mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301322 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | DAVID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mars 2023, M. B D, représenté par Me David, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 14 février 2023 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a prolongé son maintien à l'isolement au sein du centre de détention de Neuvic-sur-l'Isle ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 3 600 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée et accessible aux détenus ;
- elle n'est pas suffisamment motivée, notamment au regard des dispositions de l'article R. 213-25 du code pénitentiaire ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que le dossier de procédure n'a pas été transmis à la direction interrégionale des services pénitentiaires, que l'existence du rapport motivé du directeur interrégional n'est pas établie, ni l'avis du juge d'application des peines et celui du médecin et qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 213-18 du code pénitentiaire et de la circulaire du 14 avril 2011 (NOR JUSK1140023C) ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne pouvait être fait état de son refus de recevoir des soins sauf à porter atteinte à son droit au respect de sa vie privée et du secret médical ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation eu égard à la durée du maintien à l'isolement ainsi décidé et à son état de vulnérabilité ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. B D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code pénitentiaire ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- l'arrêté du 30 décembre 2019 relatif à l'organisation du secrétariat général et des directions du ministère de la justice ;
- l'arrêté du 8 novembre 2022 portant délégation de signature ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Gélas,
- et les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a été écroué le 24 novembre 2007, placé à l'isolement à compter du 1er avril 2020 et est incarcéré au centre de détention de Neuvic-sur-Isle depuis le 19 mai 2022. Par une décision du 14 février 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, a prolongé son placement à l'isolement pour la période du 19 février 2023 au 19 mai 2023. M. D demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de l'aide juridictionnelle :
2. M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 août 2023. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire : " Toute personne détenue majeure peut être placée par l'autorité administrative, pour une durée maximale de trois mois, à l'isolement par mesure de protection ou de sécurité soit à sa demande, soit d'office. Cette mesure ne peut être renouvelée pour la même durée qu'après un débat contradictoire, au cours duquel la personne intéressée, qui peut être assistée de son avocat, présente ses observations orales ou écrites. / L'isolement ne peut être prolongé au-delà d'un an qu'après avis de l'autorité judiciaire. (). ". Aux termes de l'article R. 213-18 du même code : " La mise à l'isolement d'une personne détenue, par mesure de protection ou de sécurité, qu'elle soit prise d'office ou sur demande de la personne détenue, ne constitue pas une mesure disciplinaire. () ".
4. Aux termes de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initiale ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration, du déroulement de la procédure et du délai dont elle dispose pour préparer ses observations. Le délai dont elle dispose ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat, si elle en fait la demande. Le chef de l'établissement pénitentiaire peut décider de ne pas communiquer à la personne détenue, ni à son avocat, les informations ou documents en sa possession qui contiennent des éléments pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes ou de l'établissements. / () Les observations de la personne détenue et, le cas échéant, celles de son avocat sont jointes au dossier de la procédure. Si la personne détenue présente des observations orales, elles font l'objet d'un compte rendu écrit signé par elle. / Le chef de l'établissement, après avoir recueilli préalablement à sa proposition de prolongation l'avis écrit du médecin intervenant à l'établissement, transmet le dossier de la procédure accompagné de ses observations au directeur interrégional des services pénitentiaires lorsque la décision relève de la compétence de celui-ci ou du garde des sceaux, ministre de la justice. /La décision est motivée. Elle est notifiée sans délai à la personne détenue par le chef de l'établissement. ". Aux termes de l'article R. 213-25 du même code : " Lorsqu'une personne détenue est à l'isolement depuis un an à compter de la décision initiale, le garde des sceaux, ministre de la justice, peut prolonger l'isolement pour une durée maximale de trois mois renouvelable. / La décision est prise sur rapport motivé du directeur interrégional des services pénitentiaires saisi par le chef de l'établissement pénitentiaire selon les modalités prévues par les dispositions de l'article R. 213-21. / L'isolement ne peut être prolongé au-delà de deux ans sauf, à titre exceptionnel, si le placement à l'isolement constitue l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. / Dans ce cas, la décision de prolongation doit être spécialement motivée. ". Et aux termes de l'article R. 213-30 : " Tant pour la décision initiale que pour les décisions ultérieures de prolongation, il est tenu compte de la personnalité de la personne détenue, de sa dangerosité ou de sa vulnérabilité particulière, et de son état de santé. / L'avis écrit du médecin intervenant dans l'établissement pénitentiaire est recueilli préalablement à toute proposition de renouvellement de la mesure au-delà de six mois et versé au dossier de la procédure. ".
