mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2404061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Eloignement 72 heures |
| Avocat requérant | EDJIMBI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 29 juin et 2 juillet 2024, M. E A, représenté par Me Edjimbi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux deux arrêtés :
- les arrêtés sont entachés d'incompétence ;
- ils sont insuffisamment motivés ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle entraîne sur sa situation personnelle ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :
- la décision est illégale par voie d'exception d'illégalité ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne présente pas de risque de soustraction ni de de menace pour l'ordre public ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision est illégale par voie d'exception d'illégalité ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
- la décision est illégale par voie d'exception d'illégalité ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle entraine sur sa situation personnelle, tant dans son principe que dans sa durée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- la décision est illégale par voie d'exception d'illégalité ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne présente aucun risque de fuite, qu'il dispose d'un passeport en cours de validité, qu'il justifie d'une adresse régulière et stable sur le territoire français ainsi que de la communauté de vie avec sa future épouse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de ladite loi ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Ballanger, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ballanger, magistrate désignée, ;
- les observations de Me Edjimbi, avocate commise d'office représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens.
Le préfet de la Gironde n'étant ni présent ni représenté, l'instruction a été close après la présentation de ces observations, en vertu de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant marocain, né le 22 mars 1995, est entré irrégulièrement en France en août 2023 selon ses déclarations. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'arrêté du même jour par lequel cette même autorité l'a assigné à résidence sur le territoire du département de la Gironde pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux arrêtés :
2. En premier lieu, par un arrêté du 29 mars 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 33-2024-080 de la préfecture, le préfet de la Gironde a consenti à M. D B, chef de la section " éloignement " du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, de l'ordre public et du contentieux à la préfecture de la Gironde, qui a signé l'arrêté attaqué, une délégation de signature à l'effet de signer " toutes décisions, documents et correspondances pris en application des livres II, IV, V, VI, VII et VIII (partie législative et réglementaire) du CESEDA ", au nombre desquelles figurent les décisions en litige, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C F, cheffe du bureau de l'éloignement et de l'ordre public. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette dernière n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de l'arrêté attaqué. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces arrêtés doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige comporte, pour chacune des décisions qu'il contient, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles ces décisions sont fondées alors même que ne sont pas indiqués de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En dernier lieu, ni la motivation de l'arrêté contesté ni aucune autre pièce du dossier ne permettent de considérer que le préfet de la Gironde n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier que l'entrée sur le territoire français de M. A était récente à la date de la décision attaquée. Si l'intéressé se prévaut de la publication aux bans de son mariage avec une ressortissante française qui devrait être célébré le 6 juillet 2024, il ne justifie pas de l'ancienneté de cette relation alors qu'il a indiqué dans son audition par les services de gendarmerie avoir rencontré sa future épouse en novembre 2023. De plus, M. A, qui est sans charge de famille sur le territoire français, n'est pas dépourvu de tout lien dans son pays d'origine où vivent ses parents et ses frères et sœurs. Dans ces conditions M. A, qui ne démontre pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés en France, n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle entraîne sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de la Gironde s'est fondé sur le 1° et le 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire. S'il est constant que l'intéressé est entré irrégulièrement en France et qu'il n'a pas sollicité son admission au séjour, il ressort des pièces du dossier qu'il possède un passeport en cours de validité, qu'il dispose d'un domicile stable puisqu'il justifie vivre en concubinage avec une ressortissante française avec laquelle il va se marier le 6 juillet 2024 et qu'il a déclaré lors de son audition par les services de la gendarmerie le 26 juin 2024 qu'il ne s'opposerait pas à l'exécution d'une mesure d'éloignement prise à son encontre. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que le préfet de la Gironde a fait une inexacte application des dispositions précitées en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
9. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 27 juin 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. Les moyens soulevés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est fondée sur une décision illégale et à en demander l'annulation par voie de conséquence.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (). ".
12. La décision du 27 juin 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire étant illégale, ce dernier est fondé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, à demander l'annulation de la décision fondée sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par laquelle l'autorité préfectorale lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation des décisions du 27 juin 2024 par lesquelles le préfet de la Gironde lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
14. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 13 du présent jugement que l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde a assigné M. A à résidence doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation de la décision du 27 juin 2024 par laquelle le préfet de la Gironde lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire.
16. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par M. A à l'encontre de cette décision, que le requérant est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les frais liés au litige :
17. Aux termes de l'article 19-1 de la loi du 10 juillet 1991 : " (). Par exception, l'avocat commis ou désigné d'office a droit à une rétribution, y compris si la personne assistée ne remplit pas les conditions pour bénéficier de l'aide juridictionnelle ou de l'aide à l'intervention de l'avocat, s'il intervient dans les procédures suivantes, en première instance ou en appel : () / 10° Procédures devant le tribunal administratif relatives à l'éloignement des étrangers faisant l'objet d'une mesure restrictive de liberté ; () ".
18. M. A bénéficie de l'assistance d'une avocate commise d'office intervenant dans l'une des procédures visées à l'article 19-1 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Edjimbi, conseil du requérant, de la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette avocate renonce à la part contributive de l'État à l'exercice de sa mission.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 27 juin 2024 par lesquelles le préfet de la Gironde a refusé à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans sont annulées.
Article 2 : L'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde a assigné M. A à résidence pour une durée de quarante-cinq jours est annulé.
Article 3 : L'État versera à Me Edjimbi la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cet avocat renonce à la part contributive de l'État à l'exercice de sa mission.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Edjimbi et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La magistrate désignée,
M. BALLANGERLa greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026