vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2301956 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 avril 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant à la juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de prendre toute mesure utile pour faire cesser l'atteinte portée à ses droits fondamentaux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Mareuil en Périgord de mettre en œuvre ses pouvoirs de police pour remédier au péril qui menace sa maison d'habitation et aux risques sanitaires dus à l'absence d'entretien d'une maison et d'un terrain jouxtant sa propriété.
Elle fait valoir que la maison mitoyenne à la sienne est inhabitée depuis de nombreuses années et que le propriétaire n'entretient ni l'immeuble ni le terrain ; la maison voisine menace de s'effondrer ce qui risque d'entrainer la sienne dans sa chute ; en outre l'absence de débroussaillage du terrain conduit à la présence de serpents qui approche de son domicile.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 3 mai 2023, la commune nouvelle de Mareuil en Périgord et la commune déléguée de Vieux Mareuil, représentées par Me Simon concluent au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 800 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles font valoir que la requête est irrecevable pour ne contenir aucun moyen ni conclusions ; qu'elle est mal dirigée et qu'aucune urgence n'est démontrée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En outre, le juge des référés ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
2. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques () ".
3. S'il appartient au maire qui constate une atteinte à la sécurité ou à la salubrité publiques, de mettre en œuvre ses pouvoirs de police, il ne résulte pas de l'instruction que de tels dangers immédiats soient en l'espèce caractérisés. En effet, Mme A se borne à faire valoir qu'un mur de la maison mitoyenne à la sienne menace de s'effondrer, que le terrain jouxtant son habitation n'est pas entretenu et crée des risques sanitaires. Toutefois elle ne produit à l'appui de sa demande en référé, que des photos qui ne démontrent pas de risque d'effondrement ainsi que des courriers adressés à la commune qui ne permettent pas de démontrer les désordres invoqués. En conséquence, en l'état de l'instruction, il n'y a pas lieu d'enjoindre au maire de mettre en œuvre ses pouvoirs de police en urgence. Il appartient à Mme A si elle s'y croit fondée, de mettre en demeure le maire de mettre en œuvre ses pouvoirs de police et de contester l'éventuel refus qui lui serait opposé. En l'état de l'instruction, sa demande fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative doit être rejetée.
Sur les frais de l'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des communes tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative des communes nouvelle de Mareuil en Périgord et déléguée de Vieux Mareuil, sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la commune de Vieux Mareuil, et à la commune de Mareuil en Périgord.
Fait à Bordeaux, le 5 mai 2023.
La juge des référés,
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026