mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2024889 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MAGRINI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 30 septembre 2020, 8 mars, 14 juin et 7 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Magrini, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
A titre principal,
1°) d'annuler l'arrêté du 13 août 2020 par lequel le maire de la commune de Péchabou a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de la construction de deux bâtiments de 34 logements après démolition d'une construction existante ;
2°) de lui donner acte de ce qu'il est titulaire d'un permis de construire tacite ;
A titre subsidiaire,
3°) d'enjoindre au maire de la commune de Péchabou, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Péchabou la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté de refus attaqué est insuffisamment motivé en fait dans la mesure où il repose sur une formule stéréotypée ;
- il s'analyse comme un retrait d'un permis de construire obtenu tacitement qui, comme tel, aurait dû faire l'objet d'une procédure contradictoire préalable en application des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le retrait de permis de construire tacite est insuffisamment motivé au regard des exigences fixées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le refus d'accorder le permis de construire fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'une erreur de droit dans la mesure où le règlement du PLU contient des dispositions analogues à l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme avec un contenu et des exigences comparables et que donc c'est par rapport aux seules dispositions du PLU que devait être appréciée la légalité de la décision attaquée ; en tout état de cause, le projet respecte les exigences de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le refus attaqué est entaché d'une erreur de fait en ce qu'il est mentionné que les bâtiments sont développés sur trois niveaux ;
- la décision du maire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure où le projet respecte l'intérêt des lieux avoisinants, au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme
- la substitution de motif demandée en défense sur le fondement des articles UB 12 et UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme est infondée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 janvier, 5 mai et 26 juillet 2021, la commune de Péchabou, représentée par sa maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés, qu'il peut être substitué à l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme sur lequel est fondé le refus attaqué les dispositions analogues de l'article UB 11 du plan local d'urbanisme. En tant que de besoin le projet ne respecte pas les dispositions de l'article UB 12 relatives au stationnement des véhicules compte tenu de la présence d'arbres de haute, tige et celles de l'article UB 13 du règlement précité dans la mesure où le projet ne respecte pas les conditions de fond posées par celles-ci.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- les conclusions de M. Lafay, rapporteur public,
- et les observations de Me Brouquières, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a déposé auprès des services de la commune de Péchabou (Haute-Garonne), le 6 mars 2020, une demande de permis de construire en vue de l'édification de deux bâtiments de 34 logements dont 7 logements locatifs sociaux, après démolition de la construction existante, pour une surface de plancher créée de 2 093 m² sur le terrain cadastré section AB 129, sis 9 route de Rebigue. Par l'arrêté du 13 août 2020, qu'il conteste aux termes de la présente requête, le maire de Péchabou a refusé de le lui accorder au motif que le projet porte une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants, en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des () ouvrages à édifier (), sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
3. Aux termes de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Péchabou : " pour être autorisé, tout projet d'aménagement de construction déjà existante de même que tout projet de construction doit garantir () une bonne adaptation au sol, la préservation de l'environnement, celle du caractère et de l'intérêt des lieux avoisinants (sites naturels, urbains perspectives monumentales), celle de la nature du village existant, et celle enfin du caractère de la région. () La recherche d'une certaine unité de style, de forme et de volume de proportions de matériaux et de couleurs ". S'agissant des couleurs et matériaux, ledit article ajoute qu'" il doit être tenu compte de la coloration générale et traditionnelle de la commune ()" et, concernant les façades, il précise que " toutes les façades, murs, pignons, gaines et conduits doivent présenter un traitement architectural harmonieux. Pour les toitures, l'article 11 précité dispose que : " Le matériau de couverture doit être obligatoirement la tuile canal ou tuile de surface courbe. La pente de toiture doit être comprise entre 30 et 35 % ".
4. Dès lors que les dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée. Si compte tenu de ce qui vient d'être dit, M. B soutient que le refus, fondé sur les dispositions de l'article R. 111-27 du code l'urbanisme, est entaché d'une erreur de droit, la commune défenderesse a sollicité, dans son premier mémoire en défense enregistré le 7 janvier 2021 et communiqué le même jour au requérant, une substitution de motif à laquelle le requérant a répliqué.
