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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2604204

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2604204

lundi 1 juin 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2604204
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement 72 heures
Avocat requérantSELARL ULDRIF ASTIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D..., ressortissant nigérian, contestant les arrêtés préfectoraux du 18 mai 2026 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de la signataire, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mai 2026, M. A... D..., représenté par Me Astié, demande au tribunal :

1°) d’annuler les arrêtés du 18 mai 2026 par lesquels la préfète de la Gironde, d’une part, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et l’a interdit de retour sur le territoire français pendant trois ans et, d’autre part, l’a assigné à résidence pour une durée de 45 jours en vue de son éloignement du territoire français ;

2°) d’enjoindre à la préfète de la Gironde de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer dans l’attente une autorisation de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 11 juillet 1991.

Il soutient que :
- la préfète devrait justifier de l’existence d’un arrêté de délégation régulièrement publié au profit de la signataire de l’arrêté lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français ;
- l’arrêté lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivé et est entaché d’un défaut d’examen réel et individuel de sa situation ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- il ne présente pas un risque de fuite ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- la décision fixant le pays de renvoi sera annulée par voie de conséquence de l’annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français sera annulée par voie de conséquence de l’annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans est disproportionnée / est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation ;
- la préfète devrait justifier de l’existence d’un arrêté de délégation régulièrement publié au profit de la signataire de l’arrêté l’assignant à résidence ;
- la décision d’assignation à résidence est insuffisamment motivée et est entachée d’un défaut d’examen sérieux et individualisé de sa situation ;
- la décision d’assignation à résidence sera annulée par voie de conséquence de l’annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- la préfète ne démontre pas que son éloignement constituerait une perspective raisonnable ;
- la décision d’assignation à résidence est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation de sa situation / est disproportionnée ;
- la décision d’assignation à résidence porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d’aller et de venir.


Par un mémoire, enregistré le 28 mai 2026, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Roussel Cera, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de M. Roussel Cera, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.

Les parties n’étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. M. D..., de nationalité nigériane, demande au tribunal d’annuler les arrêtés du 18 mai 2026 par lesquels la préfète de la Gironde, d’une part, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et l’a interdit de retour sur le territoire français pendant trois ans et, d’autre part, l’a assigné à résidence pour une durée de 45 jours en vue de son éloignement du territoire français.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne l’arrêté lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et l’interdisant de retour sur le territoire français pendant trois ans :

2. En premier lieu, l’arrêté attaqué est signé par Mme C... B..., préfète de la Gironde, nommé par décret du 22 avril 2026 à compter du 18 mai 2026. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté attaqué ne peut qu’être écarté.

3. En deuxième lieu, l’arrêté par lequel la préfète de la Gironde lui a fait obligation de quitter le territoire français vise les textes dont il fait application, en particulier l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et fait état de la situation personnelle et familiale de M. D.... Le requérant a ainsi été mis à même d’en comprendre les motifs et de les contester utilement. En outre, cette motivation révèle que la préfète a procédé à un examen préalable de la situation personnelle de l’intéressé.

4. En troisième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».

5. Il ressort des pièces du dossier que M. D... est entré sur le territoire français à une date indéterminée. Il soutient, au demeurant sans produire aucune pièce pour l’établir, venir du Portugal, où résiderait sa compagne actuelle, et se rendre en Italie, où résideraient ses deux enfants et leur mère et où il serait demandeur d’asile. Dès lors, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, la préfète n’a pas n’a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé une atteinte disproportionnée au regard de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle n’a pas davantage entaché sa décision d’une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

6. En quatrième lieu, aux termes de l’article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : (…) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ». Aux termes de l’article L. 612-3 du même code : « Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour (…) / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (…) qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (…) ».

7. D’une part, l’arrêté par lequel la préfète de la Gironde a refusé d’accorder un délai de départ volontaire à M. D... vise les textes dont il fait application, en particulier les articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne qu’il est entré irrégulièrement sur le territoire français, sans être en possession des documents, visas et justificatifs exigés par l’article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu’il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Le requérant a ainsi été mis à même d’en comprendre les motifs et de les contester utilement. En outre, cette motivation révèle que la préfète a procédé à un examen préalable de la situation personnelle de l’intéressé.

8. D’autre part, il est constant que M. D... est entré irrégulièrement sur le territoire français, sans visa, et qu’il ne justifie pas en France d’un lieu de résidence effective. Il entrait donc dans les cas prévus aux alinéas 1° et 8° de l’article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans lesquels le risque de soustraction est constitué. En se bornant à soutenir qu’il ne présente pas de risque de fuite, il ne conteste pas utilement le motif fondant la décision en litige.

9. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit aux points 5 et 8, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, la préfète n’a pas commis d’erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. D....