5. En premier lieu, il résulte des dispositions précitées de l'article R. 213-25 du code pénitentiaire que toute décision de prolongation de placement à l'isolement au-delà d'un an à compter de la décision initiale relève de la compétence du garde des sceaux, ministre de la justice. En vertu de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement, les directeurs d'administration centrale peuvent signer, au nom du ministre et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité. En vertu de l'arrêté du 8 novembre 2022 portant délégation de signature, régulièrement publié au journal officiel de la République française le 17 novembre suivant, le directeur de l'administration pénitentiaire a donné délégation à Mme C A, chef du pôle isolement de la sous-direction de la sécurité pénitentiaire, à l'effet de signer, au nom du garde des sceaux, ministre de la justice, tous actes, arrêtés et décisions, dans la limite de ses attributions et à l'exclusion des décrets. Cette délégation couvrait ainsi notamment les décisions de renouvellement de placement à l'isolement. Eu égard à l'objet d'une délégation de signature qui, quoique constituant un acte réglementaire, n'a pas la même portée à l'égard des tiers qu'un acte modifiant le droit destiné à leur être appliqué, sa publication au Journal officiel de la République française, qui permet de lui donner date certaine, a constitué une mesure de publicité suffisante pour la rendre opposable aux tiers, notamment à l'égard des détenus de l'établissement pénitentiaire où est incarcéré M. D. Ce dernier n'est dès lors pas fondé à soutenir que la décision en litige prolongeant sa mise à l'isolement aurait été prise par une autorité incompétente en l'absence d'affichage au sein de l'établissement pénitentiaire de la délégation de signature accordée par le directeur de l'administration pénitentiaire au chef du pôle isolement de la sous-direction de la sécurité pénitentiaire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui prolonge la mesure d'isolement prise à l'encontre de M. D, vise les articles du code pénitentiaire dont elle fait application, en particulier les articles L. 213-8, et R. 213-18 à R. 213-26 de ce code. Elle énonce également de manière suffisamment détaillée les faits qui ont conduit à l'incarcération de l'intéressé, décrit son profil pénal, puis son parcours carcéral, en particulier les incidents disciplinaires, survenus depuis 2020, dans les différents établissements pénitentiaires au sein desquels il a été transféré. Enfin, elle précise le contenu des rapports analysant le comportement de l'intéressé tandis que le rapport médical est visé, l'ensemble des éléments précités menant à la conclusion selon laquelle, " par mesure de précaution, au regard de son comportement agressif et menaçant à l'égard des personnels et des autres personnes détenues et de son refus de prendre son traitement médical, () le maintien à l'isolement de M. D s'avère strictement nécessaire et constitue l'unique moyen de prévenir tout incident en détention et de garantir le bon ordre au sein de l'établissement ". La décision litigieuse comporte ainsi un énoncé complet et circonstancié des considérations de droit et de fait sur lesquelles s'est fondé le ministre pour considérer que le maintien à l'isolement du requérant constituait l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. Elle satisfait donc à l'obligation de motivation spéciale prévue à l'article R. 213-25 du code pénitentiaire.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision litigieuse a été prise à la suite d'une proposition de prolongation d'un isolement émise par le chef de l'établissement pénitentiaire de Neuvic-sur-Isle le 9 janvier 2023. Il ressort également des pièces du dossier que M. D a été avisé le 10 janvier 2023 de cette proposition, a été invité à consulter les éléments de la procédure, à solliciter son conseil et à présenter ses observations. La proposition du chef de l'établissement, à laquelle était jointe les avis du juge d'application des peines du 9 janvier 2023 et du médecin intervenant dans l'établissement du 10 janvier 2023, a été transmise à la direction interrégionale des services pénitentiaire de Bordeaux. La directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux, faisant état de ces propositions et avis, a rendu son rapport le 20 janvier 2023. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure prévue aux articles R. 213-21 et suivants du code pénitentiaire cités au point 3 manque en fait et doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il résulte des dispositions citées aux points 3 et 4 que le placement à l'isolement d'un détenu, qui ne constitue pas une mesure disciplinaire, doit être justifié par la nécessité de prévenir les atteintes à la sécurité publique. Lorsqu'elle décide de prolonger une telle mesure au-delà d'un an, l'administration doit, d'une part, tenir compte de la personnalité de celui-ci, de sa dangerosité et de son état de santé et, d'autre part, se fonder sur des éléments circonstanciés de nature à établir que, à la date de sa décision, le maintien de l'intéressé en détention ordinaire est susceptible de créer un risque pour la sécurité des personnes ou pour l'ordre interne à l'établissement pénitentiaire. Au regard de l'importance des conséquences qu'une telle mesure peut revêtir pour la personne incarcérée, le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur cette décision.
9. En l'espèce, M. D, écroué depuis le 24 novembre 2007, présente un profil pénal dangereux dès lors qu'il a été condamné, notamment, pour des faits de vol avec violence, d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, menaces de mort, d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, viol et extorsion avec violence. Il ressort des pièces du dossier que, depuis 2009, il est régulièrement attrait devant la commission de discipline en détention, notamment pour des faits d'insultes et d'agressions sur son codétenu ou sur le personnel pénitentiaire. Le dernier incident disciplinaire qui lui est reproché, qui porte sur des faits d'insultes et de menaces, date du 23 décembre 2022 et a donné lieu à une sanction prononcée le 18 janvier 2023. En outre, les rapports analysant son comportement, en particulier celui rédigé par le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Neuvic-sur-Isle, témoignent de son refus de travailler et de bénéficier de soins, de son rapport à la violence, ainsi que d'un comportement instable et agressif et des insultes régulièrement proférées à l'endroit du personnel pénitentiaire. Enfin, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'état de santé de l'intéressé serait incompatible avec un maintien à l'isolement. Dans ces conditions, le garde des sceaux, ministre de la justice, n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 213-8 et R. 213-25 du code pénitentiaire en estimant que le maintien à l'isolement de M. D constituait l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes et de l'établissement. Par suite, le moyen soulevé à ce titre doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. Si M. D soutient que son placement à l'isolement, de par son caractère systématique, accélère la dégradation de son état psychique et somatique, il n'apporte aucun élément circonstancié de nature à établir que son état de santé était, à la date de la décision contestée, incompatible avec une mesure de prolongation, alors en outre que le médecin de l'établissement a noté qu'il refuse tout examen médical. Par suite, la décision en litige ne saurait être regardée comme exposant, à la date à laquelle elle a été prise, M. D à un traitement inhumain et dégradant. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut, dès lors, qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions formulées aux titres des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. B D, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. B D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
M. Vaquero, premier conseiller,
Mme de Gélas, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
La rapporteure,
C. DE GÉLAS La présidente,
A. CHAUVIN
La greffière,
C. LALITTE
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026