5. Si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
6. Le maire de Péchabou, après avoir relevé que le projet se situe en zone UB du PLU en vigueur, qu'il se situe en entrée de ville, dans un environnement bâti de type pavillonnaire bien marqué en limite de coteaux agricoles, que le projet prévoit la démolition d'une maison de caractère ancien avec piscine pour y implanter 2 bâtiments de 34 logements, a refusé le permis de construire en se fondant sur la circonstance que " développés sur 3 niveaux, les bâtiments par leur volume, ne s'inscrivent pas dans 1'environnement bâti existant en terme d'échelle ". Le préambule du règlement applicable à cette zone, librement accessible sur le site internet de la commune, la décrit comme s'étendant " sur une superficie de 81 hectares environ. Elle correspond essentiellement aux extensions successives de l'urbanisation sous forme pavillonnaire. Elle englobe les secteurs d'habitat situés autour du centre ancien dans les coteaux, ainsi que ceux situés dans la plaine de l'Hers Mort. () La zone UB correspond au territoire d'extension de l'urbanisation essentiellement à travers des opérations d'aménagement d'ensemble. L'ensemble de la zone UB est concernée par l'obligation de mixité sociale au titre du 4° du II de l'article L. 123-1-5 afin de permettre la réalisation de programmes d'habitat avec un minimum de 20% de logements locatifs sociaux pour les programmes supérieurs ou égaux à 1. 000 m² de surface de plancher. " Même si le préambule du règlement n'a pas un caractère réglementaire, il sous-tend néanmoins, par la description de la zone à laquelle il s'attache à décrire le caractère, la possibilité d'édifier des programmes immobiliers d'importance en vue de satisfaire aux exigences de l'article L. 123-1-5 du code de l'urbanisme. Comme l'indique la notice explicative du projet et ainsi que le confirment les photographies produites au dossier, le quartier environnant se compose majoritairement de maisons individuelles traditionnelles en rez-de-chaussée et en R+1. La notice précise que le projet se compose de deux bâtiments A et B en R+1+combles le long de la route de Rebigue et le long de la rue Eric Tabarly. Elle expose ensuite également que le projet s'élève sur deux niveaux (R+1), comme certaines des maisons avoisinantes et qu'il respecte la hauteur maximale de 6,5 mètres sur sablière par rapport au terrain naturel, que la toiture traditionnelle en double-pente permet aux bâtiments de s'intégrer dans leur environnement pavillonnaire, que l'espace vert avec des plantations de hautes tiges et les arbustes autour des bâtiments adoucissent l'impact des constructions collectives contre les avoisinants. Le projet réserve un espace vert avec des arbres de haute tige implantés le long des limites Sud et Est pour protéger les avoisinants. Si le quartier pavillonnaire dans lequel s'insère le projet de construction est certes dépourvu de bâtiment collectif d'habitation, il ne présente pas pour autant un intérêt ni une homogénéité particulière en dehors du fait qu'il s'agit d'un environnement bâti essentiellement composé de villas individuelles élevées en rez-de-chaussée ou en R+1 ne permettant pas d'y distinguer dans ce secteur un aspect villageois ni même une quelconque cohérence architecturale du bâti. Les lieux environnants en entrée de ville ne dégagent pas davantage un intérêt particulier. Les dispositions architecturales prises pour assurer l'intégration des immeubles A et B projetés, aux façades simples et rythmées telles qu'elles ressortent du document photographique d'insertion et des justifications apportées par la notice dans le parti architectural retenu, sont propres à garantir une minoration de l'atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants tant en terme de hauteur que de proportion des constructions sans qu'elles ne traduisent une quelconque rupture particulière avec le bâti environnant apprécié dans son ensemble et ce même si le proche environnement du terrain d'assiette ne supporte pas de bâtiments collectifs d'habitation. Il en résulte que c'est par une inexacte application des dispositions de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme dont la substitution de motif a été demandée que la maire de Péchabou a refusé d'accorder à M. B le permis de construire sollicité.
