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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2100482

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2100482

jeudi 14 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2100482
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBETROM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 février 2021 et le 7 juillet 2021, M. K M, Mme P B épouse M, M. A L, Mme O C, M. G I et Mme N E, représentés par Me Aldigier, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° PC 034 290 15 CC002 du 9 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues a accordé à M. H D un permis de construire pour une maison individuelle et une piscine ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que l'arrêté :

- est illégal en l'absence d'accord légalement délivré de l'architecte des Bâtiments de France que l'on se place à la date du 11 septembre 2015 ou du 9 décembre 2020 ;

- est entaché d'une erreur de droit quant à la détermination du terrain d'assiette et cette erreur a eu des conséquences quant à l'appréciation de plusieurs règles d'urbanisme du plan local d'urbanisme et du plan d'occupation des sols antérieur ;

- est illégal en raison de l'absence d'une autorisation de défrichement que l'on se place à la date du 11 septembre 2015 ou du 9 décembre 2020 ;

- méconnaît l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme ou de l'article II NA 3 du plan d'occupation des sols quant aux accès et voirie 1) en ce qu'un nouvel accès est créé et 2) l'accès est inférieur à 8 mètres ;

- méconnaît l'article II NA 12 du règlement du plan d'occupation des sols quant au stationnement ;

- méconnaît l'article II NA 13 du règlement du plan d'occupation des sols quant à la surface réservée en espaces verts.

Par des mémoires en défense enregistrés le 18 mai 2021 et le 11 octobre 2022, M. H D, représenté par Me Betrom, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 500 euros soit mise à la charge des requérants, soit 750 euros chacun, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir des requérants ;

- contrairement à ce que soutiennent les requérants, les règles nouvelles du plan local d'urbanisme ne sont pas applicables à son projet déposé en 2015, mais celles du plan d'occupation des sols antérieur ; si bien que les moyens relatifs à la méconnaissance du plan local d'urbanisme sont inopérants ;

- le moyen tenant à la définition du terrain d'assiette du projet n'est pas fondé dès lors qu'il a obtenu une décision de non opposition à sa demande de division parcellaire et la décision de caducité est intervenue postérieurement à son permis de construire et cette décision n'est pas caduque.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2022, la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, représentée par la SCP Territoires Avocats conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a notifié le 18 mars 2021 à M. D un arrêté du 12 mars 2021 portant caducité de la décision valant division parcellaire, après l'arrêté attaqué ;

- les moyens soulevés par M. M ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 9 février 2024, M. M et autres déclarent se désister de leur requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code du patrimoine ;

- le code forestier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. F ;

- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public ;

- les observations de Me Télés, représentant la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 10 février 2015, le maire de la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D portant sur la décision de la parcelle cadastrée section AC n°150 dont il est propriétaire. M. D a déposé le 5 mars 2015 une demande de permis de construire pour la réalisation d'une maison d'habitation et d'une piscine, complétée le 23 avril suivant. Par un arrêté du 11 septembre 2015, le maire de la commune a refusé d'accorder le permis sollicité. Par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille du 10 novembre 2020 n°18MA00221, confirmant le jugement du tribunal administratif de Montpellier du 16 novembre 2017 n°1505806, l'arrêté du 11 septembre 2015 a été annulé et il a été enjoint au maire de la commune de délivrer le permis de construire à M. D dans le délai d'un mois. Par un arrêté du 9 décembre 2020, le maire de la commune a délivré le permis de construire. Par leur requête, M. M et autres, demandent l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2020. Par une décision du 12 mars 2021, la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues a constaté la caducité de l'arrêté de non opposition à division parcellaire.

2. Par un mémoire enregistré le 9 février 2024, M. M et autres déclarent se désister de leur requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. M et autres la somme qu'ils réclament au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. M et autres le versement à la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues et à M. D, d'une quelconque somme sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. M et autres.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. K M, Mme P B épouse M, M. A L, Mme O C, M. G I et Mme N E et à la commune de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues et à M. H D.

Délibéré après l'audience du 29 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Fabienne Corneloup, présidente,

Mme Michelle Couégnat, première conseillère,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.

Le rapporteur,

N. F

La présidente,

F. CorneloupLa greffière,

M. J

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 14 mars 2024,

La greffière,

M. J

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