LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2100707

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2100707

vendredi 23 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2100707
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantZENOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2021, Mme C B, représentée par Me Zenou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne a fixé la date de prise d'effet de son congé pour invalidité temporaire imputable au service au 5 juin 2015, et non au 5 juin 2014.

2°) d'enjoindre au préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne de prendre un nouvel arrêté la plaçant en congé pour invalidité temporaire imputable au service au 5 juin 2014 dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la maladie dont elle souffre a été diagnostiquée le 5 juin 2014, date à laquelle elle a été initialement placée en congé maladie ;

- le préfet aurait dû la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 5 juin 2014, la survenance de sa pathologie dépressive présentant un lien avec le service.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2021, le préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, subsidiairement, au rejet au fond.

Il fait valoir que :

- l'intéressée ayant été placée en congé longue maladie à plein traitement du 4 juin 2014 au 5 juin 2015, elle n'a subi aucun préjudice et n'a pas intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;

- la requête est irrecevable, dès lors que l'arrêté du 21 décembre 2020 est confirmatif de celui du 30 août 2019 reconnaissant le caractère imputable au service de la pathologie de l'agent.

- les moyens de la requête sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,

- et les observations de Me Zenou représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, adjointe administrative principale de deuxième classe, affectée à la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Montpellier, a été placée en congé longue maladie en raison d'un syndrome dépressif à plein traitement du 5 juin 2014 au 5 juin 2015. Elle a par la suite été placée en congé longue durée. Par courrier du 7 novembre 2017, Mme B a présenté une demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. Après un avis favorable de la commission de réforme rendu le 27 août 2019, le préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne a décidé de reconnaître le caractère professionnel de la pathologie de Mme B par décision du 30 août 2019. Puis, par arrêté du 21 décembre 2020, le préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne a placé Mme B en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour une période allant du 5 juin 2015 au 4 juin 2020. Par sa requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté en ce qu'il a fixé la date de prise d'effet du congé pour invalidité temporaire imputable au service le 5 juin 2015, et non le 5 juin 2014.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 30 août 2019, le préfet de la Région Occitanie a, après un avis favorable de la commission de réforme rendu le 27 août 2019, reconnu le caractère professionnel de la pathologie dont souffre Mme B, à compter du 5 juin 2015. Puis par l'arrêté contesté, le préfet de la région Occitanie a placé Mme B en congé pour invalidité temporaire imputable au service, à compter du 5 juin 2015. Si Mme B se prévaut d'une erreur de date et soutient que le bénéfice de ce congé aurait dû lui être accordé à compter du 5 juin 2014, l'arrêté du 21 décembre 2020 n'a pas pour objet de reconnaître le caractère professionnel de sa pathologie, lequel résulte de l'arrêté du 30 août 2019, mais se borne à tirer les conséquences de ladite reconnaissance en lui accordant un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Dans ces conditions, dès lors que Mme B n'a, ni contesté la légalité de l'arrêté préfectoral du 30 août 2019, ni ne fait valoir son illégalité par voie d'exception à l'appui de son présent recours, la requérante ne peut utilement soutenir que l'arrêté du 21 décembre 2020 serait entaché d'une erreur de fait. Ce moyen doit être écarté.

3. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par le préfet en défense, que la requête de Mme B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gayrard, président,

Mme Bayada, première conseillère,

Mme Bossi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.

La rapporteure,

A. A Le président,

J.P. Gayrard La greffière,

B. Flaesch

La République mande et ordonne au préfet d'Occitanie, préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 23 septembre 2022.

La greffière,

B. Flaeschil

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions