jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2005825 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP CAUDRELIER-CANIEZ-ESTEVE |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2020 sous le n° 2005825, la société civile immobilière Des Cocks, représentée par la SCP Joseph-Barloy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2020 par lequel le maire de la commune de Lignan-sur-Orb a délégué, au nom de la commune, à l'établissement public foncier d'Occitanie l'exercice du droit de préemption urbain à l'occasion de l'aliénation du bien cadastré section AH n°1, d'une surface de 1986 m², sis au 472 avenue Jean-Moulin sur le territoire de la commune, ensemble la décision par laquelle le maire a implicitement rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 17 août 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Lignan-sur-Orb une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle détient un intérêt à agir contre l'arrêté municipal dès lors qu'elle s'est portée acquéreur du bien immobilier en litige et une promesse unilatérale d'achat du bien a été établie le 5 septembre 2019 ;
- les délais de recours contentieux prorogés en application de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ont été respectés ;
- l'arrêté du 8 avril 2020 est entaché d'incompétence dès lors que par délibération du 27 février 2018 le conseil municipal de Lignan-sur-Orb a annulé les délibérations antérieures et notamment celle du 15 avril 2014 par laquelle il avait donné délégation au maire pour exercer, au nom de la commune, le droit d préemption sur son territoire ;
- il est contraire aux règles de procédures fixées par l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales ; en effet, le 15 avril 2014, le conseil municipal déléguait au maire de la commune les 24 compétences énumérées par l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales mais ce dernier n'a pas fixé les conditions de la subdélégation par le maire de ces droits de sorte qu'il ne pouvait pas subdéléguer ;
- l'arrêté qui subdélègue le droit de préemption à l'occasion de l'aliénation d'un bien particulier doit s'analyser en décision administrative individuelle et devait être notifié, préalablement, au propriétaire vendeur du bien préempté.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2021, la commune de Lignan-sur-Orb, représentée par la SCP Caudrelier-Caniez-Esteve, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société civile immobilière Des Cocks ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2021, l'établissement foncier public d'Occitanie, représenté par la Selarl Parme avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société civile immobilière Des Cocks ne sont pas fondés.
II°) Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2020 sous le n° 2005923, la société civile immobilière Des Coks, représentée par la SCP Joseph-Barloy, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 avril 2020 par laquelle la directrice de l'établissement public foncier d'Occitanie s'est portée acquéreur par exercice du droit de préemption urbain de la parcelle cadastrée AH sise au 472 avenue Jean Moulin à Lignan-sur-Orb ;
2°) de mettre à la charge de l'établissement public foncier d'Occitanie une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle détient intérêt à agir et a respecté les délais de recours contentieux ;
- la décision de préemption est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'arrêté municipal du 8 avril 2020 subdéléguant le droit de préemption à l'établissement public foncier d'Occitanie à l'occasion de l'aliénation du bien immobilier préempté ; cette délibération est illégale puisque le conseil municipal a, par délibération du 27 février 2018, annulé celle du 15 avril 2014 délégant au maire l'exercice du droit de préemption ; en outre, cet arrêté est illégal dès lors que le conseil municipal n'a pas défini les conditions de subdélégations en méconnaissance de l'article L. 52122-22 15° du code général des collectivités territoriales ;
- la convention opérationnelle n° 0351HR2018 " rue Elie Guibert " ne pouvait servir de fondement à la préemption dès lors que, d'une part, elle est illégale, elle a été signée par le maire de la commune en l'absence de toute autorisation en ce sens du conseil municipal et sans qu'une quelconque validation postérieure à la signature soit intervenue, et d'autre part, elle est frappée de caducité ; en effet aux termes de l'article 4.1 de cette convention la commune s'engageait dans le courant de deux premières années de l'exécution de cette convention à " définir son projet d'aménagement en réalisant l'ensemble des études nécessaires et à les faire valider par le conseil municipal " et " à mettre en place les premiers outils opérationnels et fonciers en vue de la réalisation de son projet dès validation de celui-ci par le conseil municipal ".
Par un mémoire, enregistré le 3 mai 2021, le préfet de l'Hérault s'en remet aux observations de la commune de Lignan-sur-Orb et de l'établissement public foncier d'Occitanie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2021, la commune de Lignan-sur-Orb, représentée par la SCP Caudrelier-Caniez-Esteve, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société civile immobilière Des Coks ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2021, l'établissement public foncier d'Occitanie, représenté par la Selarl Parme Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Des Coks une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société civile immobilière Des Coks ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pastor, première conseillère,
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique,
- les observations de Me Caudrelier, représentant la commune de Lignan-sur-Orb et celles de Mme A, représentant l'établissement public foncier d'Occitanie.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière Des Coks s'est portée acquéreur d'une parcelle cadastrée section AH n° 1 d'une superficie de 1 986 m² sise au 472 avenue Jean Moulin sur le territoire de la commune de Lignan-sur-Orb. Toutefois par décision du 23 avril 2020, l'établissement public foncier d'Occitanie a préempté ce bien. Par la requête susvisée, n° 2005825, la société demande d'annuler l'arrêté municipal par lequel le maire de la commune de Lignan-sur-Orb a délégué, au nom de la commune, l'exercice du droit de préemption urbain à l'établissement public foncier d'Occitanie à l'occasion de l'aliénation dudit bien. Par la requête susvisée, n° 2005923, la société demande l'annulation de la décision du 23 avril 2020 de préemption.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n°s 2005825 et 2005923 présentées par la société civile immobilière Des Coks appellent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la légalité de l'arrêté municipal du 8 avril 2020 :
3. En premier lieu, la société requérante soutient que l'arrêté du 8 avril 2020 est entaché d'incompétence dès lors que le maire de Lignan-sur-Orb ne pouvait pas subdéléguer le droit de préemption urbain puisqu'il ne détenait plus, depuis le 27 février 2018, de délégation de son conseil municipal en la matière. Il ressort des pièces du dossier que, par délibération du 15 avril 2014, le conseil municipal a donné délégation à son maire pour l'exercice, au nom de la commune, du droit de préemption sur son territoire. Par délibération du 27 février 2018, il a instauré le droit de préemption urbain sur la totalité des zones U et AU du plan local d'urbanisme approuvé. S'il est vrai que cette délibération précise qu'elle annule et remplace toutes les délibérations antérieures prises sur le même droit de préemption urbain, il résulte des termes mêmes de celle-ci, qui vise la délibération du 15 avril 2014, que cette mention n'a pas pour effet de retirer la délégation ainsi faite au maire d'exercice du droit de préemption au nom de la commune, seuls les périmètres de délimitation d'exercice de ce droit ayant été revus et arrêtés, annulant les précédents. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale dont serait entaché l'arrêté municipal doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, () par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () / 15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues à l'article L. 211-2 ou au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal ". Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 2122-23 du même code : " Le conseil municipal peut toujours mettre fin à la délégation ". L'article L. 211-2 du code de l'urbanisme prévoit que : " Lorsque la commune fait partie d'un établissement public de coopération intercommunale y ayant vocation, elle peut, en accord avec cet établissement, lui déléguer tout ou partie des compétences qui lui sont attribuées par le présent chapitre ". Le premier alinéa de l'article L. 213-3 du même code dispose que : " Le titulaire du droit de préemption peut déléguer son droit à l'État, à une collectivité locale, à un établissement public y ayant vocation ou au concessionnaire d'une opération d'aménagement. Cette délégation peut porter sur une ou plusieurs parties des zones concernées ou être accordée à l'occasion de l'aliénation d'un bien. Les biens ainsi acquis entrent dans le patrimoine du délégataire ". Il résulte de ces dispositions que le conseil municipal a la possibilité de déléguer au maire, pour la durée de son mandat, en conservant la faculté de mettre fin à tout moment à cette délégation, d'une part, l'exercice des droits de préemption dont la commune est titulaire ou délégataire, afin d'acquérir des biens au profit de celle-ci, et, d'autre part, le cas échéant aux conditions qu'il détermine, le pouvoir de déléguer l'exercice de ces droits à certaines personnes publiques ou au concessionnaire d'une opération d'aménagement à l'occasion de l'aliénation d'un bien particulier, pour permettre au délégataire de l'acquérir à son profit. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées qu'un maire peut se voir déléguer. Le conseil municipal qui délègue au maire l'exercice du droit de préemption urbain n'est pas tenu de fixer des conditions particulières à cette délégation.