10. En cinquième lieu, l’arrêté par lequel la préfète de la Gironde lui a fait obligation de quitter le territoire français vise les textes dont il fait application, en particulier l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et mentionne que M. D... n’allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d’origine. Le requérant a ainsi été mis à même d’en comprendre les motifs et de les contester utilement.

11. En sixième lieu, cette motivation révèle que la préfète a procédé à un examen préalable de la situation personnelle de l’intéressé. Si M. D... soutient que la préfète ne pouvait fixer le Nigéria comme pays à destination duquel il pourra être renvoyé sans tenir compte des éléments de sa vie privée au sein de l’espace européen, il n’apporte toutefois aucun commencement de preuve à l’appui de ses allégations concernant sa relation avec une ressortissante portugaise ainsi que s’agissant de la présence de ses enfants en Italie.

12. En septième lieu, si M. D... soutient que la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé méconnaît l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux termes duquel « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants », le moyen n’est pas assorti des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé.

13. En huitième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n’étant pas annulée, M. D... n’est pas fondé à demander l’annulation par voie de conséquence des décisions portant fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français.

14. En neuvième lieu, aux termes de l’article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour (…) ». Aux termes de l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français (…) ».

15. L’arrêté par lequel la préfète de la Gironde a fait interdiction à M. D... de retour sur le territoire français pendant trois ans vise les textes dont il fait application, en particulier les articles L. 612-6 à L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne que l’intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français à une date indéterminé, qu’il ne justifie pas de l’intensité et de l’ancienneté de ses liens en France, qu’il est sans domicile fixe ni ressources sur le territoire national, et qu’il n’a jamais fait l’objet d’une mesure d’éloignement. Le requérant a ainsi été mis à même d’en comprendre les motifs et de les contester utilement. En outre, cette motivation révèle que la préfète a procédé à un examen préalable de la situation personnelle de l’intéressé.

16. En dixième lieu, ainsi qu’il a été dit précédemment, d’une part, il est constant que M. D... est entré irrégulièrement sur le territoire français à une date indéterminée. D’autre part, il soutient, au demeurant sans produire aucune pièce pour l’établir, venir du Portugal, où résiderait sa compagne actuelle, et se rendre en Italie, où résideraient ses deux enfants et leur mère et où il serait demandeur d’asile. Dès lors, quand bien même il ne représente pas une menace pour l’ordre public, en faisait interdiction à M. D... de retour sur le territoire français pendant trois ans, la préfète n’a pas méconnu les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne l’arrêté l’assignant à résidence :

17. En premier lieu, l’arrêté attaqué est signé par Mme C... B..., préfète de la Gironde, nommé par décret du 22 avril 2026 à compter du 18 mai 2026. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté attaqué ne peut qu’être écarté.

18. En deuxième lieu, l’arrêté par lequel la préfète de la Gironde a assigné M. D... vise les textes dont il fait application, en particulier l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne qu’il fait l’objet d’une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, qu’il a remis son document transfrontières, que l’exécution de la mesure d’éloignement demeure une perspective raisonnable et qu’il ne peut dans l’immédiat ni regagner son pays d’origine ni de rendre dans un autre pays. La préfète n’était pas tenue de faire état d’éléments de sa vie privée alors que, ainsi qu’il a été dit, l’intéressé se borne à alléguer de liens au Portugal et en Italie sans apporter au demeurant aucun commencement de preuve. Le requérant a ainsi été mis à même d’en comprendre les motifs et de les contester utilement. En outre, cette motivation révèle que la préfète a procédé à un examen préalable de la situation personnelle de l’intéressé.

19. En troisième lieu, aux termes de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé (…) ».

20. Il est constant que M. D... fait l’objet d’un arrêté lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et qu’il a remis son passeport en cours de validité aux services de la préfecture. Il entrait donc dans le champ des dispositions citées au point précédent. En outre, ces dispositions n’impliquent pas que la préfète doive démontrer avoir accompli à la date de l’arrêté attaqué les diligences nécessaires à l’exécution de l’éloignement de l’intéressé, alors au demeurant que la décision d’assignation à résidence a une durée de 45 jours, renouvelable deux fois, permettant précisément l’accomplissement de ces diligences. Dans ces conditions, quand bien même l’intéressé ne représente pas une menace pour l’ordre public, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

21. En quatrième lieu, si M. D... soutient que l’arrêté attaqué pourtant une atteinte disproportionnée à sa liberté d’aller et de venir, le moyen n’est assorti d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé.


22. Il résulte de tout ce qui précède que M. D... n’est pas fondé à demander l’annulation des arrêtés attaqués. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’injonction ainsi que celles tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... D... et à la préfète de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2026.

Le magistrat désigné,




R. ROUSSEL CERALa greffière,




B. SERHIR
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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