LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2303588

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2303588

jeudi 15 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2303588
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantLAGIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Défense des milieux aquatiques qui demandait l'annulation partielle de l'arrêté préfectoral du 9 juin 2023 fixant les dates de chasse en Gironde. L'association soutenait que cet arrêté aurait dû être précédé d'une évaluation des incidences Natura 2000 et méconnaissait les directives "Oiseaux" et "Habitats" en n'interdisant pas la chasse dans les zones de protection spéciale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, et a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions d'annulation partielle dirigées contre un arrêté indivisible. La demande de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde visant à écarter des pièces a également été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 5 et 6 juillet 2023 et le 17 octobre 2024, l'association Défense des milieux aquatiques demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet de la Gironde a fixé dans le département les dates d'ouverture et de clôture de la chasse pour la campagne 2023-2024 concernant les gibiers sédentaires en tant qu'elle n'interdit pas la chasse d'espèces d'oiseaux en périphérie immédiate et au sein des zones de protection spéciale dédiées à leur protection et des zones d'importance pour la conservation des oiseaux ;

2°) d'enjoindre à cette autorité d'interdire la chasse des oiseaux en périphérie immédiate et au sein des zones de protection spéciale et des zones d'importance pour la conversation des oiseaux du département de la Gironde tant que n'ont pas été réalisées des évaluations appropriées des incidences sur les zones Natura 2000 de la chasse au sens de l'article R. 414-23 du code de l'environnement en périphérie immédiate et au sein de l'ensemble de ces zones à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable dès lors que son président a qualité pour agir et qu'elle a intérêt à agir ;

- l'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde est irrecevable dès lors qu'elle privilégie la promotion de la chasse au détriment de la protection de l'environnement en méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'environnement ;

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle aurait dû être précédée d'une étude d'incidences Natura 2000 ; la chasse est un projet d'activité au sens des dispositions du I. 2° de l'article L. 414-4 du code de l'environnement et une activité occupant une dépendance du domaine public localisée en tout ou partie d'un site Natura 2000 au sens des dispositions du III. 1° dudit article et du 17° de l'article R. 414-19 du code de l'environnement ; le formulaire simplifié d'évaluation d'incidences Natura 2000, lequel ne comprend pas d'exposé sommaire des raisons pour lesquelles l'intervention de la chasse n'est pas susceptible d'avoir une incidence sur un ou plusieurs sites Natura 2000, n'est pas conforme à l'article R. 414-23 du code de l'environnement ; l'étude d'incidence de la chasse sur le domaine public maritime réalisée par la fédération départementale des chasseurs de la Gironde est insuffisante ; les dispositions du IV de l'article L. 414-4 du code de l'environnement s'opposent à l'autorisation d'une activité non ou mal évaluée ;

- elle méconnaît les dispositions des articles 4 de la directive du 30 novembre 2009 dite " Oiseaux " et 6 alinéa 2 et 7 de la directive du 21 mai 1992 dite " Habitats " et du paragraphe V de l'article L. 414-1 du code de l'environnement ; la détérioration des habitats naturels est établie par la perte nette des prés-salés et de la production végétale associée ainsi que les pollutions liées à la construction des installations de chasse ; les perturbations liées à la chasse affectent de façon significative les 21 espèces d'oiseaux protégées présentes sur le bassin d'Arcachon ;

- elle méconnaît les dispositions des articles 3 et 4, paragraphe 1 et 2, de la directive " Oiseaux " dès lors que la création de lacs de tonnes artificiels et naturels engendre une perte nette d'habitats naturels dans une zone spéciale de conservation ;

- elle méconnaît le huitième considérant de la directive " Oiseaux " dès lors que les zones importantes pour la conversation des oiseaux (ZICO) situées en dehors des zones de protection spéciales (ZPS) auraient dû être inclues dans ces ZPS.

Par un mémoire en intervention volontaire enregistré le 30 janvier 2024, complété par un second mémoire enregistré le 19 novembre 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la fédération départementale des chasseurs de la Gironde demande au tribunal de rejeter la requête et d'écarter des débats les pièces produites par l'association requérante qui sont rédigées par ses membres ou en langue anglaise.

