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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2306618

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2306618

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2306618
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantGHETTAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er et le 14 décembre 2023, complétés par des pièces du 5 décembre 2023, Monsieur E A, représenté par Me Ghettas demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné à défaut de se conformer à cette mesure et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation le tout dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

- le signataire de la décision en litige est incompétent, en l'absence de délégation de signature régulièrement publiée et de justification de l'absence ou de l'empêchement des autres délégataires mentionnés dans la chaîne de délégation ;

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et d'un défaut d'examen particulier de sa situation, dès lors que le préfet n'a pas tenu compte de son activité professionnelle, de son fils et de sa compagne ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile eu égard à ses liens personnels et familiaux et à sa contribution à l'éducation et à l'entretien de son fils ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant eu égard aux liens existant avec son fils ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision sur le pays de renvoi ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612- 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité des décisions de refus d'admission au séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;

- le préfet de la Gironde a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 15 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 15 février 2024.

M. A a produit un mémoire enregistré le 22 janvier 2024, ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 13 juin 2024, ces dernières n'ayant pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bourdarie,

- et les observations de Me Ghettas, représentant M. A.

Le préfet de la Gironde n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Monsieur E A, ressortissant camerounais né le 16 septembre 1982 à Massagam (Cameroun), déclare être entré de manière régulière sur le territoire français le 2 juillet 2013. Sa demande d'asile du 19 septembre 2014 a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 22 avril 2015. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 18 mars 2016 qui a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Bordeaux le 29 septembre 2016 mais annulée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux le 16 mars 2017. Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire au titre de ses liens privés et familiaux à compter du 5 mai 2017, renouvelée jusqu'au 13 octobre 2022. Le 20 septembre 2022, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 3 novembre 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de la Gironde lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur l'arrêté dans son ensemble :

2. Mme Aurore Le Bonnec, secrétaire générale de la préfecture de la Gironde, signataire de l'arrêté contesté, bénéficiait par arrêté du préfet de la Gironde du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n°33-2023-021 du même jour, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés concernant les attributions de l'État dans le département de la Gironde à l'exception de certains actes au titre desquels ne figure pas l'arrêté contesté. M. A n'établit pas que le préfet de la Gironde aurait été absent ou empêché le jour de la signature de l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

Sur la décision portant refus de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. L'arrêté en litige vise les dispositions applicables à la situation de l'intéressé dont l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment son article 8. Le préfet a donc énoncé les considérations de droit sur lesquels il se fonde. De plus, l'arrêté énonce des considérations de faits tenant compte de la situation familiale et professionnelle de M. A. Il mentionne à ce titre que ce dernier travaille depuis 2020, qu'il a eu un enfant né en 2021 avec Mme C, de nationalité camerounaise, et qu'il a divorcé en 2020 de Mme D, ressortissante française. Enfin, le préfet rappelle que le requérant a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en date du 18 mars 2016 annulée par la cour administrative d'appel et qu'il représente une menace pour l'ordre public car il a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pour transport, détention, trafic et usage illicite de stupéfiants, outre deux autres mentions au fichier de traitement des antécédents judiciaires. Il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet de la Gironde n'aurait pas, préalablement à l'édiction de cette décision, procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A. Par suite, ce moyen doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. M. A se prévaut de son ancienneté de séjour en France et soutient que ses intérêts privés et familiaux se trouvent en France, car y résident sa compagne ainsi que son fils né d'une précédente union. De plus, il travaille et a obtenu un CDI au sein du Groupe Suez en tant que cariste depuis 2020. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il ne contribue pas de manière effective à l'entretien et à l'éducation de son fils, né à Bordeaux le 18 juillet 2021 d'une précédente union avec une compatriote camerounaise. En outre, deux des fils de M. A nés en 2002 et en 2011 résident au Cameroun ainsi que le reste de sa famille. Dès lors rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans son pays d'origine. Par ailleurs, il représente une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, car il a déjà fait l'objet d'une condamnation pénale de trois ans pour détention de stupéfiant. La circonstance que sa peine a été aménagée par le port d'un bracelet électronique est sans incidence sur l'appréciation de la menace que représente son comportement pour l'ordre public. Dans ces conditions, en dépit d'une activité professionnelle depuis plusieurs années, la décision attaquée ne porte pas, au regard des buts poursuivis, une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés et par les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

8. Comme il vient d'être dit au point 6, M. A n'établit pas contribuer de manière effective à l'entretien et à l'éducation de son fils né en 2021 de sa précédente union avec une ressortissante camerounaise. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention des droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

10. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours se confond avec celle du refus de délivrance de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, du moment que ce refus est lui-même motivé, de mention particulière. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que la décision de refus de délivrance de titre est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.

11. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.

Sur la décision fixant le pays de destination :

13. Faute d'avoir établi l'illégalité de la décision relative au séjour, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, faute d'avoir établi l'illégalité des décisions relatives au séjour et à l'éloignement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait dépourvue de base légale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut qu'être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

16. Il résulte de ces dispositions que si, pour décider de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français et en fixer sa durée, le préfet doit tenir compte de chacun des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces mêmes dispositions ne font pas obstacle à ce qu'une telle mesure soit décidée quand bien même certains de ces critères, qui ne sont pas cumulatifs, ne seraient pas remplis.

17. Il ressort des termes mêmes de la décision litigieuse que le préfet de la Gironde a fondé l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, prise au visa des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur les motifs tirés de ce que la présence en France de M. A représente une menace réelle, grave et actuelle pour l'ordre public et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Cameroun. La durée de présence en France a été mentionnée par le préfet dans l'arrêté en litige, de sorte qu'elle a nécessairement été prise en compte pour prendre la mesure contestée et en fixer la durée. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.

18. En troisième et dernier lieu, eu égard à la menace pour l'ordre public que constitue la présence en France de M. A, de ses attaches familiales existant dans son pays d'origine au regard de celles nouées en France, nonobstant l'exercice d'une activité, le préfet de la Gironde, n'a pas commis d'erreur d'appréciation en édictant à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 3 novembre 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,

M. Bilate, premier conseiller,

M. Bourdarie, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

H. BOURDARIE La présidente,

F. MUNOZ-PAUZIÈS

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2306618

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