jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2003133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP D'AVOCATS VIGO |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés sous le n° 2003133 le 20 juillet 2020 et le 27 août 2022, l'association du quartier Les Rouquettes, Mme E C, Mme D B et M. F A, représentés par la SCPA Vigo, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du conseil municipal de Cabestany du 25 février 2020 portant sur la désaffectation, le déclassement et la cession d'un chemin communal situé dans le prolongement de la rue des Caroubiers ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Cabestany une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération est entachée d'incompétence car la désaffectation relève de la compétence de la communauté urbaine ;
- la délibération est irrégulière faute d'une note de synthèse régulière adressée aux conseillers municipaux préalablement à la réunion du conseil municipal ;
- le défaut d'enquête préalable au déclassement méconnait les dispositions de l'article L. 141-3 du code de la voirie routière ;
- la délibération méconnaît l'article L. 112-8 du code de la voirie routière car les propriétaires riverains n'ont pas été invités à se porter acquéreur ;
- si la délibération a été retirée, d'autres délibérations de même sens ont été prises et sont contestées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2021, la commune de Cabestany, représentée par la SCP Vial Pech de Laclause Escale Knoepffler, conclut au non-lieu à statuer et à ce que soit mise à la charge de l'association du quartier Les Rouquettes et autres une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'un non-lieu à statuer peut être prononcé dans la mesure où la délibération en litige a été retirée.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés sous le n° 2102683 le 23 mai 2021 et le 27 août 2022, l'association du quartier Les Rouquettes, Mme E C, Mme D B et M. F A, représentés par la SCPA Vigo, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du conseil municipal de Cabestany du 25 mars 2021 portant sur le déclassement et la cession d'un chemin communal situé dans le prolongement de la rue des Caroubiers ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Cabestany une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération est irrégulière faute d'une note de synthèse régulière adressée aux conseillers municipaux préalablement à la réunion du conseil municipal ;
- le défaut d'enquête préalable au déclassement méconnait les dispositions de l'article L. 141-3 du code de la voirie routière ;
- la délibération est entachée d'un vice de procédure car elle a été prise au regard d'un avis ancien de France Domaines ;
- la délibération est entachée d'une erreur de droit et de fait car la désaffection a été prononcée sans qu'elle soit matériellement effective ;
- la délibération méconnaît l'article L. 112-8 du code de la voirie routière car les propriétaires riverains n'ont pas été invités à se porter acquéreur ;
- un détournement de pouvoir entache la délibération car l'opération a pour seul objet de satisfaire un intérêt privé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2022, la commune de Cabestany, représentée par la SCP Vial Pech de Laclause Escale Knoepffler, conclut au prononcé d'un sursis à statuer, à titre subsidiaire au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association du quartier Les Rouquettes et autres une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- un sursis à statuer peut être prononcé dans l'attente du jugement rendu dans l'instance n° 2101681 portant sur la légalité de la délibération prévoyant la désaffectation du bien en litige ;
- les moyens soulevés par l'association du quartier Les Rouquettes et autres ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lesimple, première conseillère,
- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public,
- et les observations de Me Vigo, représentant l'association du quartier les Rouquettes et autres et celles de Me Diaz, représentant la commune de Cabestany.
Une note en délibéré a été enregistrée dans l'instance 2102683 pour les requérants le 22 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par délibération du 25 février 2020 le conseil municipal de la commune de Cabestany a constaté la désaffectation du chemin communal situé dans le prolongement de la rue des Caroubiers et en a prononcé le déclassement et autorisé la cession à la société Rambier Aménagement. Par une requête n° 2003133, l'association du quartier Les Rouquettes, Mme C, Mme B et M. A, résidents voisins du chemin demandent l'annulation de cette délibération.
2. Par deux délibérations du 25 mars 2021, le conseil municipal de la commune de Cabestany a retiré la délibération précitée et a pris une nouvelle délibération, prononçant le déclassement de ce chemin et autorisant sa cession. Cette seconde délibération faisait suite à la délibération du conseil communautaire de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole du 1er février 2021 prononçant la désaffectation dudit chemin. Par une requête n° 2102683, les mêmes requérants que ceux précités demandent l'annulation de cette seconde délibération.