Elle soutient que :

- son intervention est recevable ;

- les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyen tirés de ce que la décision méconnaît les articles L. 414-1 du code de l'environnement et de ce que certaines zones ZICO ne sont pas inclues dans les zones ZPS sont inopérants ;

- les autres moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 21 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 novembre 2024.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions d'annulation partielle dirigées contre un arrêté présentant un caractère indivisible.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Clément Boutet-Hervez ;

- les conclusions de M. Xavier Bilate rapporteur public ;

- les observations de Me Lagier et Me Bonzy, représentant la fédération départementale des chasseurs de la Gironde.

Considérant ce qui suit :

1. Afin de déterminer les dates d'ouverture et de clôture de la chasse des espèces de gibier dont la chasse est autorisée en vertu de l'arrêté du 26 juin 1987, le préfet de la Gironde a soumis un projet d'arrêté fixant ces dates pour la campagne 2023-2024 à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage qui a rendu un avis favorable le 26 avril 2023. Après que le conseil d'administration de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde a également rendu un avis favorable le 15 mai 2023, ce projet d'arrêté a été soumis à la consultation du public à compter de cette même date jusqu'au 5 juin 2023. Par un arrêté du 9 juin 2023, le préfet de la Gironde a fixé les dates d'ouverture et de clôture de la chasse pour la campagne 2023-2024 dans le département de la Gironde. Par la requête visée ci-dessus, l'association Défense des milieux aquatiques demande l'annulation de l'arrêté du 9 juin 2023.

Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde :

2. La fédération départementale des chasseurs de la Gironde justifie d'un intérêt suffisant au maintien de la décision attaquée. Ainsi, son intervention à l'appui de la défense du préfet de la Gironde est recevable, y compris ses conclusions tendant à ce que des pièces annexées à la requête soient écartées des débats, qui ne présentent pas des questions différentes de celles soumises au juge par les parties.

Sur les conclusions de l'association Défense des milieux aquatiques :

3. Aux termes de l'article R. 424-6 du code de l'environnement : " La chasse à tir est ouverte pendant les périodes fixées chaque année par arrêté du préfet, pris sur proposition du directeur départemental des territoires ou du directeur départemental des territoires et de la mer après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, et publié au moins sept jours avant la date de sa prise d'effet ". Aux termes de l'article R. 424-7 dudit code : " Les périodes d'ouverture générale doivent être comprises entre les dates énoncées au tableau suivant : / () Aquitaine : Deuxième dimanche de septembre / Dernier jour de février ". Aux termes de l'article R. 424-8 de ce même code : " Par exception aux dispositions de l'article R. 424-7, le préfet ne peut fixer les périodes d'ouverture de la chasse aux espèces de gibier figurant au tableau suivant qu'entre les dates et sous réserve des conditions spécifiques de chasse mentionnées dans ce tableau ".

4. L'arrêté attaqué a été pris sur le fondement des dispositions précitées du code de l'environnement qui délèguent au préfet le pouvoir de fixer les dates d'ouverture et de clôture de la chasse, ainsi que les modes de chasse applicables à certaines espèces spécifiques. Les conclusions présentées par l'association requérante tendent à l'annulation de cet arrêté, en tant seulement qu'il n'interdit pas la chasse d'oiseaux en périphérie immédiate et au sein des zones de protection spéciale dédiées à leur protection et des zones d'importance pour la conservation des oiseaux. A la vérité, l'association requérante entend, par de telles conclusions d'annulation partielle, conférer à l'arrêté attaqué une portée qui ne pouvait en tout état de cause lui être donnée eu égard à l'objet des textes sur le fondement desquels il a été pris. Ces conclusions d'annulation partielle, qui portent sur un acte dépourvu du caractère de divisibilité que lui prête l'association requérante, sont irrecevables.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par l'association Défense des milieux aquatiques doivent être rejetées, de même que doivent être rejetées, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde est admise.

Article 2 : La requête de l'association Défense des milieux aquatiques est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Défense des milieux aquatiques, au préfet de la Gironde et à la fédération départementale des chasseurs de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 5 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Katz, président,

M. Fernandez, premier conseiller,

M. Boutet-Hervez, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2025.

Le rapporteur,

C. Boutet-Hervez

Le président,

D. Katz La greffière,

S. Fermin

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions