jeudi 6 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2302333 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JU-6 semaines |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 mai 2023, Mme C B, représentée par Me Haas, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète des Landes de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une décision du 20 juin 2023, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Aurélie Chauvin pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Haas, qui reprend et précise les termes de ses écritures et développe notamment le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté,
- la préfète des Landes n'étant ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante de nationalité burundaise, née le 8 juillet 1987, est entrée en France le 31 décembre 2019 avec sa fille, née le 2 juin 2010 au Burundi. Le 10 janvier 2020, Mme B a déposé une demande d'asile. Par une décision du 16 mars 2021, l'office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 8 février 2023. Par un arrêté du 17 avril 2023, dont Mme B demande l'annulation, la préfète des Landes a pris à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juin 2023. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la préfète des Landes, par un arrêté du 2 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, a donné délégation à M. Daniel Fermon, secrétaire général de la préfecture des Landes, signataire de la décision en litige, à l'effet de signer, tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans ce département, à l'exclusion de certains actes au nombre desquels ne figurent pas la décision contestée.. Contrairement à ce que soutient la requérante, d'une part, cette délégation est suffisamment précise, d'autre part, il s'évince clairement de cet arrêté que la délégation porte bien, notamment, sur les obligations de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 17 avril 2023 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de Mme B, mentionne tant les motifs de droit, que les éléments de fait caractérisant ses conditions de séjour ainsi que sa situation personnelle et familiale, sur lesquels la préfète des Landes s'est fondée. En particulier, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application. Il précise les conditions irrégulières de l'entrée en France de Mme B, d'enregistrement et d'examen de sa demande d'asile qui a été rejetée par l'OFPRA et la CNDA, et que par conséquent, elle ne bénéficie plus du droit de se maintenir en France. Il indique ensuite que Mme B se déclare mariée mais sans préciser ni l'identité, ni la nationalité, ni le lieu de résidence de son conjoint et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Enfin, il relève que Mme B a un enfant mineur née le 2 juin 2010, de nationalité burundaise qui a vocation à suivre sa mère dans son pays d'origine. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'une insuffisance de motivation.
5. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de cette motivation, que la préfète des Landes a procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de Mme B.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article R. 531-19 du même code : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. ".
7. Il ressort des pièces du dossier et notamment du relevé Telemofpra produit par la préfète des Landes, et qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que la décision de l'OFPRA du 16 mars 2021 rejetant la demande d'asile présentée par Mme B a été notifiée à l'intéressée le 20 mai 2021. La préfète justifie également que son recours formé le 28 juillet 2021 auprès de la CNDA, a été rejeté par une décision en date du 8 février 2023 date de lecture en audience publique, et que cette décision lui a été notifiée le 15 février suivant. Ainsi, Mme B, qui n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause ces mentions, ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français à la date d'édiction, le 17 avril 2023, de l'arrêté contesté. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut par suite qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
9. Si Mme B soutient que son état de santé ferait obstacle à une mesure d'éloignement, elle se borne à produire un certificat médical établi le 27 avril 2023, qui fait simplement état de ce qu'elle " présente un diabète de type 2 qui nécessite une prise en charge spécialisée et une thérapeutique spécifique ", sans préciser en quoi consiste cette prise en charge, ni apporter aucun élément sur les conséquences d'un défaut de traitement, ni même sa disponibilité au Burundi. La requérante, entrée sur le territoire français en décembre 2019, n'établit pas, en outre, avoir porté ces éléments à la connaissance des services de la préfecture. Par suite, Mme B n'est pas fondée à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme B et sa fille résident en France depuis le mois de décembre 2019. Toutefois, cette durée n'est justifiée que par l'instruction de la demande d'asile présentée par la requérante. Si Mme B se prévaut de la présence sur le territoire français de son frère et de sa sœur, elle ne justifie pas, à supposer le lien de fraternité établi, de l'intensité des relations qu'elle entretient avec eux, alors qu'il ressort des pièces du dossier que la personne qu'elle présente comme étant sa sœur a quitté le Burundi en 2013, et a vécu séparé de sa fratrie durant plusieurs années, et que leur frère, fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Par ailleurs, Mme B n'apporte aucune précision sur la situation de son mari, le père de sa fille, et n'établit pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-sept ans. Si elle indique que sa fille, scolarisée en classe de 5ème, souffre de palpitations cardiaques, elle n'établit pas que son état nécessiterait un traitement ni que celui-ci ne pourrait se poursuivre, de même que sa scolarité, au Burundi, pays dont elle a la nationalité et où elle a vécu jusqu'à ses neuf ans. En tout état de cause, l'obligation de quitter le territoire français attaquée prise à son encontre n'a pas pour objet ni pour effet de la séparer de son enfant. Dans ces conditions, en l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale au Burundi, la préfète des Landes, en obligeant Mme B à quitter le territoire français, n'a pas porté aux droits de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise, ni méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi, qui vise les textes dont il est fait application, en particulier les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne la nationalité de la requérante et le rejet de sa demande d'asile, énonce qu'elle n'établit pas " être personnellement exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ". Elle est ainsi suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance motivation de la décision fixant le pays de renvoi dont a été assortie l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile, " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
14. Si Mme B soutient qu'elle ne pourra bénéficier de son traitement médical en cas de retour au Burundi, il résulte de ce qui a été dit au point 9, qu'elle n'apporte pas suffisamment d'éléments concernant les soins que son état de santé requiert, ni sur leur disponibilité dans son pays d'origine. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA puis la CNDA qui a notamment relevé que " ses déclarations étaient peu circonstanciées ou personnalisées voire schématisées ou très peu cohérentes, par suite non crédibles ". Or l'intéressée n'apporte aucun élément pour justifier la réalité et l'actualité des risques allégués de traitements inhumains ou dégradants la visant personnellement au Burundi. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 17 avril 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre Mme B à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Haas et à la préfète des Landes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.
La magistrate désignée,
A. A
La greffière,
S. Castain
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026