mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2401134 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | AYMARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 15 février, 26 mars et 14 mai 2024, M. B A, représenté par Me Aymard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de refus de séjour prise par le préfet de la Gironde le 13 octobre 2023 ;
2°) d'annuler la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours prise à son encontre le 13 octobre 2023 par le préfet de la Gironde ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai, ou à défaut, de réexaminer son dossier dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler pendant le temps de ce réexamen ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui restituer les originaux de son acte de naissance et du jugement supplétif d'acte de naissance qu'il avait communiqués ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas établi que son signataire disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 811- 2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de celles de l'article 47 du code civil ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de celle lui refusant un titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 11 mars 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 16 janvier 2024, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chauvin, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Aymard, représentant M. A, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant malien, déclare être né le 24 décembre 2004 et être entré irrégulièrement en France le 15 janvier 2020. Le 1er mars 2023, il a déposé une demande de titre de séjour mention " vie privée et familiale " à la préfecture de la Gironde sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 13 octobre 2023, le préfet de la Gironde a refusé de faire droit à sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français. M. A demande, dans la présente instance, l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : " 1°. Les documents justifiant de son état civil () ". Selon l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout actes de l'état civil () des étrangers faits en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
3. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
4. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Gironde s'est notamment fondé sur la circonstance qu'il ne justifiait pas de son état civil par les documents joints à sa demande.
5. Il est constant qu'à l'appui de sa demande de titre séjour, M. A avait présenté un extrait des minutes d'un jugement supplétif du 24 décembre 2021 de la République du Mali, une carte d'identité consulaire malienne et une copie d'acte d'état civil de la République du Mali. Pour écarter le caractère probant de ces documents d'état civil, le préfet s'est fondé sur un rapport d'analyse de la cellule de fraude documentaire de la direction zonale de la police aux frontières du 31 mars 2023. Il est relevé dans ce rapport, s'agissant du jugement supplétif, que le cachet du greffier présente bien de l'encre déportée, mais que la signature du greffier n'est qu'une copie numérique. Il est précisé à cet égard que cette signature a été scannée sur un autre document et apposée numériquement par une impression en jet d'encre. Il en est déduit que le document n'a pas été signé du greffier en chef et qu'il n'a pas été délivré par le tribunal de Diema et le rapport conclut à une contrefaçon. S'agissant de l'acte de naissance, il est indiqué qu'il supporte plusieurs irrégularités vis-à-vis des lois locales, notamment que son formalisme n'est pas conforme, le document mesurant 29x14,5 cm au lieu du format 29x13 cm attendu des registres d'actes de naissance maliens, le numéro de feuillet n'étant pas imprimé en rouge sur le document comme cela est fait normalement, et la signature étant celle du 3ème adjoint au maire, en outre différente de celle de la base de données de la direction zonale de la police aux frontières. S'agissant de la carte d'identité consulaire, il est rappelé que ce document n'est qu'une preuve matérielle d'enregistrement à l'ambassade du Mali en France et qu'il n'est pas cohérent avec l'acte d'état civil en ce qu'il a été délivré sur présentation d'un jugement supplétif.
6. Toutefois, M. A produit à l'instance une attestation administrative d'authentification établie le 3 novembre 2023 par le 3ème adjoint au maire de la commune rurale de Diema, selon laquelle l'extrait des minutes du jugement supplétif, transcrit au centre principal d'état civil de la mairie de Diema, est authentique. La signature apposée sur ce document est la même que celle figurant dans la base de données de la direction zonale de la police aux frontières et il n'est pas justifié que cet adjoint n'aurait pas eu compétence pour signer ledit document. M. A produit également une copie d'extrait d'acte de naissance et une photographie du volet 1 de cet acte figurant au registre d'état civil, ainsi qu'une photographie prise par sa sœur au Mali du jugement n° 4492 du 24 décembre 2021 du tribunal d'instance de Diema qui tient lieu d'acte de naissance et par lequel il a été déclaré qu'il est né le 24 décembre 2004. Ce jugement comporte les mentions habituelles et est revêtu de la formule exécutoire. Il ne ressort pas des pièces du dossier que son authenticité puisse être remise en cause. Dans ces conditions, ce jugement supplétif, dont le numéro correspond à celui apposé sur l'extrait de minute et sur l'extrait d'acte de naissance communiqués au préfet dans le cadre de la demande de titre de séjour, permet d'écarter tous les doutes liés aux irrégularités formelles relevées par la direction zonale de la police aux frontières et repris à son compte par le préfet. Il permet à lui seul d'attester de l'identité de M. A, et notamment de sa date de naissance, alors en outre que l'intéressé a obtenu, en cours de procédure un passeport sur lequel figure le 24 décembre 2004 comme date de naissance. Dans ces conditions, malgré l'incohérence du récit de l'intéressé quant à son parcours migratoire, l'administration ne peut être regardée comme établissant que sa demande de titre de séjour est entachée de fraude. Dès lors, le préfet de la Gironde ne pouvait légalement rejeter cette demande au motif que M. A ne justifiait pas de son état civil.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 435-1, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte de séjour est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".
8. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
9. Il ressort des termes de l'arrêté litigieux que le préfet de la Gironde, après avoir relevé que M. A avait fait l'objet d'un placement auprès de l'aide sociale à l'enfance de la Gironde et justifiait d'un parcours scolaire et d'une insertion professionnelle, a indiqué notamment qu'il ne démontrait pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés, familiaux et sociaux en France et ne justifiait pas être isolé dans son pays d'origine où résident son père et sa sœur. Cette circonstance ne permet pas toutefois, à elle seule, de justifier le refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 423-22 qui n'exigent pas que le demandeur soit isolé dans son pays d'origine.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A, entré en France en janvier 2020, a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance à compter du 7 février 2020, soit avant l'âge de seize ans et a bénéficié d'un contrat jeune majeur au moins jusqu'au 23 juin 2023. Il est constant qu'il a suivi avec sérieux pendant trois ans une formation professionnelle en alternance dans le cadre de laquelle il a signé le 1er juillet 2021 un contrat d'apprentissage. Le 11 septembre 2023, il a obtenu son diplôme de CAP Boulangerie et a été embauché en qualité de boulanger en contrat à durée indéterminée, contrat qui n'a été rompu qu'en raison de sa situation administrative, l'employeur établissant une proposition d'embauche. Par ailleurs, la structure qui l'a accueilli fait état, dans un avis favorable daté du 23 février 2023, d'un jeune motivé qui a montré sa volonté d'intégration professionnelle et sociale. Par suite, alors même qu'il entretiendrait des liens avec sa sœur dans son pays d'origine, en refusant de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision doit par suite être annulée. L'illégalité de cette décision entraîne, par voie de conséquence, celle de la décision subséquente portant obligation de quitter le territoire français.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour temporaire et lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. L'annulation de la décision en litige implique la délivrance à M. A d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Gironde d'y procéder dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu de prononcer une astreinte.
13. Par ailleurs, il y a également lieu d'enjoindre au préfet de la Gironde de restituer à M. A les originaux de ses documents d'état civil.
Sur les frais liés à l'instance :
14. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à Me Aymard, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel le préfet de Gironde a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Gironde de délivrer à M. A un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui restituer ses documents d'état civil.
Article 3 : L'Etat versera à Me Aymard une somme de 1 200 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Aymard et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente rapporteure,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Jaouën, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La première assesseure,
C. DE GÉLASLa présidente-rapporteure,
A. CHAUVIN
La greffière,
C. LALITTE
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026