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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2302879

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2302879

vendredi 23 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2302879
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantJAZOTTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 juin 2023, Mme B A, représentée par Me Roze, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 24 mars 2023 par laquelle la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine l'a affecté sur un poste de chargée de mission ainsi que la suspension de la décision du 19 avril 2023 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre, à titre provisoire à la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine de lui proposer un poste correspondant à son niveau, manager II, niveau VII, ou à défaut, un poste vacant et de reprendre la procédure de recherche de reclassement au moment où celle-ci a été entachée d'irrégularité ;

3°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Par un mémoire, enregistré le 19 juin 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 20 juin 2023, la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine, représentée par Me Jazottes, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 21 juin 2023, Mme A déclare se désister de sa requête et demande à ce que les conclusions présentées par la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soient rejetées.

Vu

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Ferrari, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin l'article L. 522-3 de ce code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Par un mémoire enregistré le 21 juin 2023, Mme A a déclaré se désister de l'instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l'affaire, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A le versement d'une somme de 1 500 euros à la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A.

Article 2 : Les conclusions de la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au président de la chambre de commerce et d'industrie de la région Nouvelle Aquitaine.

Fait à Bordeaux, le 23 juin 2023.

Le juge des référés

D. FERRARI

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

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