Sur les conclusions à fin de non-lieu à statuer dans l'instance n° 2003133 :
3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. En l'espèce, si la délibération du 25 février 2020 initialement contestée a été retirée le 25 mars 2021, il est constant que des délibérations de même portée ont par la suite été prises. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la délibération initiale, qui ont perdu leur objet. Il sera donc statué sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision au regard des moyens que les requérants ont entendu maintenir, développés dans l'instance n° 2102683.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 25 mars 2021 :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal ".
6. Il ressort de la note de synthèse adressée aux conseillers municipaux qu'elle comporte les informations permettant d'identifier le chemin dont il s'agit et présente le projet communal visant à sa désaffectation en vue de sa cession à un promoteur chargé d'aménager les parcelles mitoyennes en vue de la création de 10 logements dont deux sociaux. Par ailleurs, si les conditions matérielles de désaffectation du chemin ne sont pas précisées, il est bien souligné que celui-ci a été désaffecté par une délibération préalable du conseil communautaire. Si cette note est succincte, elle renvoie à la précédente délibération prise par le conseil municipal le 25 février 2020 qui avait le même objet et où les faits et intentions de l'espèce avaient déjà pu être exposés et débattus. En outre, si le projet d'acte de vente n'est pas joint à la note de synthèse et qu'il n'est pas précisé les conditions suspensives ou les clauses pénales de celui-ci, la note en litige mentionne la consistance du bien à céder, l'identité de l'acheteur et le prix du bien de sorte que les conseillers municipaux étaient en mesure, lors du conseil municipal, de délibérer sur les conditions de cession du bien. Enfin, les requérants ne font pas état de ce que des conseillers municipaux auraient estimé que ces informations préalables étaient insuffisantes ou qu'ils auraient sollicité, en vain, des informations complémentaires. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 141-3 du code de la voirie routière : " Le classement et le déclassement des voies communales sont prononcés par le conseil municipal. Ce dernier est également compétent pour l'établissement des plans d'alignement et de nivellement, l'ouverture, le redressement et l'élargissement des voies. Les délibérations concernant le classement ou le déclassement sont dispensées d'enquête publique préalable sauf lorsque l'opération envisagée a pour conséquence de porter atteinte aux fonctions de desserte ou de circulation assurées par la voie ".
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le chemin en litige, classé dans le domaine public de la commune en 1996, n'est pas goudronné et n'apparaît pas entretenu par la commune, contrairement aux allégations des requérants, au regard du couvert herbeux existant. Dans ces conditions, son usage par des véhicules n'est pas établi. A supposer même qu'il soit emprunté par des véhicules communaux, cette seule circonstance ne permet pas d'établir qu'il assurerait alors une fonction de circulation, au sens des dispositions précitées. D'autre part, les requérants n'apportent aucun élément au soutien de leur allégation selon laquelle ce chemin serait régulièrement emprunté par des piétons. Et, s'il ressort des pièces du dossier que ce chemin peut permettre la liaison entre deux voies de la commune, il ne s'agit pas de l'unique cheminement possible bien qu'il puisse constituer un raccourci. Néanmoins, au regard des plans versés aux débats, le chemin en litige constitue une impasse débouchant sur deux propriétés privées de sorte que cette fonction n'apparaît que comme un usage dont la pérennité n'est pas établie. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'ensemble des parcelles construites limitrophes bénéficient d'une desserte extérieure à ce chemin qui n'assure donc aucune fonction de desserte. Dans ces conditions, alors que la délibération en litige a pour objet la cession de ce chemin en vue de son incorporation à un projet d'aménagement limitrophe autorisé le 18 mai 2020 qui prévoit la création d'une voie carrossable en impasse et une restauration de la liaison piétonne existante, le déclassement en litige n'a pas pour conséquence de porter atteinte aux fonctions de desserte ou de circulation de ce chemin et il a pu être prononcé sans qu'une enquête publique soit préalablement menée. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit donc être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2141-1 du code général des propriétés des personnes publiques : " Un bien d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1, qui n'est plus affecté à un service public ou à l'usage direct du public, ne fait plus partie du domaine public à compter de l'intervention de l'acte administratif constatant son déclassement ".
