mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2003512 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ANAV-ARLAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 août 2020 et le 1er mars 2021, M. A C, représenté par Me Arnav-Arlaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2020 du service des retraites de l'Etat portant certificat d'inscription au grand livre de la dette publique lui attribuant une allocation temporaire d'invalidité (ATI) à un pourcentage indemnisable de 34 % du 21 mars 2018 au 20 mars 2023 ;
2°) d'enjoindre à l'administration, sous astreinte, de liquider l'ATI en y portant de 10 % à 20 % le taux attribué au titre de l'épaule gauche, et de 0 % à 3 % le taux attribué au titre du genou gauche ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant dire droit une expertise afin de déterminer le taux indemnisable ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté attaqué ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé en fait et en droit ;
- cet arrêté est entaché de vices de procédure dès lors, premièrement, qu'il n'est pas démontré que l'administration a tenu compte de son recours contre l'avis rendu le 23 mai 2019 par la commission de réforme, deuxièmement, qu'il n'a reçu le courrier de convocation à la commission de réforme du 23 mai 2019 que le 18 mai 2019, et troisièmement, qu'aucun médecin spécialiste n'était présent à cette commission ;
- le taux de 34 % retenu pour l'ATI est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, des articles 1er et 5 du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960, et de l'article du décret n° 68-756 du 13 août 1968.
Par des mémoires, enregistrés le 27 janvier 2021 et le 14 avril 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rabaté ;
- les conclusions de Mme Ruiz, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Lucas, pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, professeur certifié de l'éducation nationale enseignant les sciences de la vie et de la terre (SVT), demande l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2020 du service des retraites de l'Etat portant certificat d'inscription au grand livre de la dette publique lui attribuant une allocation temporaire d'invalidité (ATI) à un pourcentage indemnisable de 34 % du 21 mars 2018 au 20 mars 2023.
2. Aux termes de l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa version en vigueur jusqu'au 1er mars 2022 : " Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 % ou d'une maladie professionnelle peut prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dont le montant est fixé à la fraction du traitement minimal de la grille mentionnée à l'article 15 du titre Ier du statut général, correspondant au pourcentage d'invalidité. / Les conditions d'attribution ainsi que les modalités de concession, de liquidation, de paiement et de révision de l'allocation temporaire d'invalidité sont fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine également les maladies d'origine professionnelle ". Aux termes du premier alinéa de l'article 5 du décret du 6 octobre 1960 portant règlement d'administration publique pour l'application des dispositions de l'article 23 bis de l'ordonnance n° 59-244 du 4 février 1959 relative au statut général des fonctionnaires : " L'allocation temporaire d'invalidité est accordée pour une période de cinq ans. A l'expiration de cette période, les droits du fonctionnaire font l'objet d'un nouvel examen dans les conditions fixées à l'article 3 ci-dessus et l'allocation est attribuée sans limitation de durée () sur la base du nouveau taux d'invalidité constaté ou, le cas échéant supprimée ".
3. Aux termes de l'article L. 31 du code des pensions civiles et militaires de retraite dans sa version en vigueur du 9 juillet 1980 au 1er février 2022 : " La réalité des infirmités invoquées, la preuve de leur imputabilité au service, le taux d'invalidité qu'elles entraînent, l'incapacité permanente à l'exercice des fonctions sont appréciés par une commission de réforme selon des modalités qui sont fixées par un décret en Conseil d'Etat. / Le pouvoir de décision appartient, dans tous les cas, au ministre dont relève l'agent et au ministre des finances. / () ". Aux termes de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme () dans sa version en vigueur du 24 février 2019 au 14 mars 2022 : " La commission de réforme est consultée notamment sur : / () / 4. La reconnaissance et la détermination du taux de l'invalidité temporaire ouvrant droit au bénéfice de l'allocation d'invalidité temporaire prévue à l'article 8 bis du décret du 26 octobre 1947 modifié susvisé ; / () ".
4. Lorsqu'il est saisi d'un litige en matière d'allocation temporaire d'invalidité, il appartient au juge administratif, en sa qualité de juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, et aussi, le cas échéant, d'apprécier, s'il est saisi de moyens en ce sens ou au vu de moyens d'ordre public, la régularité de la décision en litige.
5. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : () 2° () les chefs des services à compétence nationale (). ".
6. L'arrêté attaqué du 8 juin 2020 est signé par M. G B, administrateur hors classe de l'institut national de la statistique et des études économiques, nommé chef du service des retraites de l'Etat, service à compétence nationale rattaché au directeur général des finances publiques, à l'administration centrale du ministère de l'action et des comptes publics, pour une durée d'un an, à compter du 24 octobre 2019 en vertu d'un arrêté du 24 octobre 2019, publié au Journal officiel du 26 octobre suivant. M. B était habilité à signer l'acte contesté, au nom du ministre et par délégation les actes relatifs aux affaires du service placé sous son autorité, en application du 2° de l'article 1er précité. Par suite, le moyen tiré de l'absence de délégation régulière pour signer de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ".
8. En l'espèce, l'arrêté attaqué du 8 juin 2020 comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise en particulier les dispositions de l'article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 dont il est fait application. Il précise en outre la date de jouissance initiale au 1er juillet 2010, la révision pour nouveau fait générateur et le pourcentage indemnisable de 34 % retenu. En outre, le requérant a reçu, d'une part, l'avis rendu le 23 mai 2019 par la commission de réforme, qu'il a contesté par courrier du 21 juin 2019, notamment au titre du pourcentage indemnisable, et d'autre part, un courrier du 6 juin 2019 du recteur de l'académie d'Aix-Marseille détaillant l'avis rendu le 23 mai 2019 par la commission de réforme. Il a ainsi été mis en mesure de comprendre et de contester l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit, en tout état de cause, être écarté.
