mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2305495 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2023, et par un mémoire, enregistré le 22 avril 2024, la SCI Ithaque, représentée par Me Laveissière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 août 2023 par lequel le maire de la commune d'Arcachon ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par cette commune le 4 juillet 2023 en vue de diviser la parcelle cadastrée à l'origine section BK n° 35, située allée des Primevères, et d'y détacher deux lots à construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Arcachon la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; la décision contestée n'est pas recognitive de l'arrêté de non-opposition pris le 30 mars 2018 par le maire de la commune d'Arcachon sur une précédente déclaration préalable, désormais caduque ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ; la commune n'avait pas qualité pour solliciter l'autorisation d'urbanisme en litige, ce que l'autorité savait à la date de cet arrêté ;
- il méconnaît l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme ; alors que l'opération se trouve dans un site inscrit, il a été pris sans avis préalable de l'architecte des bâtiments de France (ABF) et avant l'expiration du délai de deux mois à l'issu duquel, en l'absence de réponse de cette autorité, elle est réputée avoir rendu un avis favorable ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que :
*le terrain, est un espace naturel remarquable identifié dans le rapport de présentation du PLU ;
*les lots à construire créés se trouvent dans un espace vert à protéger (EVP), celui du Parc Pereire, identifié dans le PLU en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme ;
- le terrain est rendu inconstructible par l'effet des dispositions de l'article 2 du règlement de la zone UP du PLU aux termes duquel, par exception à la règle contenue à l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme, toutes les règles édictées dans ce règlement, parmi lesquelles les règles d'emprise maximale et d'implantation des constructions, fixées aux articles 6 et 9 de ce règlement, et l'obligation de remplacer, dans les EVP, chaque arbre de haute tige par un arbre de gabarit équivalent, sont appliqués à chaque parcelle et non au regard de l'ensemble du projet lorsque celui-ci conduit à une division constitutive d'un lotissement, et alors que les lots à construire créés sont trop petits pour permettre, sur chacun, l'application cumulée de ces règles pour quelque construction que ce soit.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 avril et le 21 mai 2024, la commune d'Arcachon, représentée par Me Dunyach, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SCI Ithaque.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, étant dirigée contre un acte recognitif de la non-opposition à déclaration préalable du 30 mars 2018 ; la caducité de celle-ci n'a pas pour effet de l'avoir fait disparaître de l'ordonnancement juridique ;
- les moyens soulevés par la SCI Ithaque ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pinturault,
- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,
- et les observations de Me Roncin, substituant Me Laveissière, représentant la SCI Ithaque, et de Me Dunyach, représentant la commune d'Arcachon.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Ithaque demande l'annulation de l'arrêté du 31 août 2023 par lequel le maire de la commune d'Arcachon ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 4 juillet 2023 par cette commune en vue de diviser la parcelle cadastrée à l'origine section BK n° 35, située allée des Primevères, et d'y détacher deux lots à bâtir.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, et d'une part, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique. " Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire () comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une demande de permis. " Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur.
3. D'autre part, lorsque l'autorité saisie de la demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser pour ce motif le permis sollicité.
4. En l'espèce, et tout d'abord, en signant le formulaire de demande de déclaration préalable, la personne publique pétitionnaire a expressément attesté qu'elle avait qualité pour demander cette autorisation d'urbanisme et a certifié exacts les renseignements qu'elle a fournis.
5. Ensuite, pour soutenir que la commune d'Arcachon ne pouvait ignorer qu'elle n'est pas propriétaire des parcelles en cause, la SCI Ithaque invoque le courrier du 10 janvier 2023 qu'elle a adressé à cette commune pour contester ses droits sur cette parcelle. Toutefois, la parcelle d'origine cadastrée BK n° 35 figure comme espace à incorporer dans le domaine de la commune sur le plan de morcellement du Parc Pereire modifié en date du 26 octobre 1961, ce qui est conforme aux termes des articles Ier et II du cahier des charges de ce lotissement, selon lesquels ces espaces, ainsi que la voirie du lotissement, qui sont destinés à demeurer perpétuellement affectés à la circulation publique et à l'agrément général, ont vocation à être incorporés, aussitôt qu'il se pourra, dans la voirie communale. En outre, la commune a obtenu la délivrance par notaire, le 9 octobre 1997, d'un acte de notoriété constatant l'acquisition, à son bénéfice, de la prescription acquisitive sur la parcelle alors cadastrée section BK n° 35. Dans ces conditions, le courrier adressé par la société requérante le 10 janvier 2023 n'était pas suffisant pour faire naître un doute sur les droits réels que cette personne publique détient sur ce terrain, et il n'est pas démontré que, à la date à laquelle l'acte attaqué a été pris, l'autorité administrative aurait disposé d'éléments suffisants faisant apparaître que la commune pétitionnaire n'avait pas cette qualité.
6. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de qualité de la personne publique pétitionnaire pour solliciter l'autorisation d'urbanisme contestée, doit être écarté.
7. En deuxième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 341-1 du code de l'environnement : " Il est établi dans chaque département une liste des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général () L'inscription entraîne, sur les terrains compris dans les limites fixées par l'arrêté, l'obligation pour les intéressés de ne pas procéder à des travaux autres que ceux d'exploitation courante en ce qui concerne les fonds ruraux et d'entretien en ce qui concerne les constructions sans avoir avisé, quatre mois d'avance, l'administration de leur intention. " Selon l'article L. 341-9 du code de l'environnement : " La déclaration préalable prévue au quatrième alinéa de l'article L. 341-1 est adressée au préfet de département, qui recueille l'avis de l'architecte des Bâtiments de France sur le projet () Lorsque l'exécution des travaux est subordonnée à une déclaration ou une autorisation d'utilisation du sol en application des dispositions réglementaires du titre IV du livre IV du code de l'urbanisme, la déclaration ou la demande d'autorisation tient lieu de la déclaration préalable mentionnée au premier alinéa du présent article. " Aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France. "
8. D'autre part, aux termes de l'article R. 423-59 du code de l'urbanisme : " Sous réserve des dispositions des articles L. 752-4, L. 752-14 et L. 752-17 du code de commerce et des exceptions prévues aux articles R*423-60 à R*423-71-1, les collectivités territoriales, services, autorités ou commissions qui n'ont pas fait parvenir à l'autorité compétente leur réponse motivée dans le délai d'un mois à compter de la réception de la demande d'avis sont réputés avoir émis un avis favorable. " Selon l'article R. 423-67 de ce code : " () Par exception aux dispositions de l'article R. * 423-59, le délai à l'issue duquel l'architecte des Bâtiments de France est réputé avoir émis un avis favorable est de deux mois : / a) Lorsque le projet soumis à permis de construire ou d'aménager est situé dans un site inscrit () ".
9. Si, dans la demande d'avis que le service instructeur a adressée à l'architecte des Bâtiments de France (ABF) le 7 juillet 2023, ce service a informé cette autorité de ce que, en application des dispositions de l'article R. 423-59 du code de l'urbanisme, elle serait réputée avoir rendu un avis favorable à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la réception de la demande d'avis, le délai prévu par les dispositions de cet article est, en réalité, d'un mois, le projet litigieux n'étant pas soumis à permis de construire ou d'aménager et ne relevant donc pas de l'application de l'article R. 423-67, qui prévoit un délai plus long. La circonstance qu'un délai plus long que le délai légal ait été mentionné par erreur dans la demande d'avis du 7 juillet 2023 n'a pu légalement avoir pour effet de prolonger ce délai. Ainsi, et dès lors que l'ABF n'a pas donné de réponse à cette demande d'avis, cette autorité était d'ores et déjà réputée avoir rendu un avis favorable à la date de l'arrêté contesté, pris le 31 août 2023.
10. En tout état de cause, à supposer même qu'aucun avis favorable implicite ou explicite de l'ABF ne fût acquis à la date de l'arrêté contesté, la consultation de l'ABF, si elle était obligatoire, ne liait pas l'administration, et il ne résulte pas de l'instruction que l'absence d'avis rendu par cette autorité sur le projet discuté fût susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision, alors même que cette autorité avait déjà rendu un avis, le 2 mars 2018, sur la précédente déclaration préalable déposée par la commune d'Arcachon le 1er février 2018, qui portait sur un projet division de parcelle identique au projet en litige.
11. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme doit être écarté.
12. En deuxième lieu, et d'une part, la SCI Ithaque soutient que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le terrain d'assiette du projet en litige se trouve dans un espace que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme identifie parmi les éléments naturels remarquables de la commune. Toutefois, et tout d'abord, elle n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Ensuite, à supposer qu'elle entende soutenir qu'il existe une incompatibilité entre la décision contestée et le rapport de présentation du PLU, ce rapport est en lui-même dépourvu de toute portée réglementaire propre, de sorte qu'elle ne peut utilement soutenir que la décision contestée ne serait pas conforme ou compatible avec ce document. Si la société requérante se prévaut également de ce que le terrain fait partie d'un espace vert à protéger identifié dans la cartographie du PLU en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme, aux termes des articles 2 et 13 du règlement de la zone UP de ce plan, cette circonstance n'a d'autre effet que de subordonner tout projet de division foncière au dépôt d'une déclaration préalable, condition qui est remplie en l'espèce, et à imposer le replacement des arbres de haute tige abattus sur l'emprise d'une construction par des arbres d'un gabarit minimum. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
13. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article 2 du règlement de la zone UP du PLU de la commune d'Arcachon : " () Rappels / - Contrairement aux dispositions de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme et dans un souci de préservation des caractéristiques paysagères et architecturales des quartiers, toutes les règles édictées par le présent règlement de zone du PLU s'appliquent à chaque parcelle et non au regard de l'ensemble du projet lorsque celui-ci conduit à une division constitutive de lotissement ou à une division effectuée conformément à un permis de construire, prévu à l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme () ".
14. D'autre part, aux termes de l'article 6 du règlement de la zone UP du PLU de la commune d'Arcachon : " () Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques () II - Dans le secteur UP2 / II-1 - Implantation des constructions par rapport aux voies publiques / Les constructions doivent être implantées à une distance au moins égale à 6 m par rapport aux voies publiques () ". Aux termes de l'article 9 dudit règlement : " () Emprise au sol / I - Dans les secteurs UP1, UP2 et UP4 / L'emprise au sol ne peut excéder 25 % de la superficie de l'unité foncière () ". Aux termes de l'article 13 du même règlement : " () Espaces libres et plantations - Espaces boisés classés / I - Rappels () D'une manière générale, les implantations des constructions doivent être telles qu'elles maintiennent le maximum de végétation, les abattages d'arbres étant ainsi limités au plus strict minimum () Dans les Espaces Verts à Protéger (E.V.P.) et Espaces Plantés à Préserver, repérés aux documents graphiques en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme, les plantations constituent des éléments de paysage qu'il convient de protéger et de mettre en valeur. / A ce titre, un contrôle précis des plantations mentionnées au plan de masse de la demande d'autorisation de construire sera exercé. Seuls les arbres de haute tige compris dans l'emprise du projet de construction seront autorisés à être abattus. En compensation de tout arbre autorisé à être abattu, un arbre de haute tige, d'une taille minimale de 2 m de haut à la plantation, devra être planté () ".
15. Enfin, Il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
16. La SCI Ithaque soutient que, compte tenu de la densité boisée du terrain d'assiette de l'opération de division contestée, aucun projet de construction ne pourra être réalisé sur les deux parcelles concernées en respectant simultanément toutes les règles énoncées ci-dessus, relatives à l'emprise maximale des constructions, au recul minimal des constructions vis-à-vis de la voie publique, à la conservation de tous les arbres de haute tige qui ne se trouvent pas dans l'emprise de la construction et à l'obligation de remplacer tous les arbres de haute tige enlevés pour édifier la construction projetée par autant d'arbres d'une hauteur d'au moins 2 m à la plantation. Toutefois, elle ne démontre pas et il ne ressort pas des pièces du dossier que, au regard de leur superficie, de leur configuration et de l'état de leurs végétations et boisements, les deux parcelles correspondant aux lots A et B de l'opération projetée ne pourraient, à l'avenir, accueillir aucun bâtiment dont la construction serait conforme à toutes ces règles appliquées simultanément. Le moyen sera écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il y ait lieu d'examiner la fin de non-recevoir qu'oppose en défense la commune d'Arcachon, les conclusions présentées par la SCI Ithaque aux fins d'annulation de l'arrêté du maire de la commune d'Arcachon du 31 août 2023, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Arcachon, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la SCI Ithaque au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions au bénéfice de la commune d'Arcachon et de mettre à la charge de la SCI Ithaque, à ce titre, une somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI Ithaque est rejetée.
Article 2 : La SCI Ithaque versera à la commune d'Arcachon une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Ithaque et à la commune d'Arcachon.
Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. Pinturault, premier conseiller,
Mme Fazi-Leblanc, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.
Le rapporteur,
M. PINTURAULT
La présidente,
C. CABANNELa greffière,
M.-A. PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026