jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2004312 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | AURELIE TARDY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er octobre 2020 et 2 mars 2021, Mme D A, M. C A, son époux, et MM. Quentin et Théo A, ses enfants, représentés E, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2020 par laquelle la directrice des ressources humaines et de la formation du centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a rejeté le recours gracieux formé le 21 juillet 2020 contre la décision du 1er juillet 2020 par laquelle cette même autorité a prononcé le licenciement de Mme A et sa radiation des cadres à compter du 10 juin 2020 ;
2°) de condamner le CHU de Montpellier à verser à Mme A une indemnité de licenciement de 15 628,04 euros ;
3°) de condamner le CHU de Montpellier à verser à Mme A la somme de 5 000 euros au titre de son préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, la somme de 8 077,27 euros au titre de ses pertes de revenus actuelles et la somme de 109 092,48 euros au titre de ses pertes de revenus futures ;
4°) de condamner le CHU de Montpellier à verser à M. C A une somme de 2 500 euros et à MM. Théo et Quentin A une somme de 2 000 euros chacun au titre de leur préjudice moral respectif ;
5°) de mettre à la charge du CHU de Montpellier une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les frais de médiation exposés.
Ils soutiennent que :
- la décision prononçant son licenciement est illégale compte tenu de la prolongation jusqu'au 24 août 2020 du délai qui lui était imparti pour solliciter sa réintégration ou le prolongement de sa mise en disponibilité en application des dispositions de l'article 8 de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation compte tenu de ce que parallèlement elle faisait l'objet d'une sanction disciplinaire d'exclusion des fonctions pour une durée de 24 mois qui a été suspendue jusqu'à la fin de sa période de disponibilité en cours, de sorte qu'elle n'était pas tenue de solliciter sa réintégration ni le prolongement de sa mise en disponibilité ;
- à supposer que le licenciement soit fondé sur la faute tenant au cumul d'activités, elle conduit à la sanctionner deux fois pour les mêmes faits ;
- la décision de licenciement aurait dû être précédée de la communication de son dossier individuel et d'un entretien préalable en application des articles 37 et 42 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- son licenciement pour faute présente un caractère disproportionné ;
- elle peut prétendre au bénéfice de l'indemnité de licenciement prévue par l'article 45 du décret du 15 février 1988 pour un montant de 15 628,04 euros ;
- son licenciement fautif lui a causé un préjudice moral qui peut être évalué à la somme de 5 000 euros ainsi qu'un préjudice moral à son époux évalué à la somme de 2 500 euros et à chacun de ses enfants évalué à la somme de 2 000 euros chacun ;
- elle justifie d'une perte de revenus actuelle de 16 625,04 euros et une perte de revenus future de 109 092,48 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2021, le CHU de Montpellier, représenté par la SCP VPNG et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, les conclusions indemnitaires sont irrecevables faute de liaison du contentieux, de même que les conclusions nouvelles tendant à l'indemnisation du préjudice moral des enfants ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête sont infondés tandis que le lien de causalité entre la décision contestée et les préjudices moral et financier n'est pas démontré et que les chefs de préjudice ne sont pas établis.
Par ordonnance du 15 juin 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 juillet 2021.
Des mémoires présentés pour M. et Mme A ont été enregistrés les 17 et 18 octobre 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'ont pas été communiqués.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- l'ordonnance n°2020-560 du 25 mars 2020 fixant les délais applicables à diverses procédures pendant la période d'urgence sanitaire ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Goursaud, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Tardy, représentant M. et Mme A, et celles de Me Constans, représentant le CHU de Montpellier.
Une note en délibéré, produite pour M. et Mme A, a été enregistrée le 20 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est aide-soignante titulaire auprès du CHU de Montpellier. A sa demande, elle a été placée en position de disponibilité pour convenances personnelles pour une durée de six mois à compter du 10 décembre 2019, par décision du 3 octobre 2019. Parallèlement, l'employeur a engagé une procédure disciplinaire à son encontre pour avoir exercé pendant sept ans sans déclaration ni autorisation préalable une activité privée de ménage et repassage à domicile et, par décision du 20 novembre 2019, a prononcé son exclusion temporaire de fonctions pour une durée de vingt-quatre mois à compter du 22 novembre 2019. Par décision du 30 décembre 2019, le directeur général de l'établissement a suspendu l'exécution de sa sanction disciplinaire pour la durée de sa mise en disponibilité. Par décision du 1er juillet 2020, la directrice des ressources humaines du CHU de Montpellier a prononcé la radiation de Mme A des cadres de l'établissement, en l'absence de demande de renouvellement de sa disponibilité présentée par l'intéressée dans les délais légaux. Par courrier du 21 juillet 2020, Mme A a formé un recours gracieux contre cette décision qui a été rejeté par décision du 3 août 2020. M. et Mme A demandent au tribunal d'annuler cette décision et de condamner le CHU de Montpellier à les indemniser des préjudices subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. A titre liminaire, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 3 août 2020, la directrice des ressources humaines du CHU de Montpellier a rejeté le recours gracieux exercé par Mme A contre son licenciement. Dès lors, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de cette décision doivent être interprétées comme étant également dirigées contre la décision du 1er juillet 2020 qui a fixé sa radiation des cadres au 10 juin 2020.
4. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire, " I. Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus. / II. Les dispositions du présent titre ne sont pas applicables : () 3°bis Aux délais dont le respect conditionne l'accès aux corps, cadres d'emploi, emplois ou grades de la fonction publique ainsi que le bénéfice de mutations, détachements, mises à disposition ou autres affectations des agents publics. " L'article 8 de cette même ordonnance prévoit : " Lorsqu'ils n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020, les délais imposés par l'administration, conformément à la loi et au règlement, à toute personne pour réaliser des contrôles et des travaux ou pour se conformer à des prescriptions de toute nature sont, à cette date, suspendus jusqu'à la fin de la période mentionnée au I de l'article 1er, sauf lorsqu'ils résultent d'une décision de justice. / Le point de départ des délais de même nature qui auraient dû commencer à courir pendant la période mentionnée au I de l'article 1er est reporté jusqu'à l'achèvement de celle-ci () ".
5. La demande de réintégration ou de renouvellement de la disponibilité qui doit être présentée par le fonctionnaire dans un délai de deux mois au moins avant l'expiration de la période de disponibilité en cours selon les termes de l'article 37 du décret du 13 octobre 1988 susvisé doit être regardée comme un acte conditionnant le bénéfice de cette affectation du fonctionnaire au sens de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 précitée et, par suite, fait partie des exceptions limitativement énumérées par cet article. Il en résulte que le moyen tiré de ce que le délai était imparti à Mme A pour solliciter sa réintégration ou le prolongement de sa mise en disponibilité aurait couru jusqu'au 24 août 2020 doit être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 62 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière dans sa version applicable au litige : " La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors de son établissement, cesse de bénéficier, dans cette position, de ses droits à l'avancement et à la retraite. / La disponibilité est prononcée soit à la demande de l'intéressé, soit d'office () ". Aux termes de l'article 31 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition, dans sa version applicable au litige : " La mise en disponibilité peut être accordée, sur demande du fonctionnaire et sous réserve des nécessités du service, dans les cas suivants : () / 2° Pour convenances personnelles : la durée de la disponibilité ne peut, dans ce cas, excéder trois ans ; la disponibilité est renouvelable, mais ne peut dépasser au total dix années pour l'ensemble de la carrière ". Aux termes de l'article 37 du décret du 13 octobre 1988 précité : " Deux mois au moins avant l'expiration de la période de disponibilité en cours, le fonctionnaire doit solliciter soit le renouvellement de sa disponibilité soit sa réintégration. Faute d'une telle demande, l'intéressé est rayé des cadres, à la date d'expiration de la période de disponibilité () ". En application de l'article 24 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, la non-réintégration à l'issue d'une période de disponibilité entraîne radiation des cadres et perte de la qualité de fonctionnaire.
