vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2026438 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BAKER & MCKENZIE |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Montpellier le dossier de la requête de Mme B.
Par une requête, enregistrée le 14 décembre 2020 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, Mme C B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 10 novembre 2020 par laquelle la société Orange a rejeté sa demande d'octroi de l'allocation majoration tierce personne.
Elle soutient qu'elle est atteinte d'une myopathie dite des ceintures qui lui nuit au quotidien et que, depuis l'année 2000, elle bénéficiait de la majoration tierce personne, ce qui lui permettait d'employer une personne l'aidant pour le ménage et pour faire ses courses et également de recourir au service de taxis. Le refus de renouveler la majoration tierce personne qui lui est opposé nuira à la reprise de ses activités.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2021, la société Orange, représentée par Me Guillaume et Me de Saint-Pern, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- A titre principal, la requête est irrecevable ;
*elle ne contient pas de conclusions soumises au juge clairement formulées en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
*la demande de la requérante n'est assortie d'aucun moyen de droit dirigé contre la décision du 10 novembre 2020 ;
*la requête ne comporte pas de signature manuscrite ;
- A titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la société Orange était en situation de compétence liée pour rejeter la demande présentée par la requérante dès lors qu'elle n'entre pas dans le champ d'application de l'article 30 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite ouvrant droit à l'octroi de l'allocation de majoration tierce personne pour les fonctionnaires radiés des cadres pour invalidité ou pour les retraités atteints d'une maladie professionnelle dont l'imputabilité au service est reconnue postérieurement à la date de radiation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,
- et les observations de Me de Saint-Pern, représentant la société Orange.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est responsable de communication, affectée à la direction territoriale de l'immobilier Sud-Ouest au sein de la société Orange et relève du régime de la fonction publique de l'Etat en application de l'article 29 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990. Le 29 octobre 2020, la commission de réforme a émis un avis défavorable concernant l'octroi de la majoration spéciale au titre de l'aide d'une tierce personne. Par une décision du 10 novembre 2020, la société Orange a refusé l'octroi de cette allocation à la requérante. Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette dernière décision.
2. Aux termes de l'article 30 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, placé dans le titre V relatif aux fonctionnaires civils et militaires radiés des cadres pour invalidité : " Lorsque le fonctionnaire est dans l'obligation d'avoir recours d'une manière constante à l'assistance d'une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie, il a droit à une majoration spéciale d'un montant correspondant à la valeur de l'indice majoré 227 au 1er janvier 2004, revalorisé dans les conditions prévues à l'article L. 341-6 du code de la sécurité sociale. Le droit à cette majoration est également ouvert au fonctionnaire relevant du deuxième alinéa de l'article L. 28. ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 28 de ce même code : " Le droit à cette rente est également ouvert au fonctionnaire retraité qui est atteint d'une maladie professionnelle dont l'imputabilité au service est reconnue par le conseil médical prévu à l'article 21 ter de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 mentionnée ci-dessus postérieurement à la date de la radiation des cadres, dans les conditions définies à l'article L. 31. Dans ce cas, la jouissance de la rente prend effet à la date du dépôt de la demande de l'intéressé, sans pouvoir être antérieure à la date de publication de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations. Il en est également ainsi lorsque l'entrée en jouissance de la pension est différée en application de l'article L. 25 du présent code. ".
3. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B, conformément aux dispositions précitées, aurait été mise à la retraite pour invalidité, ni davantage qu'elle aurait été mise à la retraite et qu'elle serait atteinte d'une maladie professionnelle dont l'imputabilité au service aurait été reconnue postérieurement à la date de sa radiation des cadres. Par suite, la société Orange étant en situation de compétence liée pour refuser à Mme B la majoration spéciale pour l'assistance d'une tierce personne à laquelle elle n'avait pas droit dès lors qu'elle n'entrait pas dans le champ d'application des dispositions citées au point précédent, le moyen tiré de ce qu'elle remplissait les conditions d'attribution pour obtenir le versement de cette allocation ne peut qu'être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 10 novembre 2020 par laquelle la société Orange a rejeté sa demande d'octroi de l'allocation majoration tierce personne doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la société Orange.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Bayada, première conseillère,
Mme Bossi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
La rapporteure,
M. BossiLe président,
J.-Ph. Gayrard
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 septembre 2022.
La greffière,
B. Flaeschil
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026