LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2100396

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2100396

vendredi 1 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2100396
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMARGALL, D'ALBENAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2021, M. C A, représenté par Territoires Avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Roquecourbe-Minervois lui a refusé un permis de construire une maison individuelle avec abri de jardin et piscine ;

2°) d'enjoindre à la commune de Roquecourbe-Minervois de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Roquecourbe-Minervois, une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée en fait ;

- le motif tiré du caractère insuffisant et dangereux du chemin desservant la construction est erroné, eu égard aux caractéristiques de cette voie de desserte ;

- le motif de refus tiré de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme est erroné dès lors que les réseaux d'assainissement, d'eau et d'électricité se situent à moins de 100 mètres du terrain d'assiette du projet ;

- le motif de refus tiré de l'article R. 111-13 du code de l'urbanisme est erroné dès lors que l'extension du réseau électrique est d'ores et déjà programmée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, la commune de Roquecourbe-Minervois, représentée par Mb Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Lafon, rapporteur public,

- et les observations de Me Teles, représentant M. A et de Me Lenoir, représentant la commune de Roquecourbe-Minervois.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A a déposé le 2 septembre 2020 une demande de permis de construire pour édifier une maison d'habitation ainsi qu'un abri de jardin et une piscine sur la parcelle cadastrée section B n°0137, qui correspond au lot C issu de la division de la parcelle cadastrée section B n°001, située route de Montbrun à Roquecourbe-Minervois. Par arrêté du 22 décembre 2020, le maire de la commune de Roquecourbe-Minervois a refusé de délivrer ce permis de construire. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le premier motif opposé par le maire pour refuser de délivrer le permis de construire demandé est tiré, au visa des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme dont les dispositions sont reproduites, de ce que le chemin de Cannelle, d'une largeur de moins de trois mètres, ne présente pas les caractéristiques répondant à la destination des constructions ou des aménagements envisagés et que, de plus, ses caractéristiques rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. Le second motif de refus opposé est tiré, au visa des R. 111-8 et R. 111-13 dont les dispositions sont également reproduites, de ce que, alors qu'aucun réseau n'est présent à cet endroit, l'extension des réseaux publics sur le chemin de Cannelle entraînerait la réalisation d'équipements publics non prévus. Ces motifs, assortis de leur base légale, sont lisibles et compréhensibles et la décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Aux termes de l'article R. 111-5 du même code : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la longueur de la portion du chemin de Cannelle, qui assure la desserte du projet en litige, est de 32 mètres déterminés au moyen des outils de mesure fournis par le site internet " Géoportail ". Il ne ressort pas des pièces du dossier, contrairement à ce qui est soutenu en défense, que le pétitionnaire devrait emprunter la totalité de ce chemin pour accéder à son terrain. Si la commune conteste que la largeur du chemin atteigne, comme indiqué par le requérant, 2,70 mètres, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des termes du jugement définitif rendu par le tribunal de céans le 7 décembre 2018, sous le numéro 1604307, mais également de l'avis émis par la commune à destination du service instructeur du dossier de demande de permis de construire, que ce chemin qui comporte une chaussée d'environ 2,50 mètres de largeur et des accotements enherbés l'élargissant, est adapté à la desserte des maisons individuelles situées sur les lots C et D. Les circonstances, invoquées par la commune, que la circulation des véhicules d'un tonnage supérieur à 3,5 tonnes y soit interdite et que les fossés se remplissent d'eau lors des intempéries, ne sont pas de nature à démontrer un danger de cet accès pour les usagers. La fragilité alléguée du pont permettant d'accéder au chemin de Cannelle ne ressort pas des pièces du dossier. Dès lors, c'est par une appréciation erronée des caractéristiques du chemin de desserte de la construction en litige que le maire a refusé, au visa des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme, le permis de construire en litige.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme : " L'alimentation en eau potable et l'assainissement des eaux domestiques usées, la collecte et l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ainsi que l'évacuation, l'épuration et le rejet des eaux résiduaires industrielles doivent être assurés dans des conditions conformes aux règlements en vigueur. ". Aux termes de l'article R. 111-13 de ce code : " Le projet peut être refusé si, par sa situation ou son importance, il impose soit la réalisation par la commune d'équipements publics nouveaux hors de proportion avec ses ressources actuelles, soit un surcroît important des dépenses de fonctionnement des services publics. ".

6. Il ressort des pièces du dossier qu'alors que le pétitionnaire a projeté de se raccorder à un réseau d'eaux usées représenté, sous la mention " égout ", sur son plan de masse PC-MI2 comme étant situé chemin de Cannelle, le point de raccordement au réseau d'assainissement se trouve, ainsi qu'il ressort du plan de division parcellaire, route de Montbrun. Le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce que le réseau d'assainissement situé route de Montbrun est situé à moins de 100 mètres, dès lors qu'il a opté pour un point de raccordement inexistant, sur une autre voie. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le maire a retenu, alors qu'il n'est pas projeté d'extension du réseau d'eaux usées sur le chemin de Cannelle, que la construction se trouvait dépourvue d'un accès au réseau d'assainissement pour refuser de délivrer l'autorisation demandée.

7. Il résulte de ce qui précède que si le motif tiré de l'insuffisance des caractéristiques de la desserte est illégal, le maire de Roquecourbe-Minervois aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ce seul motif légal tiré de ce que le projet ne comprend pas de raccordement au réseau d'assainissement.

8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Roquecourbe-Minervois lui a refusé un permis de construire une maison individuelle avec abri de jardin et piscine.

Sur les conclusions en injonction et astreinte :

9. Le présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation présentées par M. A, n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Roquecourbe-Minervois, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée sur son fondement.

11. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1500 euros au titre des frais non compris dans les dépens exposés par la commune de Roquecourbe-Minervois.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée

Article 2 : M. A versera à la commune de Roquecourbe-Minervois une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de Roquecourbe-Minervois.

Délibéré après l'audience du 3 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Besle, président,

M. Myara, premier conseiller,

Mme Crampe, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.

La rapporteure

S. B Le président,

D. Besle

La greffière,

C. Arce

La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 1er juillet 2022.

La greffière,

C. Arce

2

lr

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions