lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2400783 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement 72 heures |
| Avocat requérant | AHMADI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 janvier 2024, et par un mémoire en réplique enregistré le 9 février 2024, M. C B, représenté par Me Ahmadi, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de sa demande d'asile ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile en procédure normale et un formulaire de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, dans le délai de cinq jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il n'est pas motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'erreur de fait, dès lors qu'il n'a jamais déposé de demande d'asile en Autriche ;
- il a été pris en méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il a été pris en méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 septembre 2013, ainsi que de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il a été édicté en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. H pour statuer sur les demandes relevant de la procédure prévue à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. H a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de quoi, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant afghan né le 11 juillet 1990, déclare être entré sur le territoire français le 13 août 2023. Le 25 août 2023, il a déposé une demande d'asile. Lors de l'enregistrement de sa demande, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait introduit une première demande d'asile en Autriche le 6 août 2023. Les autorités autrichiennes ont été saisies le 22 septembre 2023 d'une demande de reprise en charge de l'intéressé en application du b du 1 de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, qu'elles ont expressément acceptée le 26 septembre 2023. Par un arrêté du 22 décembre 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Gironde a ordonné son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". L'article 62 du décret du 19 décembre 1991 dispose : " L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par Mme D G, cheffe du pôle régional E de la préfecture de la Gironde, à qui, par un arrêté du 31 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 33 2023 164 du même jour et librement accessible en ligne, le préfet de ce département a donné, en des termes suffisamment précis, délégation de signature, en l'absence de Mme F, à l'effet de signer les décisions de la nature de celle en litige.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué est pris au visa du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Il expose les conditions dans lesquelles M. B s'est présenté en préfecture pour déposer une demande d'asile et indique que, lors de l'enregistrement de sa demande, il est apparu qu'il avait déjà déposé une demande d'asile en Autriche. Il expose qu'une demande de reprise en charge ayant été adressée aux autorités autrichiennes sur le fondement du b du 1 de l'article 18 dudit règlement, celles-ci y ont répondu favorablement, de manière expresse. L'arrêté précise que l'intéressé ne relève pas des dérogations prévues aux 1 et 2 de l'article 17 dudit règlement et qu'il ne peut se prévaloir en France d'une vie privée et familiale stable et durable, tandis qu'il n'établit pas être dans l'impossibilité de retourner en Autriche où être exposé dans ce pays à un risque personnel constitutif d'une atteinte grave au droit d'asile. L'arrêté contesté expose ainsi les considérations de fait et de droit qui le fondent.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité administrative aurait négligé d'examiner la situation personnelle de l'intéressé.
7. En quatrième lieu, si M. B soutient qu'il n'a jamais déposé de demande d'asile en Autriche, il ressort de la consultation du fichier " Eurodac ", effectuée par l'autorité administrative le 25 août 2023 après relevé des empreintes digitales de l'intéressé, que celui-ci a déposé une demande d'asile en Autriche le 6 août 2023. Par suite, le moyen est écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les Etats membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. /3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune () Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement n°603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et en tout état de cause en temps utile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est vu remettre les informations exigées par les dispositions précitées en langue pachto, qu'il a déclaré comprendre, lorsqu'il s'est présenté, le 25 août 2023, à la préfecture de la Gironde. Si l'intéressé prétend que le droit à bénéficier d'une visite médicale ne lui pas été notifié, aucune obligation en ce sens ne résulte des dispositions précitées.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 dit " E A " : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4 () 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ".
11. Il ressort des pièces du dossier et, notamment, du résumé de l'entretien individuel qui a été accordé à M. B le 25 août 2023, que cet entretien a été réalisé avec le concours d'un interprète en langue pachto, que l'intéressé a déclaré comprendre et dont il précise, dans le cadre de la présente instance, qu'il s'agit de sa langue maternelle. Il en ressort, d'une manière générale, que cet entretien a été mené conformément aux dispositions précitées. Si M. B affirme qu'aucun compte-rendu de cet entretien ne lui a été remis, il a cependant certifié que celui-ci lui avait été remis, étant au demeurant observé que la remise d'un exemplaire du résumé de l'entretien n'est pas exigée par les dispositions précitées, qui n'imposent que la possibilité pour le demandeur d'asile ou son conseil d'accéder en temps utile à ce résumé.
12. En septième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 dit " E A " : " 1. Les États membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux, y compris à la frontière ou dans une zone de transit. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre A désignent comme responsable. () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre A afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre A ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
13. M. B expose que son état de santé, caractérisé par un état de stress post-traumatique consécutif aux violences dont il déclare avoir été victime dans son pays d'origine, ne lui permet pas de vivre seul en Autriche, alors qu'il a de la famille en France. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait pas bénéficier en Autriche d'une prise en charge adaptée à son état de santé et il ne justifie pas avoir d'autre attache en France qu'un neveu, lequel précise qu'ils ne s'étaient pas revus depuis huit ans, et qui ne peut de toute façon être regardé comme un membre de la famille ou comme un proche au sens des dispositions des g) et h) de l'article 2 du règlement (UE) n° 604/2013. D'une manière générale le requérant ne démontre, ni même n'allègue, aucune circonstance de nature à faire douter de ce que sa demande d'asile ne pourrait être prise en charge en Autriche dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Le moyen sera écarté.
14. En huitième lieu, aux termes de l'article 17 " Clauses discrétionnaires " du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / () ". La faculté qu'ont les autorités françaises d'examiner une demande d'asile présentée par un ressortissant d'un État tiers, alors même que cet examen ne leur incombe pas, relève de l'entier pouvoir discrétionnaire du préfet, et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
15. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés plus haut au point 13, le préfet de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de mettre en œuvre la dérogation prévue par les dispositions précitées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné son transfert vers l'Etat membre de l'Union européenne responsable de sa demande d'asile. Il s'ensuit que ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2024.
Le magistrat désigné,
M. H
La greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026