le bénéfice de l'asile pour l'ensemble de leur famille, laquelle a été rejetée par l'OFPRA puis par la CNDA. Toutefois, se prévalant de la situation de guerre actuelle en Ukraine, les requérants ont formé des nouvelles demandes d'asile, et des attestations de réexamen de demande d'asile en procédure accélérée leur ont été délivrées par la préfecture de Gironde le 21 mars 2022, lesquelles furent renouvelées le 13 septembre 2022 pour expirer en dernier lieu le 12 mars 2023. Alors qu'en vertu des dispositions précitées, le droit au maintien sur le territoire français des requérants perdure jusqu'à la date de lecture des décisions de l'OFPRA examinant leur demande d'asile en procédure accélérée, il ne ressort pas des pièces des dossiers que l'Office aurait, à la date des arrêtés attaqués du 5 janvier 2023, pris des décisions de rejet de leur demande d'asile. Ainsi, à cette date, les intéressés bénéficiaient toujours du droit de se maintenir sur le territoire français en application des dispositions précitées des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, en estimant que M. et Mme D " se maint[enaient] en France en infraction à une obligation de quitter le territoire du 20 mai 2019, () preuve d'un manquement manifeste de déférence à la loi française ", la préfète de la Gironde a entaché les arrêtés contestés d'un défaut d'examen sérieux de la situation des intéressés.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens des requêtes, que les décisions portant refus de titre de séjour sont illégales et doivent être annulées. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination, qui ont été prises sur leur fondement, doivent également être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
6. Eu égard au motif pouvant seul justifier l'annulation des arrêtés attaqués, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Gironde de réexaminer la situation de M. et Mme D dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de leur délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux instances :
7. M. et Mme D ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, leur avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil, Me Haas, de la somme globale de 1 600 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés de la préfète de la Gironde du 5 janvier 2023 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer les situations de M. et Mme D dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de les mettre, sous huit jours, en possession d'une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler.
Article 3 : L'Etat versera à Me Haas, avocate de M. et Mme D, la somme globale de 1 600 euros en application des dispositions des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme A D, à Me Haas et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, première conseillère faisant fonction de présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Ballanger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La première assesseure,
C. DE GÉLASLa première conseillère faisant fonction de présidente,
B. MOLINA-ANDRÉOLa première assesseure,
C. DE GÉLASLa première conseillère faisant fonction de présidente,
B. MOLINA-ANDRÉO La première assesseure,
C. DE GÉLASLa première conseillère faisant fonction de présidente,
B. MOLINA-ANDRÉO
La greffière,
A. JAMEAU
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2, 2300979
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026