jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2305250 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CHAMBORD AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 26 juin 2023, Mme A B, représentée par Me Noel demande au tribunal d'assurer l'exécution de l'ordonnance n° 2206497 du 27 décembre 2022 par laquelle le juge des référés a suspendu l'exécution des arrêtés du maire de la commune de Castelnau-de-Médoc portant refus d'imputabilité au service de la maladie et enjoint à la commune de rétablir le plein traitement de Mme B dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, en tant qu'elle condamne la commune à verser 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la somme de 1 500 euros a été amputée de la somme de 345,47 euros en exécution d'un titre exécutoire qui ne lui a jamais été notifié.
Par un courrier enregistré le 31 août 2023, la commune de Castelnau-de-Médoc fait valoir qu'elle a mandaté le 10 janvier 2023 la somme de 1 500 euros au profit de Mme B, et que c'est le comptable public qui a opéré une compensation en exécution d'un titre exécutoire du 18 mai 2022 portant sur le reversement d'un trop-perçu de rémunération di 22 mars 2022 au 30 avril 2022 d'un montant de 345,47 euros.
Par une ordonnance en date du 3 octobre 2023, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, la commune de Castelnau-de-Médoc conclut au rejet de la demande de Mme B.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Munoz-Pauziès, présidente-rapporteure ;
- les conclusions de M. Bongrain, rapporteur public ;
- et les observations de Me Noel, représentant Mme B, et de Me Chambord, représentant la commune de Castelnau-de-Médoc.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par une ordonnance du 27 décembre 2022, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution des arrêtés du maire de la commune de Castelnau-de-Médoc portant refus d'imputabilité au service de la maladie dont souffre Mme B, enjoint à la commune de rétablir le plein traitement de Mme B dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance et mis à la charge de la commune la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. En exécution de cette ordonnance, s'agissant de la condamnation à verser la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune de Castelnau-de-Médoc a mandaté le 10 janvier 2023 la somme de 1 500 euros au profit de Mme B, et a ainsi procédé à l'exécution de cette décision juridictionnelle. Toutefois, le comptable public a opéré une compensation en exécution d'un titre exécutoire du 18 mai 2022 portant sur le reversement d'un trop-perçu de rémunération du 22 mars 2022 au 30 avril 2022 d'un montant de 345,47 euros, et a versé à l'intéressée la somme de 1 154,53 euros. Si Mme B soutient que ce titre exécutoire ne lui a jamais été notifié et que la créance est contestable, elle soulève ainsi un litige distinct. Ainsi, la commune de Castelnau-de-Médoc a exécuté l'ordonnance du 27 décembre 2022 et la demande de Mme B doit être rejetée.
.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et à la Commune de Castelnau-de-Médoc. Une copie en sera adressée au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
M. Bilate, premier conseiller,
M. Bourdarie, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
La présidente-rapporteure,
F. MUNOZ-PAUZIÈS
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
X. BILATE
La présidente-rapp
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
La présidente-rapporteure,
F. MUNOZ-PAUZIÈS
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
La greffière,
C. POTTIER
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026