LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2006024

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2006024

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2006024
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantMANYA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 décembre 2020 et 3 janvier 2021, M. A... E..., représenté par Me Manya, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 décembre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de congé longue maladie et l’a placé en congé maladie ordinaire à compter du 3 février 2020 ;

2°) de lui accorder un congé longue maladie.

Il soutient que :
- le procès-verbal du docteur D... n’est pas motivé ;
- la convocation au comité médical lui a été envoyée tardivement, ce qui ne lui a pas permis de se faire représenter par le médecin de son choix ;
- le comité médical aurait dû être composé de deux généralistes et d’un spécialiste de sa pathologie, alors qu’il souffre de tendinopathie et qu’était présent un psychiatre.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 avril 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant d’une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’aucun des moyens invoqués n’est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme C...,
- et les conclusions de Mme Ruiz, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

M. A... E..., technicien supérieur de développement durable, affecté à la direction interdépartementale des routes du sud-ouest (DIRSO), dans les Pyrénées-Orientales, a formé une demande de congé de longue maladie. Par un avis du 5 novembre 2020, le comité médical a émis un avis défavorable, puis, par un arrêté du 10 décembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande et l’a placé en congé maladie ordinaire à compter du 3 février 2020. M. E... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d’une procédure administrative préalable n’est de nature à entacher d’illégalité la décision prise que s’il ressort des pièces du dossier qu’il a été susceptible d’exercer, en l’espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou s’il a privé l’intéressé d’une garantie.

En premier lieu, l’article 7 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, (…) et au régime de congés de maladie des fonctionnaires dans sa version applicable dispose : « (…) Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : / - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; / - de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; / (…) ».

M. E... fait valoir, sans que l’administration ne le conteste, qu’il a reçu le courrier l’informant de la date à laquelle le comité médical allait examiner sa situation, le 2 novembre 2020 et qu’il a été privé de la possibilité de faire entendre le médecin de son choix lors de cette réunion du 5 novembre 2020, compte tenu du délai très bref qui lui a été imparti. Ainsi, M. E..., qui produit l’enveloppe de ce courrier dont le tampon fait mention d’un dépôt du courrier le 28 octobre 2020 en éco pli, n’a pas été informé dans un délai raisonnable de la réunion du comité médical et n’a pas été en mesure d’exercer ses droits. Il a été privé d’une garantie. Dans ces conditions, il est fondé à soutenir que la décision contestée a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière.

En second lieu, aux termes de l’article 5 du même décret : « Il est institué auprès de l'administration centrale de chaque département ministériel un comité médical ministériel compétent à l'égard des personnels mentionnés au 1er alinéa de l'article 14 ci-après. / Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. ».

Il est constant que le comité médical qui a été consulté, le 5 novembre 2020, préalablement à la décision contestée du 10 décembre 2020, ne comprenait aucun spécialiste de la pathologie de M. E..., en méconnaissance des dispositions précitées de l’article 5 du décret du 14 mars 1986. Dans ces conditions, le requérant doit être regardé comme ayant été privé d’une garantie que constitue la consultation régulière du comité médical.

Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’autre moyen de la requête, que M. E... est fondé à demander l'annulation de l’arrêté du 10 décembre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de congé longue maladie et l’a placé en congé maladie ordinaire à compter du 3 février 2020.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

Eu égard aux motifs d’annulation retenus, le présent jugement implique seulement que le préfet de la Haute-Garonne procède au réexamen de la demande de M. E..., en consultant pour avis les instances médicales compétentes dans des conditions régulières. Par suite, il y a lieu d’enjoindre au préfet d’y procéder dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. E..., qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à verser au préfet de la Haute-Garonne la somme demandée sur le fondement de ces dispositions.


D E C I D E :



Article 1er : L’arrêté du 10 décembre 2020 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de procéder à un nouvel examen de la demande de M. E..., en consultant pour avis les instances médicales compétentes dans des conditions régulières et ce, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... E... et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Charvin, président,
Mme C... et Mme B..., premières conseillères.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

La rapporteure,




C. C...


Le président,




J. Charvin La greffière,




B. Flaesch


La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 juillet 2022

La greffière,



B. Flaesch

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions