jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2026461 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Montpellier le jugement de la requête de Mme A, enregistrée par le greffe du tribunal administratif de Toulouse le 15 décembre 2020. Cette requête a été enregistrée par le greffe du tribunal administratif de Montpellier sous le n° 2026461.
Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 15 décembre 2020, 10 mai et 21 juillet 2021, Mme E A, représentée par Me Courrech, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Toulouse a refusé de délivrer à la société Green city immobilier un permis de construire à l'effet de réaliser un ensemble collectif de 22 logements sur un terrain situé au 81 chemin des carmes ;
2°) d'enjoindre au maire de Toulouse de délivrer le permis de construire sollicité à la société pétitionnaire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle détient intérêt à agir contre le refus de permis de construire en litige dès lors qu'elle a conclu une promesse de vente de son terrain à la société pétitionnaire sous condition suspensive d'obtention du permis de construire ;
- elle a déposé son recours dans le délai de recours légal ;
- l'arrêté est entaché d'incompétence à défaut pour la commune d'établir que son signataire détenait une délégation de signature régulière à cet effet ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme en opposant l'absence de desserte adaptée aux engins de chantier pendant la phase des travaux ; le maire s'est fondé sur les modalités d'exécution des travaux du permis de construire qui n'entrent pas dans le champs d'application de cet article ; l'article R. 111-2 ne peut davantage justifier un tel motif de refus notamment car le document d'urbanisme de la métropole de Toulouse est récent et a prévu l'aménagement de ce secteur par la réalisation de logements collectifs dans l'orientation d'aménagement et de programmation spécifique, d'autre part le maire a accordé un permis pour la réalisation d'un projet plus important, de 24 villas, desservi par ce même chemin ;
- le motif tiré de ce que le projet serait incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation est illégal ; le projet a mis en œuvre les éléments de déplacement doux prévus par l'orientation ; sur la portion Est, l'emplacement réservé est retranscrit sur le plan de masse et la portion sud de la parcelle est réservée à la circulation douce ; les arbres situés sur la portion Est du terrain sont conservés ; au pied de ces arbres le projet prévoit la réalisation de 11 places de stationnement engazonnées ; le corridor écologique est maintenu par l'effet de l'emplacement réservé institué par la métropole de la bande de terrain arborée conservée dans le dossier de demande ;
- le motif tiré de ce que le projet ne prévoirait pas l'indication des espaces communs est entaché d'inexactitude matérielle dès lors que le plan de masse comporte une légende faisant état de ces espaces communs ; en outre, à l'Ouest du terrain d'assiette un espace de près de 544 m² entièrement nu de construction remplit les conditions relatives à l'exigence des espaces communs.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 14 avril, 7 juillet et 30 aout 2021, la commune de Toulouse, représentée par la SCP Bouyssou et associés conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que Mme A se prévaut des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme qui ne concernent que les autorisations d'urbanisme ; elle ne démontre pas également que la promesse de vente conclue avec la société pétitionnaire n'était pas devenue caduque alors qu'elle prévoyait que le permis devait au plus tard être obtenu le 31 août 2020 et qu'un dépôt de demande devait avoir lieu au plus tard le 15 avril 2020 ; la société pétitionnaire n'ayant déposé son dossier de demande que le 28 juillet 2020 ;
- le premier motif de refus est fondé sur des conditions de desserte de la parcelle et les exigences de la sécurité publique dès lors que le projet en cause est de nature à aggraver les conditions de circulation sur le chemin des Carmes ; l'arrêté " aurait dû " faire également référence aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; de surcroit au regard de la configuration des voies d'accès au terrain d'assiette du projet aucune prescription ne pouvait être prise ; aucun accès n'aurait permis de limiter les dangers résultant de la phase de construction de ce projet ;
- le projet est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation dès lors qu'il prévoit la réalisation de places de stationnement qui pourrait faire obstacle à la conservation des arbres ; la liaison douce prévue est trop étroite ; les vues depuis le chemin des Carmes ne sont pas suffisantes ;
- le projet ne mentionne pas clairement les espaces communs en méconnaissance du PLUi-H ; si la requérante se prévaut désormais d'un autre espace, celui à l'Ouest du terrain, ce dernier ne répond pas aux exigences de fond posées par le règlement du plan.
Par courrier du 2 septembre 2022 le tribunal a informé les parties, sur le fondement de l'article R 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office et tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi en raison de l'autorité absolue de chose jugée dont est revêtu l'arrêt n°21BX02287 et n° 21BX02288 du 15 février 2022, par lequel la Cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé le jugement du tribunal administratif de Toulouse qui a annulé la délibération du 11 avril 2019 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal, dès lors que cette décision, en vertu de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme a pour effet de remettre en vigueur le document d'urbanisme immédiatement antérieur.
Par courrier du 5 septembre 2022, la commune de Toulouse a produit des observations en réponse au courrier du tribunal.
Par courrier du 7 septembre 2022, Mme A a produit des observations en réponse au courrier du tribunal.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pastor, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 28 juillet 2020 la société Green city immobilier a déposé une demande de permis de construire à la mairie de Toulouse à l'effet de réaliser 22 logements en R+3+combles et 22 stationnements aériens sur un terrain situé 81 chemin des Carmes de la commune de Toulouse. Par arrêté du 21 octobre 2020 le maire de la commune de Toulouse a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, propriétaire des parcelles section AT N°76 et 77 a signé le 11 septembre 2019 une promesse de vente concernant ce bien immobilier au bénéfice de la Green city immobilier sous condition suspensive liée à l'obtention par la société d'un permis de construire pour la réalisation du projet en litige. Par un avenant signé le 14 avril 2020 le délai de validité de la promesse a été prorogé jusqu'au 16 mars 2021, avec un délai de dépôt de demande de permis de construire par la société Green city au plus tard le 30 juillet 2020. Dans ces conditions, alors que la promesse de vente dont se prévaut Mme A n'était pas caduque à la date de l'arrêté en litige, Mme A doit être regardée comme justifiant, en sa qualité de propriétaire d'un terrain sous compromis de vente, d'un intérêt à demander l'annulation du refus opposé le 21 octobre 2020 à la demande de permis de construire formée par la société Green city immobilier à laquelle elle demeurait liée par la promesse de vente qu'elle lui avait consentie. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Toulouse tirée du défaut d'intérêt pour agir de Mme A doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige a été pris par Mme F B, adjointe au maire de Toulouse déléguée à l'urbanisme, laquelle détenait par arrêté du 16 juillet 2020, une délégation de signature régulière l'habilitant à cet effet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
S'agissant du moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi :
4. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'édiction de l'arrêté en litige pris sur le fondement du plan local d'urbanisme intercommunal-habitat de Toulouse métropole (PLUiH), le tribunal administratif de Toulouse a, par un jugement du 20 mai 2021, annulé la délibération approuvant le PLUiH, jugement qui a été confirmé par un arrêt n°21BX02287 et n° 21BX02288 du 15 février 2022 de la cour administrative d'appel de Bordeaux, devenu définitif. En vertu de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme, cette décision a pour effet de remettre en vigueur le document d'urbanisme immédiatement antérieur, en l'occurrence, le plan local d'urbanisme de la commune de Toulouse.
5. Il résulte de l'instruction que le maire de Toulouse a opposé au projet de construction porté par la société pétitionnaire la méconnaissance du PLUiH en ce qu'il n'était pas conforme à l'orientation d'aménagement et de programmation des Carmes et qu'il ne prévoyait ni n'identifiait d'espace commun. Alors que la commune de Toulouse n'a pas sollicité de substitution de base légale pour ces deux motifs, ces derniers doivent être regardés comme dépourvus de base légale et, par suite, comme entachés d'illégalité.
S'agissant des substitutions de base légale demandées par la commune de Toulouse :
6. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. D'une part, l'arrêté de refus est également motivé au visa de l'avis défavorable du pôle territorial rendu le 9 septembre 2020 considérant le caractère inadapté du chemin des Carmes ne permettant pas l'accès à l'opération projetée des camions poids-lourds. Alors que l'avis du pôle territorial est exclusivement fondé sur l'inadaptation du chemin pendant la phase de construction du projet, la commune de Toulouse fait valoir dans ses écritures en défense, que ce motif était en réalité fondé sur le caractère inadapté au sens du PLUi-H de la desserte au projet de construction et, dans ses écritures en réponse au courrier d'information du tribunal sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, sur le caractère inadapté de la desserte au sens du plan local d'urbanisme de Toulouse remis en vigueur. Toutefois, alors que le chemin des Carmes présente une largeur de 5 à 6 mètres qui permet le croisement des véhicules, et que rien n'est indiqué s'agissant du flux de circulation que ce chemin supporte, les considérations générales opposées par la commune doivent être écartées. En outre, ainsi que le soutient Mme A, la circonstance que la desserte serait, au surplus, inadaptée au passage des poids-lourds pendant la phase de construction est inopérante s'agissant de la méconnaissance de dispositions qui définissent les caractéristiques des voies de desserte en fonction du projet de construction porté et non, pendant sa phase de réalisation. Dans ces conditions, la substitution de base légale sollicitée par la commune tirée de l'absence de desserte conforme au plan local d'urbanisme remis en vigueur ne peut être accueillie.
8. D'autre part, l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dispose que : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
9. Si la commune a entendu, dans ses écritures en défense, se prévaloir de ce que la desserte du projet de construction était par sa configuration de nature à porter atteinte à la sécurité publique, au sens de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme précité, il ne ressort pas des pièces du dossier que le chemin des Carmes d'une largeur de 5 à 6 mètres permettant le croisement des véhicules alors même qu'il est par endroit entouré de buses non couvertes, présenterait une dangerosité telle que le projet de construction ne pourrait être autorisé sans compromettre la sécurité publique. Dans ces conditions, la substitution de base légale sollicitée par la commune sur ce fondement ne peut être accueillie.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2020 portant refus de permis de construire opposé à la société Green city immobilier.
Sur l'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol ou l'opposition à une déclaration de travaux régies par le présent code a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation ou la déclaration confirmée par l'intéressé ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande ou de la déclaration soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire " . et l'article L. 600-12 du même code que " Sous réserve de l'application des articles L. 600-12-1 et L. 442-14," l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale a pour effet de remettre en vigueur le schéma de cohérence territoriale, le plan local d'urbanisme, le document d'urbanisme en tenant lieu ou la carte communale immédiatement antérieur. ".
12. Pour l'application de l'article L. 600-2 ci-dessus, sont applicables les dispositions d'urbanisme en vigueur à la date du refus de permis annulé et, dans le cas où elles ont fait l'objet d'une annulation contentieuse, les dispositions d'urbanisme antérieures, remises en vigueur du fait de cette annulation.
13. Il résulte du présent jugement que chacun des motifs de l'arrêté en litige est illégal. Toutefois, alors que le plan local d'urbanisme de Toulouse a été remis en vigueur du fait de l'annulation du PLUi-H, sus-rappelée, le présent jugement implique seulement que la commune de Toulouse réexamine la demande de permis de construire de la société pétitionnaire en se fondant sur les dispositions du document d'urbanisme ainsi remis en vigueur.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Toulouse, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Toulouse une somme de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens exposés par Mme A.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 20 octobre 2021 du maire de la commune de Toulouse est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Toulouse de réexaminer la demande de permis de construire de la société Green city immobilier dans le délai de deux mois suivant la présente décision.
Article 3 : La commune de Toulouse versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à la commune de Toulouse et à la société Green city immobilier.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Lu en audience publique le 22 septembre 2022.
La rapporteure
I. Pastor La présidente,
L. Rigaud
Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 septembre 2022.
Le greffier,
M. C.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026