jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2406697 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | KELTEN SPORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 octobre 2024, le Comité départemental de Gironde d'athlétisme (CD 33), représenté par Me Barandas, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA) a prononcé la mise sous tutelle du Comité départemental de Gironde d'athlétisme ;
2°) de mettre à la charge de la Fédération française d'athlétisme une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Le Comité départemental de Gironde d'athlétisme soutient que :
-la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la mise sous tutelle du CD 33 prive tous ses organes dirigeants de l'intégralité des pouvoirs pour lesquels ils avaient été démocratiquement investis, constitue une atteinte manifeste à l'expression démocratique des membres de son assemblée générale, constitue une atteinte à l'autonomie du Comité départemental à l'égard de la fédération nationale et à la liberté d'association ; la convocation du comité directeur du CD 33 est imminente et reste seulement subordonnée à l'attente de la transmission d'un modèle de délégation de la part de la FFA ; l'élection du comité directeur de la Fédération française d'athlétisme fixée au 9 décembre 2024 nécessite que le comité départemental réunisse son assemblée départementale auparavant ; la décision a été prononcée sans aucune limitation de temps ;
-il existe un doute réel et sérieux sur la légalité de la décision :
-elle s'apparente à une sanction et n'a pas été précédée de la mise en œuvre du principe du contradictoire ; la FFA a refusé de permettre au président du CD 33 d'être entendu par le comité directeur fédéral ;
-elle est insuffisamment motivée ;
-la FFA a commis une erreur de droit et inexactement apprécié les faits en considérant qu'une mesure de tutelle pouvait être prise à l'encontre du CD 33 ; aucun des motifs susceptibles de justifier la mesure litigieuse n'est en l'espèce caractérisé ;
-elle n'a pas été précédée de l'avis de la Ligue régionale de Nouvelle Aquitaine contrairement à ce que prévoit l'article 4.3 des statuts de la FFA ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 novembre 2024, la Fédération française d'athlétisme, représentée par Me Berenger conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du Comité départemental de Gironde d'athlétisme la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
-la juridiction administrative est incompétente s'agissant d'une décision affectant le fonctionnement interne et associatif de la FFA ;
-l'urgence n'est pas constituée ;
-aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision : le code des relations entre le public et l'administration ne trouve pas à s'appliquer en l'espèce et l'article 4.3 des statuts de la FFA qui ne prévoit aucune convocation préalable de la structure déconcentrée concernée ; la décision est suffisamment motivée ; l'article 4.3 des statuts n'impose aucun formalisme pour la consultation de la Ligue régionale, laquelle a d'ailleurs été saisie le 18 septembre 2024 ; la décision est exempte d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, le placement sous tutelle du CD 33 étant justifié et temporaire " jusqu'à leur prochaine assemblée générale " ; la mise sous tutelle constitue par conséquent une solution appropriée et proportionnée.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 13 novembre 2024, le Comité départemental de Gironde d'athlétisme conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que la requête.
Il ajoute que :
-l'exception d'incompétence de la juridiction administrative doit être rejetée dès lors que la FFA s'est fondée sur ses prérogatives de puissance publique pour ordonner la mise sous tutelle du comité départemental ;
-il n'est pas démontré que le comité directeur du 24 septembre 2024, ayant décidé la mise sous tutelle, a pris sa décision conformément aux règles de vote de l'organe prévues par les statuts de la FFA ;
-la mesure de mise sous tutelle est sans effet pour remédier au défaut d'approbation des nouveaux statuts du CD 33 ;
Vu :
- la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond enregistrée le 10 octobre 2024 sous le n° 2406380, sur renvoi du tribunal administratif de Paris, par laquelle le Comité départemental de Gironde d'athlétisme demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du sport ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, le mercredi 13 novembre 2024, à 10h00, en présence de Mme Gioffré, greffière :
- le rapport de M. Vaquero, juge des référés ;