9. En troisième lieu, il ressort des pièces versées au dossier par le requérant que, par courrier du 21 juin 2019, reçu par le rectorat le 24, M. C a formé un recours contre l'avis rendu le 23 mai 2019 par la commission de réforme, et que, par courrier du 12 juillet 2019, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a rejeté cette contestation. Le requérant n'établit pas que l'absence de prise en compte de sa contestation formée le 24 juin 2019 contre l'avis rendu le 23 mai 2019 par la commission de réforme est de nature à entacher d'un vice de procédure la décision attaquée du 8 juin 2020.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 19 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme () dans sa version en vigueur du 1er mars 2000 au 14 mars 2022 : " () / Le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de la partie administrative de son dossier. Un délai minimum de huit jours doit séparer la date à laquelle cette consultation est possible de la date de la réunion de la commission de réforme ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / () / Le secrétariat de la commission de réforme informe le fonctionnaire : / -de la date à laquelle la commission de réforme examinera son dossier ; / -de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de se faire entendre par la commission de réforme, de même que de faire entendre le médecin et la personne de son choix. / () ".
11. Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
12. Par courrier daté du 13 mai 2019, M. C a été informé de la tenue le 23 mai 2019 de la commission de réforme appelée à examiner son dossier et de ses droits afférents. Il ressort du procès-verbal de cette commission que le requérant était présent et assisté du docteur E, médecin de son choix. Ainsi, alors même que le requérant soutient que le courrier du 13 mai 2019 ne lui a été remis que le 18 mai 2019, soit moins de huit jours avant la date de la commission de réforme, il n'établit pas que cette circonstance a été, en l'espèce, de nature à exercer une influence sur le sens de la décision attaquée ou qu'elle l'a privé d'une garantie. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré du vice de procédure au regard du délai de consultation du dossier.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article 19 du décret du 14 mars 1986 précité dans sa version en vigueur du 1er mars 2000 au 14 mars 2022 : " La commission de réforme ne peut délibérer valablement que si la majorité absolue des membres en exercice assiste à la séance ; un praticien de médecine générale ou le spécialiste compétent pour l'affection considérée doit participer à la délibération. / () / Lorsqu'un médecin spécialiste participe à la délibération conjointement avec les deux praticiens de médecine générale, l'un de ces deux derniers s'abstient en cas de vote. / () ".
14. Dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée est nécessaire pour éclairer l'examen du cas du fonctionnaire, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.
15. Lors de sa séance du 23 mai 2019, la commission de réforme était composée, notamment, de deux médecins généralistes. Il ressort du procès-verbal de cette commission qu'elle disposait, notamment, de l'expertise rendue le 21 mars 2018 par le docteur F, médecin rhumatologue. Ainsi l'absence d'un médecin spécialiste n'a pas été de nature à priver M. C d'une garantie et n'a pu entacher la procédure suivie devant la commission de réforme d'irrégularité. Dans ces conditions, il y a lieu d'écarter le moyen tiré du vice de procédure au regard de l'absence d'un médecin spécialiste.
16. En dernier lieu, M. C a été victime le 6 février 2007 d'un premier accident du travail. Cet accident ayant été déclaré consolidé avec un taux d'invalidité permanente partielle (IPP) de 15% pour l'épaule gauche du requérant, de 6% pour son rachis cervical et crânien et de 5% pour douleur et enraidissement du pouce droit, une allocation temporaire d'invalidité (ATI) lui a été attribuée du 1er juillet 2010 au 30 juin 2015 au taux de 25 %, par un arrêté du 16 août 2011. Par un arrêté du 9 janvier 2017, ce taux a été porté à 31% à compter du 1er juillet 2015 sans limitation de durée, à raison de 15% pour l'épaule gauche, de 9% pour le traumatisme crânien, de 5% pour les séquelles ophtalmologiques, et de 5% pour le pouce droit. M. C a été victime le 24 mai 2016 d'un second accident du travail. Dans son rapport d'expertise rendu le 21 mars 2018, le docteur F, médecin rhumatologue, a conclu à la consolidation de l'état de santé de M. C au 21 mars 2018 avec un taux d'IPP de 20% pour l'épaule gauche (dont 15 % résultant de l'état antérieur non dissociable lié à l'accident du 6 février 2007) et de 5 % pour atteinte neurologique de la même épaule et de 3% pour le genou gauche. Par son avis rendu le 23 mai 2019, la commission de réforme a indiqué des taux de 15 % pour l'épaule gauche, de 6 % pour les séquelles de trauma rachidien et crânien, de 5 % pour l'enraidissement du pouce et de 5% de quadranopsie temporale œil gauche. Par l'arrêté attaqué du 8 juin 2020, le service des retraites de l'Etat a notifié à M. C une allocation temporaire d'invalidité (ATI) au taux de 34 % du 21 mars 2018 au 20 mars 2023. Par les pièces qu'il verse au dossier, le requérant ne conteste pas utilement le taux global retenu. Par suite, c'est par une exacte application de l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 que l'administration a fixé à 34 % le taux de son allocation temporaire d'invalidité (ATI).
17. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise afin de déterminer le taux indemnisable de son ATI, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent aussi être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de l'audience publique du 29 juin 2022 à laquelle siégeaient :
M. Rabaté, président,
Mmes D et Bayada, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 202Le rapporteur,
V. Rabaté
L'assesseur le plus ancien
C. D
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 juillet 202La greffière,
B. Flaesch
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026