5. Le conseil municipal de la commune de Lignan-sur-Orb, en ne définissant pas de telles conditions dans la délibération du 15 avril 2014, doit être regardé comme n'ayant pas entendu soumettre l'exercice par le maire de cette subdélégation à des conditions particulières. Par suite, contrairement à ce que soutient la société requérante, aucune délibération spécifique du conseil municipal définissant les hypothèses dans lesquelles le maire de la commune pouvait à son tour déléguer le droit de préemption de la commune aux mandataires visés par l'article L. 213-3 du code de l'urbanisme, n'était en l'espèce nécessaire. Ce moyen doit donc être écarté.
6. Enfin, aux termes de l'article L. 213-3 du code de l'urbanisme : " Le titulaire du droit de préemption peut déléguer son droit à l'Etat, à une collectivité locale, à un établissement public y ayant vocation ou au concessionnaire d'une opération d'aménagement. ". Il est vrai que les décisions individuelles par lesquelles un établissement public délégataire exerce, en application des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 213-3 du code de l'urbanisme, le droit de préemption au nom d'une commune, ne peuvent être compétemment prises par cet établissement avant l'entrée en vigueur de l'acte réglementaire lui déléguant l'exercice du droit de préemption. Toutefois, l'absence d'entrée en vigueur de l'arrêt municipal attaqué est, en tout état de cause, sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté municipal n'aurait pas été notifié au propriétaire vendeur ne pourra qu'être écarté.
S'agissant de la légalité de la décision de préemption :
7. En premier lieu, le moyen tiré de l'illégalité de la décision de préemption par la voie de l'exception de l'illégalité de l'arrêté municipal du 8 avril 2020 du fait de l'incompétence de son auteur doit être écarté par les mêmes motifs que ceux exposés aux points 3 à 5.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision de préemption prise par l'établissement public foncier d'Occitanie l'a été sur le fondement de la convention opérationnelle n°0351HR2018. Par délibération du 7 novembre 2017, le conseil municipal de Lignan-sur-Orb a autorisé son maire à signer, au nom de la commune, cette convention opérationnelle. Par suite, le moyen tiré de ce que le maire n'était pas habilité à cet effet par la commune manque, en tout état de cause, en fait.
8. Enfin, la convention opérationnelle " rue Elie Guibert " signée le 17 janvier 2018 entre la commune Lignan-sur-Orb, la communauté d'agglomération de Béziers-Méditerranée et l'établissement public foncier d'Occitanie a pour objet selon son article 1er, de confier à l'établissement public une mission d'acquisitions foncières sur le secteur Rue Elie Guibert en vue de réaliser une opération d'aménagement comprenant du logement, dont au moins 25 % de logements locatifs sociaux, des équipements publics et éventuellement des locaux destinés à une ou plusieurs activités commerciales. Cette convention, qui ne présente pas un caractère réglementaire, se borne à régir les relations entre l'établissement public foncier d'Occitanie et les collectivités. La décision de préemption attaquée ne forme pas avec cette délibération une opération unique. Elle ne trouve pas davantage sa base légale dans cette délibération et ne constitue pas un acte d'application de ces mesures. Par suite, la société requérante ne peut utilement exciper de son illégalité pour demander l'annulation de la décision en litige.
10. En tout état de cause, il résulte de l'article 2 de cette convention qu'elle est conclue pour une durée de 5 ans de sorte que la société requérante ne saurait soutenir qu'elle serait frappée de caducité. La circonstance, au demeurant, non démontrée, et sérieusement contestée par la commune, que cette dernière n'aurait pas respecté ses engagements est sans incidence sur la durée de validité de cette convention.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la société civile immobilière Des Coks n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté municipal du 8 avril 2020 et de la décision de préemption du 23 avril 2020.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Lignan-sur-Orb et de l'établissement public foncier d'Occitanie, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme demandée par la société requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société civile immobilière Des Coks une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Lignan-sur-Orb et une somme de 1 000 euros à verser à l'établissement public foncier d'Occitanie au titre des frais non compris dans les dépens qu'ils ont exposés pour assurer leur défense dans ces deux affaires.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes susvisées présentées par la société civile immobilière Des Coks sont rejetées.
Article 2 : La société civile immobilière Des Coks versera la somme de 1 000 euros à la commune de Lignan-sur-Orb au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La société civile immobilière Des Coks versera la somme de 1 000 euros à l'établissement public foncier d'Occitanie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Des Coks, à la commune de Lignan-sur-Orb et à l'établissement public foncier d'Occitanie.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
La rapporteure
I. Pastor La présidente,
L. Rigaud
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 novembre 2022.
Le greffier,
M. B.
N°s 2005825, 2005923
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026