- les observations de Me Barandas, pour le Comité départemental de Gironde d'athlétisme, qui confirme les conclusions et moyens de la requête ; il ajoute que le blocage sur l'adoption des nouveaux statuts-types de la fédération est sans incidence sur le renouvellement des instances dirigeantes nationales de celle-ci ; le CD 33 entend déposer une plainte pénale contre la FFA à raison du procès-verbal du comité directeur du 21 octobre 2024 ayant décidé l'annulation de l'assemblée générale du CD 33 initialement prévue pour le 16 novembre 2024 ; la FFA a engagé d'autres mesures de rétorsion à l'encontre du CD 33, notamment une procédure disciplinaire contre son président, assortie d'une suspension temporaire, et la désignation par le juge judiciaire d'un administrateur provisoire ; la désignation de cet administrateur provisoire n'est d'ailleurs ni encore effective, ni définitive ;
- et les observations de Me Berenger, pour la Fédération française d'athlétisme qui maintient ses écritures en défense ; il ajoute que la rédaction des procès-verbaux des comités directeurs prend naturellement un peu de temps d'autant que les réunions peuvent se tenir en visio-conférence ; il se déduit nécessairement du procès-verbal du comité directeur du 24 septembre 2024 que la décision a été prise à la majorité absolue des membres présents et représentés ; entre août 2023 et septembre 2024, le CD 33 a fait preuve d'une véritable opposition à la demande de modification des nouveaux statuts-types ; la situation était bloquée depuis la non adoption de l'un ou l'autre des projets de statuts, acceptés par la FFA et soumis au vote de l'assemblée générale du CD 33 le 16 septembre 2024 ; le CD 33 est le seul comité départemental de France à avoir posé de telles difficultés ; la FFA, avec la mise sous tutelle et la désignation de l'administrateur provisoire, espère régulariser la situation en Gironde ;
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le Comité départemental de Gironde d'athlétisme est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 constituant un organe déconcentré de la Fédération française d'athlétisme. Par une décision du 25 septembre 2024, le président de la Fédération française d'athlétisme a prononcé la mise sous tutelle du Comité départemental de Gironde d'athlétisme en application de l'article 4.3 des statuts de cette fédération sportive. Par un courrier du 30 septembre 2024, le président du Comité départemental de Gironde d'athlétisme a sollicité des explications de la Fédération française d'athlétisme. Le CD 33 demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 25 septembre 2024.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
Sur l'exception d'incompétence de la juridiction administrative :
3. La Fédération française d'athlétisme oppose en défense et à titre principal l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître du litige.
4. D'une part, aux termes des articles L. 131-1 et L. 131-2 du code du sport, les fédérations sportives ont pour objet l'organisation de la pratique d'une ou de plusieurs disciplines et sont constituées sous forme d'associations. L'article L. 131-8 du même code dispose que : " I. - Un agrément peut être délivré par le ministre chargé des sports, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat, pour une durée de huit ans renouvelable, aux fédérations qui, en vue de participer à l'exécution d'une mission de service public, ont adopté des statuts comportant certaines dispositions obligatoires et un règlement disciplinaire conforme à un règlement-type et ont souscrit le contrat d'engagement républicain mentionné à l'article 10-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations () ". Aux termes de l'article L. 131-14 du même code : " Dans chaque discipline sportive et pour une durée déterminée, une seule fédération agréée reçoit délégation du ministre chargé des sports ". Aux termes de l'article L.131-11 du même code : " Les fédérations agréées peuvent confier à leurs organes nationaux, régionaux ou départementaux une partie de leurs attributions conformément aux dispositions obligatoires prévues au dernier alinéa du I de l'article L. 131- 8. Elles contrôlent l'exécution de cette mission et ont notamment accès aux documents relatifs à la gestion et à la comptabilité de ces organes ".
5. Les décisions prises par les fédérations sportives, personnes morales de droit privé, sont, en principe, des actes de droit privé. Toutefois, en confiant, à titre exclusif, aux fédérations sportives ayant reçu délégation, les missions prévues aux articles L. 131-15 et L. 131-16 du code des sports, le législateur a chargé ces fédérations de l'exécution d'une mission de service public à caractère administratif. Les décisions procédant de l'usage par ces fédérations des prérogatives de puissance publique qui leur ont été conférées pour l'accomplissement de cette mission présentent le caractère d'actes administratifs. Il en va ainsi alors même que ces décisions seraient édictées par leurs statuts.
6. La Fédération française d'athlétisme ayant reçu délégation du ministre chargé des sports, la juridiction administrative est compétente pour connaître des règles édictées par ses statuts si elles manifestent l'usage de prérogatives de puissance publique dans l'exercice de sa mission de service public.