Sur la substitution de motif :
7. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. L'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Péchabou impose, pour les constructions à usage d'habitation, la réalisation de deux places de stationnement par tranche complète de 50 m² de surface de plancher créée et, dans le cas de logements sociaux financés par un prêt aidé par l'Etat, un emplacement par logement. Le projet prévoit la réalisation de 73 aires de stationnement dont 4 sont réservées à l'usage des personnes à mobilité réduite. Ces places de stationnement sont matérialisées au plan de masse. La commune de Péchabou fait valoir que du fait de la plantation de chênes verts dont le développement racinaire est important sur les emplacements 49 à 70, ceux-ci seront inutilisables et qu'ils ne peuvent pas entrer dans le calcul du nombre des stationnements requis par les dispositions de l'article UB 12. S'agissant de l'aménagement du terrain, la notice explicative indique que " le parking aérien se situe à l'entrée de l'opération à l'angle Nord-Est (71 places dont 4 PMR et 3 pour les visiteurs) et dessert les 2 entrées de bâtiments ". Au paragraphe consacré aux espaces libres et plantations, la notice expose que " le parking aérien est ombragé, un arbre est planté entre les places de stationnement et aux alentours. Cela n'enlève en rien la facilité d'utilisation des places parking conformes à la norme NF P 91-120 ". La circonstance que certaines d'entre elles soient pourvues d'un arbre de haute tige ne suffit pas à démontrer que ces places seraient inutilisables par suite du développement racinaire, circonstance qui est liée à l'exécution du permis et non à sa légalité. Par suite, la maire de Péchabou n'est pas fondée à soutenir que le permis de construire pouvait être refusé sur le fondement de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme.
9. Selon l'article UB 13 du règlement précité, " Les espaces boisés, arbres isolés ou alignements d'arbres existants sont à conserver et à protéger. Tout arbre abattu ou détérioré, pour des raisons justifiées, doit être remplacé par des plantations au moins équivalentes. " La commune de Péchabou soutient que si le pétitionnaire a prévu de conserver quatre arbres présents sur le terrain, il ressort de la planche PC4 et des plans de coupe que la mise en œuvre du projet nécessite un terrassement complet de l'unité foncière, qui présente actuellement un dénivelé de deux mètres et que ces travaux porteront atteinte au système racinaire de ces arbres lesquels ne pourront pas être conservés ne permettant pas d'assurer le respect des dispositions précitées. La notice architecturale décrit en son a) le traitement des espaces libres et des plantations et est complétée d'un tableau détaillant les arbres plantés suite à l'abattage, au nombre de 13, ainsi que les arbres plantés sur la surface engazonnée et sur le parking pour un total de 53 sujets. Ils sont repérés sur le plan de masse paysager. Si la commune fait valoir l'impossibilité de conserver les quatre arbres existants, une telle circonstance relève là encore de l'exécution du permis et non de sa légalité et si la commune soutient, en outre, que le projet ne permet pas d'apprécier le traitement des espaces libres et des plantations, un tel motif touche à l'incomplétude de la composition du dossier du permis de construire ce qui aurait dû inciter le service instructeur, au stade de l'examen du projet, à inviter le pétitionnaire à compléter son dossier de demande. La commune de Péchabou ne peut donc pas, dans le cadre de la substitution de motif qu'elle sollicite, se fonder sur l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire sans méconnaître la garantie qui est prévue pour le pétitionnaire de pouvoir compléter utilement, en cours d'instruction, son dossier de demande en application de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme.
10. Il s'ensuit que la demande de substitution de motifs, fondée sur l'application des articles UB 12 et UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme, ne peut être accueillie.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 août 2020 par lequel le maire de Péchabou a refusé de lui délivrer un permis de construire.
12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête ne paraît susceptible, en l'état du dossier, de fonder l'annulation de la décision contestée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
14. Lorsque le juge annule un refus de permis de construire après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation sollicitée. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eut égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes de la décision.
15. L'exécution de la présente décision implique que le permis de construire demandé par M. B soit délivré. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la maire de la commune de Péchabou de délivrer le permis de construire sollicité par M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision sans qu'il y ait lieu de prononcer une astreinte.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que la commune de Péchabou demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Péchabou le versement d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté pris par la maire de Péchabou le 13 août 2020 refusant un permis de construire à M. B est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la maire de la commune de Péchabou de délivrer le permis de construire sollicité à M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement
Article 3 : La commune de Péchabou versera à M. B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Péchabou sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. A B et à la commune de Péchabou.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Besle, président,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
Le rapporteur,
M. Rousseau
Le président,
D. Besle La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 7 février 2023
La greffière,
C. Arce
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026