10. Une décision de déclassement d'une voie communale porte par elle-même désaffectation. Si la désaffectation de la voie en litige relève de la compétence de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole, il ressort des pièces du dossier que le conseil communautaire a donné son accord à cette désaffectation par délibération du 1er février 2021. Dès lors, la circonstance, à la supposer établie, que le chemin soit effectivement utilisé par le public est sans influence sur la légalité de la désaffectation prononcée. En conséquence, le moyen tiré, par voie de l'exception, de l'illégalité de la décision préalable de désaffectation doit être écartée.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales : " () Toute cession d'immeubles ou de droits réels immobiliers par une commune de plus de 2 000 habitants donne lieu à délibération motivée du conseil municipal portant sur les conditions de la vente et ses caractéristiques essentielles. Le conseil municipal délibère au vu de l'avis de l'autorité compétente de l'Etat. Cet avis est réputé donné à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la saisine de cette autorité ".
12. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. L'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte.
13. La consultation du service des domaines, prévue par les dispositions précitées, préalablement à la délibération du conseil municipal portant sur la cession d'un immeuble ou de droits réels immobiliers par une commune de plus de 2 000 habitants ne présente pas le caractère d'une garantie. Il appartient en revanche au juge saisi d'une délibération prise en méconnaissance de cette obligation de rechercher si cette méconnaissance a eu une incidence sur le sens de la délibération attaquée.
14. En l'espèce, le service des domaines de l'Etat, qui a été saisi le 26 avril 2019, n'a pas formalisé d'avis. S'il est constant qu'après le retrait de la délibération du 25 février 2020, il n'a pas été saisi, de nouveau, avant que ne soit prise la délibération du 25 mars 2021 réitérant l'autorisation de cession contestée, cette circonstance ne permet pas de conclure à l'irrégularité de la délibération en litige. Par ailleurs, si les requérants font état d'une volatilité des prix de l'immobilier justifiant le renouvellement de la saisine du service des domaines, ils ne l'établissent nullement alors qu'il ressort des pièces du dossier que la cession en litige intervient en faveur d'un projet immobilier autorisé en mai 2020 et dont les conditions ont été arrêtées préalablement à cette date. Dès lors, l'absence du renouvellement de la saisine du service des domaines de l'Etat, préalablement à la délibération du 25 mars 2021, n'a pas eu d'influence sur le sens de la décision prise et n'entache pas d'irrégularité la délibération en litige.
15. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 112-8 du code de la voirie routière : " Les propriétaires riverains des voies du domaine public routier ont une priorité pour l'acquisition des parcelles situées au droit de leur propriété et déclassées par suite d'un changement de tracé de ces voies ou de l'ouverture d'une voie nouvelle. Le prix de cession est estimé, à défaut d'accord amiable, comme en matière d'expropriation. Si, mis en demeure d'acquérir ces parcelles, ils ne se portent pas acquéreurs dans un délai d'un mois, il est procédé à l'aliénation de ces parcelles suivant les règles applicables au domaine concerné. () ".
16. Le déclassement en litige ne résulte pas d'un changement de tracé de la voie publique ou de l'ouverture d'une voie nouvelle, de sorte que le chemin, dont la cession est autorisée, ne constitue pas un délaissé de voirie dont l'acquisition aurait dû être proposée en priorité aux propriétaires riverains. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
17. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que le déclassement du chemin en litige a pour objet sa cession à un promoteur privé afin d'être intégré à un projet d'aménagement de plusieurs parcelles vierges sur lesquelles seront construites dix logements dont deux sociaux, dix-huit places de stationnement, une voie de desserte et un cheminement piétonnier. Alors que le projet en litige participe au projet d'aménagement urbain de la commune et permet la réhabilitation du chemin existant, sa cession n'est pas prise pour des motifs étrangers à l'intérêt général et le moyen tiré du détournement de pouvoir doit donc être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de prononcer un sursis à statuer, que les conclusions de l'association du quartier Les Rouquettes et autres, tendant à l'annulation de la délibération du conseil municipal de Cabestany du 25 mars 2021 doivent être rejetées.
Sur les frais liés du litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chaque partie la charge des frais exposés en défense et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 2003133 présentée par l'association du quartier Les Rouquettes et autres.
Article 2 : La requête n° 2102683 présentée par l'association du quartier Les Rouquettes et autres est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Cabestany sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association du quartier Les Rouquettes en sa qualité de représentant unique et à la commune de Cabestany.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Eric Souteyrand, président,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Mme Audrey Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
La rapporteure,
A. Lesimple Le président,
E. Souteyrand
La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er décembre 2022.
La greffière,
M-A. Barthélémy
2,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026