7. D'autre part, aux termes de l'article 4.3 des statuts de la Fédération française d'athlétisme : " S'agissant d'un organisme visé au présent article et en cas : - De défaillance mettant en péril l'exercice des missions qui lui ont été confiées par la FFA, - Ou s'il est constaté une impossibilité de fonctionnement persistante ou une action gravement dommageable aux intérêts de la FFA ou un manquement grave aux règles financières ou juridiques, - Ou encore de méconnaissance de ses propres statuts, - Ou plus généralement au titre de l'intérêt général dont la FFA a la charge, /Le Comité directeur de la FFA, peut prendre toute mesure utile, et notamment : - La convocation d'une assemblée générale de la structure déconcentrée concernée, - La suspension ou l'annulation de toute décision prise par l'organisme ou de la structure déconcentrée concerné, - La suspension pour une durée déterminée de ses activités, - La suspension de tout ou partie des actions et aides fédérales, notamment financières, en sa faveur, - Ou sa mise sous tutelle, notamment financière. /Toute décision prise en application du présent article nécessite une résolution motivée votée à la majorité absolue des membres du Comité directeur de la FFA. /Si elle concerne un Comité départemental ou un Comité territorial, l'avis préalable de la Ligue régionale territorialement concernée sera, sauf impossibilité manifeste, préalablement requis. ".
8. En l'espèce, par la décision contestée, le comité directeur de la FFA a prononcé la mise sous tutelle du Comité départemental de Gironde d'athlétisme en application de l'article 4.3 des statuts de la Fédération. Selon les termes de cette décision, " l'ensemble des activités sportives ainsi que les relations avec la FFA seront gérés par la Ligue d'Athlétisme de Nouvelle Aquitaine (LANA) ; - les activités administratives, juridiques et financières seront gérées par un comité de pilotage instauré par la FFA. Celui-ci comprend deux membres du Comité directeur fédéral, la Présidente de la LANA, et un collaborateur du service juridique. Afin d'assurer la pleine effectivité de la mise sous tutelle, notamment concernant les salariés du Comité et les accès aux comptes bancaires, nous vous demandons de vous réunir en Comité directeur sous 7 jours calendaires afin de confier un mandat de gestion au comité de pilotage. Une convocation devra donc être envoyée à ce titre. A défaut, la FFA se réserve le droit d'engager une procédure de suppression du comité, conformément à l'article 4.1 des statuts de la FFA, ce qui entrainera de la dissolution de votre Comité et l'attribution de son actif à la FFA. ".
9. Il résulte de l'instruction, d'une part, que la mise sous tutelle a été prononcée afin de tirer les conséquences du rejet, par l'assemblée générale du CD 33, de la mise en conformité de ses statuts avec le modèle de statuts-type décidé par la circulaire n°41 du comité directeur de la FFA en date du 25 août 2023, lequel s'impose à l'ensemble des instances départementales de l'athlétisme, et d'autre part, qu'en application de cette mise sous tutelle, le CD 33 n'a plus compétence pour organiser les compétitions sportives en Gironde. Pour ces différentes raisons, la mesure de mise sous tutelle, qui concerne l'ensemble des missions et pouvoirs confiés au CD 33, qu'il s'agisse de son fonctionnement interne comme de l'exercice des missions de service public qui lui sont déléguées, n'est pas manifestement insusceptible d'être qualifiée d'acte administratif dont le contentieux relève de la compétence de la juridiction administrative. La FFA n'est, par suite, pas fondée à soutenir que le juge administratif des référés est incompétent pour statuer sur la demande de suspension du CD 33.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
10. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par le Comité départemental de Gironde d'athlétisme dans sa requête et son mémoire en réplique, et tels qu'analysés dans les visas ci-dessus, n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision du 25 septembre 2024. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de la requête présentées aux fins de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la Fédération française d'athlétisme, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par le Comité départemental de Gironde d'athlétisme au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier une somme de 1 000 euros à verser à la FFA sur le fondement des mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n° 2406697 du Comité départemental de Gironde d'athlétisme est rejetée.
Article 2 : Le Comité départemental de Gironde d'athlétisme versera à la Fédération française d'athlétisme la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Comité départemental de Gironde d'athlétisme et à la Fédération française d'athlétisme.
Fait à Bordeaux, le 14 novembre 2024.
Le juge des référés,La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
6
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026