7. Lorsqu'un fonctionnaire hospitalier en disponibilité pour convenances personnelles n'a sollicité ni le renouvellement de sa disponibilité, ni sa réintégration dans les conditions prévues par les dispositions précitées, une mesure de radiation des cadres peut être régulièrement prononcée si l'agent concerné a été avisé qu'il devait informer son administration de ses intentions deux mois avant l'expiration de la période de disponibilité en cours et, qu'à défaut, il encourt une telle radiation. L'administration n'est pas tenue de rappeler à l'agent ses obligations vis-à-vis de son employeur avant de prononcer sa radiation des cadres à condition de l'avoir préalablement averti expressément qu'aucune lettre de rappel ne lui serait envoyée.
8. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 3 octobre 2019 par laquelle la directrice des ressources humaines du CHU de Montpellier a accordé à Mme A son placement en position de disponibilité pour convenances personnelles pour une durée de six mois à compter du 10 décembre 2019, indiquait dans l'article 2 de son dispositif qu'il lui appartiendrait d'aviser l'administration de ses intentions deux mois avant l'expiration de la période de disponibilité, lui précisant qu'aucune lettre de rappel ne lui serait adressée et que, faute pour elle de demander soit sa réintégration soit une nouvelle mise en disponibilité dans les délais légaux, elle serait rayée des cadres. Si la requérante fait valoir qu'elle a pu légitimement considérer que, compte tenu de l'intervention de la décision du 30 décembre 2019 suspendant sa sanction disciplinaire d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de vingt-quatre mois jusqu'au terme de la période de mise en disponibilité, ce délai de prévenance était devenu sans objet en raison de son impossibilité de reprendre ses fonctions d'aide-soignante, il lui appartenait toutefois d'aviser l'établissement de son intention afin de lui permettre de la placer dans une position régulière. Dans ces conditions, et alors que la procédure de mise en disponibilité et la procédure disciplinaire constituent des procédures indépendantes et distinctes, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le centre hospitalier aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
9. De même, si la décision contestée a été maladroitement intitulée " licenciement ", elle se borne toutefois à tirer les conséquences de l'absence de demande de réintégration ou de prolongement de la mise en disponibilité de l'agent, ainsi que lui en faisaient obligation les dispositions précitées de l'article 37 du décret du 13 octobre 1988 et de l'article 24 de la loi du 13 juillet 1983 et ne saurait s'analyser comme un licenciement. Il s'ensuit que M. et Mme A ne sont pas davantage fondés à faire valoir que Mme A aurait été sanctionnée deux fois pour les mêmes faits, ni davantage que la décision attaquée présenterait un caractère disproportionné.
10. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 37 et 42 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 en l'absence de communication du dossier individuel et d'un entretien préalable au licenciement sont inopérants dès lors que ces dispositions sont relatives aux éléments de la procédure de licenciement des agents contractuels de la fonction publique territoriale, alors en tout état de cause et ainsi qu'il a été exposé au point précédent que la décision contestée n'est pas constitutive d'un licenciement pour faute.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions contestées.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. L'illégalité de la décision du 1er juillet 2020 portant radiation des cadres de Mme A n'étant pas établie, les requérants ne sont pas fondés à demander la condamnation du CHU de Montpellier à raison d'une illégalité fautive, ni en tout état de cause, à solliciter le versement d'une indemnité de licenciement.
Sur les frais liés aux litiges :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du CHU de Montpellier qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que M. et Mme A demandent au titre des frais exposés. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le CHU de Montpellier et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : M. et Mme A verseront au CHU de Montpellier une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, première dénommée, et au centre hospitalier universitaire de Montpellier.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
Le rapporteur,
F. Goursaud
La présidente,
L. Rigaud
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 novembre 2022.
La greffière,
M. B 00aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609415
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B..., qui demandait au juge de constater un refus implicite de la préfecture et de lui enjoindre de prendre une décision explicite. Le tribunal a rappelé que, hors procédures spécifiques, il ne peut être saisi que de recours en annulation ou en indemnisation, et qu'il n'a pas compétence pour adresser des injonctions à l'administration ou se substituer à elle. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602574
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande, qui visait à obtenir la suspension d'une procédure administrative non identifiée et des mesures liées au contradictoire, était dépourvue de toute précision. Le juge a également relevé que, si la requérante entendait contester une procédure judiciaire en cours devant la cour d'appel de Nîmes, ces conclusions relevaient de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.
01/06/2026