mercredi 21 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301835 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LASSORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 avril 2023, M. B A, représenté par Me Lassort, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour " salarié " ou " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui remettre en tout état de cause, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 200 euros en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente, dès lors qu'il n'est pas établi que son signataire disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée.
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu, tel que prévu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la procédure de vérification d'authenticité de ses documents d'état civil est entachée d'irrégularité ; la préfète de la Gironde ne pouvait pas considérer que ces documents étaient frauduleux sans saisir au préalable les autorités maliennes ; il s'est vu délivrer une carte d'identité consulaire du Mali ; le rapport établissant le caractère frauduleux des documents présentés ne lui a pas été transmis ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- la préfète de la Gironde a commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 47 du code civil ;
- elle a méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision de refus de séjour entraîne par voie de conséquence la privation de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un vice de procédure quant à la vérification documentaire des documents qu'il fournit pour établir son état civil ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence la privation de base légale de la décision fixant le pays de destination.
Par un mémoire en défense et une pièce complémentaire enregistrés les 12 et 26 mai 2023, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 mai 2023.
Par une décision du 28 mars 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, rapporteure,
- les conclusions de Mme champenois, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lassort, représentant M. A présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant de nationalité malienne se disant né le 3 novembre 2003, déclare être entré irrégulièrement en France en novembre 2019. Le 22 septembre 2021, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 16 novembre 2022, dont M. A demande l'annulation, la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes, d'une part, de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. () ".
3. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". En outre, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ". Cet article pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il résulte également de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
4. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A, la préfète de la Gironde s'est fondée sur le caractère frauduleux des documents d'état civil présentés à l'appui de la demande et sur la circonstance que la condition relative à l'âge posée par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne pouvait en conséquence être regardée comme remplie.
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A a fourni, à l'appui de sa demande de titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 9 janvier 2020 sous le n° 385/20 par la cour d'appel de Bamako, un acte de naissance malien n° 159 du 21 janvier 2020, un extrait d'acte de naissance malien comportant le même numéro 159 en date du 23 janvier 2020, ainsi qu'une carte d'identité consulaire malienne. Pour contester l'authenticité de ces documents, la préfète de la Gironde s'est fondée sur l'avis défavorable rendu par les analystes en fraude documentaire de la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) de C du 9 décembre 2021. Aux termes de leur rapport, produit en défense, les services de la DZPAF concluent que l'acte de naissance comporte plusieurs anomalies, telles que l'absence de numéro permettant l'archivage des données, l'absence d'identification de l'imprimeur, l'absence de tampon du magistrat du siège sur les volets de l'acte et la présence d'une faute de frappe par l'indication d'" offier ", à la place " d'officier " de l'état civil. Toutefois, la DZPAF n'a pas sérieusement remis en cause l'authenticité du jugement supplétif, de l'extrait d'acte de naissance et de la carte consulaire produits par le requérant, dont le formalisme est jugé correct. De plus, par une ordonnance du 18 mars 2020, le juge des enfants du tribunal pour enfants de C a, sur la base de ces mêmes jugement supplétif, acte de naissance et extrait d'acte de naissance, constaté l'état de minorité de M. A et confié l'intéressé, en tant que mineur isolé, au département de la Gironde aux fins de prise en charge matérielle et éducative. Dès lors, les seules anomalies relevées par la préfète de la Gironde sur l'acte de naissance du 9 janvier 2020 ne suffisent pas à renverser la présomption de validité des autres documents d'état civil. En conséquence, la préfète de la Gironde ne pouvait légalement rejeter la demande de titre de séjour de M. A présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il ne justifiait pas de son état civil et par conséquent de son âge.
6. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est né le 3 novembre 2003, a été confié entre 16 et 18 ans à l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur non accompagné, après qu'une ordonnance de placement provisoire du 18 mars 2020 et un jugement du juge des enfants du 24 août 2020 l'ont confié au département de la Gironde et il a alors été accueilli par la mission du Diaconat de C. Sur la période du 3 novembre 2022 au 2 mai 2023, il continue à être pris en charge par le département de la Gironde en qualité de jeune majeur. Depuis le début de cette prise en charge, il justifie avoir suivi une formation professionnelle à compter de septembre 2020 au CFA du lycée Gustave Eiffel, et avoir obtenu le 13 octobre 2022 un CAP d'électricien avec de très bons résultats et appréciations de ses professeurs. Il justifie également de la signature depuis septembre 2020 d'un contrat d'apprentissage, qui a été renouvelé pour la période du 5 septembre 2022 au 6 septembre 2024 dans le cadre de la poursuite de ses études en vue de l'obtention d'un bac pro " Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés ". La structure d'accueil l'ayant pris en charge a attesté, dans une note rédigée le 18 septembre 2021, que M. A est " un jeune qui a bien compris les enjeux de sa prise en charge et de son intégration dans la société française ", qui " mesure l'importance de la formation pour réussir son insertion professionnelle et se donne les moyens d'y arriver ", qui est " très motivé et désireux de réussir sa vie en France ". Cette même structure d'accueil a attesté, dans une note rédigée le 2 octobre 2022, qu'après avoir pris contact avec l'employeur de M. A en janvier 2022, celui-ci a indiqué que même s'il manque parfois de vocabulaire technique, son apprenti se montre ponctuel, réalise le travail demandé et a de bons résultats scolaires, de sorte que " de manière globale tout se passe bien ". Il ressort des pièces du dossier que M. A perçoit, dans le cadre de l'exécution de son contrat d'apprentissage, un salaire mensuel, qui lui permet de vivre en colocation et de s'acquitter de sa part de loyer. Par ailleurs, si M. A n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident toujours ses parents et ses deux sœurs, il ressort des pièces du dossier, au vu de sa bonne intégration, que le centre de ses intérêts privés se situe désormais en France. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le requérant est fondé à soutenir que la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision contenue dans l'arrêté du 16 novembre 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que, par voie de conséquence, des décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
8. Eu égard au motif d'annulation retenu, et sous réserve d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait, l'exécution du présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de délivrer à M. A un titre de séjour adapté à sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement et de lui délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
9. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, Me Lassort, de la somme de 1 200 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 16 novembre 2022 de la préfète de la Gironde est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Gironde de délivrer à M. A un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'Etat versera à Me Lassort, avocat de M. A, la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Lassort et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, première conseillère faisant fonction de présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Ballanger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2023.
La première assesseure,
C. DE GÉLAS
La première conseillère faisant fonction de présidente,
B. MOLINA-ANDRÉO
La greffière,
C.LALITTE
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026