vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2306938 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 décembre 2023, la SASU Pôle Formation France, représentée par la Selarl Ingelaere Partners Avocats, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision du 3 novembre 2023 par laquelle la directrice adjointe de la formation professionnelle et de la compétence de la caisse des dépôts et consignations a prononcé son déférencement de la plateforme " Mon compte de formation " pour une durée de 12 mois et a refusé le paiement des formations inéligibles et demandé le remboursement des sommes versées ;
2°) d'enjoindre à la caisse des dépôts et consignations de procéder à son référencement sur la plateforme " Mon compte de formation " dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à venir ;
3°) de mettre à la charge de la caisse des dépôts et consignations une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .
Elle soutient que :
- l'urgence est constituée dès lors que sa seule source de revenu provient du financement du compte personnel de formation ; son déférencement l'obligera à licencier ses deux salariés et a prononcé sa liquidation judiciaire ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le motif tiré de l'absence de participation à la procédure contradictoire est erroné ; en raison d'un incident sur la plateforme France transfert, elle a envoyé ses observations dans le délai de dix jours imparti à l'adresse mail mentionnée par la caisse des dépôts et consignations dans son courrier d'ouverture d'une procédure contradictoire ;
- s'agissant de la durée de la formation, elle a produit les documents sollicités par la caisse des dépôts et consignations ;
- son activité commerciale est normale ; la société a mis en place une stratégie marketing et publicitaire importante, en corrélation avec le pic d'enregistrement de nouveaux dossiers ; les durées de formation sont adaptées pour acquérir les compétences mentionnées dans les référentiels ;
- elle justifie par les documents produits qu'elle ne prépare pas aux certifications mais propose une formation de préparation aux épreuves de fin de parcours ;
- aucune incohérence n'entache sa politique tarifaire, le taux horaire étant déterminé en fonction de la difficulté de la formation ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation des dispositions de l'article R. 6333-6 du code du travail et est manifestement disproportionnée.
Par un mémoire enregistré le 26 décembre 2023, la caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Nahmias, conclut au non-lieu à statuer, en raison du retrait de la décision du 3 novembre 2023 par lettre du 21 décembre 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 18 décembre 2023 sous le numéro 2306937 par laquelle la SASU Pôle Formation France demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Cécile Cabanne pour statuer sur les demandes de référé.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () "
2. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, la directrice de la caisse des dépôts et consignations a décidé le 21 décembre 2023 de retirer la décision du 3 novembre 2023 par laquelle cette même autorité a prononcé le déférencement de la SASU Pôle Formation France, a prononcé son déférencement de la plateforme " Mon compte de formation " pour une durée de 12 mois et a refusé le paiement des formations inéligibles et a demandé le remboursement des sommes versées. Les conclusions aux fins de suspension de cette décision ont, ainsi, perdu leur objet, de même que celles présentées à fin d'injonction. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse des dépôts et consignations la somme réclamée par la SASU Pôle Formation France en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction de la SASU Pôle Formation France.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SASU Pôle Formation France est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SASU Pôle Formation France et à la caisse des dépôts et consignations.
Fait à Bordeaux, le 29 décembre 2023.
La juge des référés,
C. CABANNE
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026