jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2100760 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL VALETTE-BERTHELSEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2021, M. B D, représenté par la SELARL Maillot Avocats et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 décembre 2020 par laquelle le maire de Sérignan a préempté la parcelle cadastrée section BC n° 205 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sérignan une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence de son auteur à défaut pour la commune de justifier de sa compétence à exercer le droit de préemption dans les espaces naturels sensibles (ENS) en sa qualité de titulaire par substitution ;
- elle est entachée d'une insuffisante motivation dès lors qu'aucune référence n'est faite à l'acte portant création de la zone de préemption et aucune indication n'est faite pour préciser les raisons pour lesquelles la préservation et la protection de la parcelle en cause, du fait de ses caractéristiques ou des dangers qui la menacent, justifient la préemption au titre des ENS ; en outre, la motivation est stéréotypée ;
- elle méconnait le champ d'application de la loi car elle a été prise au titre du périmètre sensible des cantons de Béziers IV défini par arrêté du préfet de l'Hérault du 16 juin 1982 ; par ailleurs il ne ressort pas des pièces du dossier que le département de l'Hérault aurait inclus la parcelle cadastrée section BC n°205 dans les zones de préemption qu'il aurait lui-même créées au titre des espaces naturels sensibles ;
- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'il n'y a en réalité aucune intention de la commune d'ouvrir au public la parcelle préemptée.
La clôture d'instruction a été fixée au 7 septembre 2021 à midi.
Deux mémoires en défense ont été enregistrés le 7 février 2023 pour la commune de Sérignan, représentée par la Selarl Valette-Berthelsen.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pastor, première conseillère,
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique,
- les observations de Me Valette, représentant la commune de Sérignan.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de la déclaration d'intention d'aliéner reçue le 5 novembre 2020 par le conseil départemental de l'Hérault et le 11 décembre 2020 par la commune de Sérignan concernant la vente par Mme A d'une parcelle cadastrée section BC n° 205 située au lieu-dit " Les Mouysses " à Sérignan au profit de M. D, le maire de Sérignan a, par une décision du 30 décembre 2020, exercé au nom de la commune, le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant du moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que par une délibération du 25 mai 2020, régulièrement publiée, le conseil municipal de Sérignan a délégué à son maire, sur le fondement de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, l'exercice du droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 215-7 du code de l'urbanisme : " La commune peut se substituer au département si celui-ci n'exerce pas son droit de préemption : 1o Lorsque le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres est territorialement compétent et qu'il n'exerce pas son droit de substitution en application de l'article L. 215-5 ; 2o Lorsque l'établissement public chargé du parc national ou du parc naturel régional n'exerce pas son droit de préemption en application de l'article L. 215-6 ; 3o Dans les cas où ni le conservatoire ni l'établissement public chargé d'un parc national ou d'un parc naturel régional n'est compétent. Lorsque la commune fait partie d'un établissement public de coopération intercommunale y ayant vocation, elle peut, en accord avec cet établissement, lui déléguer ce droit. ". Il résulte de ces dispositions que la commune peut agir par substitution du département à la condition que ce dernier ait lui-même renoncé à utiliser son droit de préemption et à la condition cumulative que le terrain ne soit situé ni dans une zone littorale relevant de la compétence territoriale du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, ni sur le territoire d'un parc national ou régional.
4. En l'espèce, il résulte des mentions portées sur la décision attaquée, non sérieusement contestées, que le département de l'Hérault a renoncé à l'exercice du droit de préemption pour la parcelle en litige par décision du 5 novembre 2020 et il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est pas allégué, que le terrain serait situé dans une zone littorale relevant de la compétence territoriale du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres. Dans ces conditions, la commune était compétente pour exercer, par substitution du département, le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles.
5. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision litigieuse doit être écarté en toutes ses branches.
S'agissant du moyen tiré de l'insuffisance de motivation :
6. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 3°/ () imposent des sujétions ; ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. Les décisions de préemption prises en application de l'article L. 142-3 du code de l'urbanisme sont des décisions individuelles imposant des sujétions. Elles entrent, par suite, dans le champ des dispositions précitées et doivent, dès lors, comporter l'énoncé des motifs de droit et de fait ayant conduit l'autorité administrative à préempter. Cette obligation de motivation implique que la décision comporte une référence à l'acte portant création de la zone de préemption et indique les raisons pour lesquelles la préservation et la protection des parcelles en cause justifiaient la préemption. Elle n'impose en revanche pas à l'auteur de la décision de préciser la sensibilité du milieu naturel ou la qualité du site, dès lors que l'inclusion de parcelles dans une zone de préemption est nécessairement subordonnée à leur intérêt écologique, ou les modalités futures de protection et de mise en valeur des parcelles qu'elle envisage de préempter.
8. En l'espèce, la décision de préemption vise les textes dont elle fait application, en particulier les articles L. 215-1 et L. 215-7 du code de l'urbanisme ainsi que l'arrêté préfectoral du 16 juin 1982 créant une zone de préemption au titre du périmètre sensible sur le canton de Béziers IV. Pour justifier de l'intérêt des parcelles préemptées, la décision de préemption renvoie à un rapport annexé, qui indique notamment que cette parcelle, classée en zone AO et en secteur Rn du plan de prévention des risques d'inondation, se situe en particulier dans l'arc retro littoral reliant les réservoirs de biodiversités et que son acquisition permettra de maitriser le foncier de parcelles similaires afin de les nettoyer, de les arborer, de les aménager de façon légère pour accueillir du public et de retrouver la qualité de ce site naturel et du paysages et d'assurer la sauvegarde des habitats naturels. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de préemption contestée manque en fait et doit être écarté.
S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi en l'absence de périmètre de préemption mis en place par le conseil départemental de l'Hérault au titre des espaces naturels sensible :
9. En application des articles L. 142-1 et suivants du code de l'urbanisme, dans leur rédaction antérieure à la loi du 18 juillet 1985 relative à la définition et à la mise en œuvre de principes d'aménagement, des périmètres sensibles pouvaient être délimités par le préfet dans les départements inscrits sur une liste établie par décret en Conseil d'Etat. Il appartenait au préfet d'arrêter les mesures nécessaires à la protection des sites et des paysages compris dans ces périmètres sensibles et d'y créer des zones de préemption au profit du département.
10. La loi du 18 juillet 1985 a modifié les articles L. 142-1 et suivants du code de l'urbanisme en supprimant le régime de protection des périmètres sensibles et en confiant au département la compétence pour élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des espaces naturels sensibles. L'article L. 142-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction résultant de cette loi, prévoyait que, pour la mise en œuvre de cette politique, le conseil général pouvait créer des zones de préemption. Un nouvel article L. 142-12 disposait que : " () Le droit de préemption prévu à l'article L. 142-3 dans sa rédaction issue de la loi () s'applique dès l'entrée en vigueur du présent chapitre à l'intérieur des zones de préemption délimitées en application de l'article L. 142-1 dans sa rédaction antérieure () ".
11. L'ordonnance du 23 septembre 2015 relative à la partie législative du livre Ier du code de l'urbanisme, ratifiée par l'article 156 de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, a recodifié les dispositions relatives aux espaces naturels sensibles, d'une part, aux articles L. 113-8 et suivants pour les dispositions relatives à la politique départementale de protection des espaces naturels sensibles, et, d'autre part, aux articles L. 215-1 et suivants pour celles relatives au droit de préemption dans ces espaces. Cette ordonnance a abrogé, à compter du 1er janvier 2016, la partie législative du livre Ier du code de l'urbanisme dans sa rédaction antérieure, sans reprendre les dispositions de l'article L. 142-12. Il en résulte que, depuis cette date, le droit de préemption prévu aux articles L. 215-1 et suivants du code de l'urbanisme n'était plus applicable dans les zones de préemption créées par les préfets au titre de la législation sur les périmètres sensibles avant l'entrée en vigueur de la loi du 18 juillet 1985, sauf à ce que le département les ait incluses dans les zones de préemption qu'il a lui-même créées au titre des espaces naturels sensibles.
12. Toutefois, aux termes du II de l'article 233 de la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets : " Sous réserve des décisions de justice passées en force de chose jugée, sont validées les décisions de préemption prises entre le 1er janvier 2016 et l'entrée en vigueur du présent article, en tant que leur légalité est ou serait contestée par un moyen tiré de l'abrogation de l'article L. 142-12 du code de l'urbanisme par l'ordonnance n° 2015-1174 du 23 septembre 2015 relative à la partie législative du livre Ier du code de l'urbanisme. "
13. Ces dispositions, qui ont pour objet, sous réserve des décisions de justice passées en force de chose jugée, de valider les décisions de préemption prises entre le 1er janvier 2016 et leur entrée en vigueur, en tant que la légalité de ces décisions est, ou serait, contestée par un moyen tiré de l'abrogation, par l'ordonnance du 23 septembre 2015, de l'article L. 142-12 du code de l'urbanisme, sont applicables au présent litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi en l'absence de périmètre de préemption mis en place par le conseil départemental de l'Hérault au titre des espaces naturels sensible doit être écarté comme inopérant.
S'agissant des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 215-1 du code de l'urbanisme et du détournement de pouvoir :
14. Aux termes de l'article L. 215-1 du code de l'urbanisme : " Pour mettre en œuvre la politique prévue à l'article L. 113-8, le département peut créer des zones de préemption dans les conditions définies au présent article ". Aux termes de l'article L. 113-8 du même code : " Le département est compétent pour élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des espaces naturels sensibles, boisés ou non, destinée à préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux naturels et des champs naturels d'expansion des crues et d'assurer la sauvegarde des habitats naturels selon les principes posés à l'article L. 101-2 ". Enfin, aux termes de l'article L. 215-21 de ce code : " Les terrains acquis en application des dispositions du présent chapitre sont aménagés pour être ouverts au public, sauf exception justifiée par la fragilité du milieu naturel. Cet aménagement est compatible avec la sauvegarde des sites, des paysages et des milieux naturels. A l'exception des terrains relevant du régime forestier, tout ou partie d'un terrain acquis et conservé pour mettre en œuvre la politique prévue à l'article L. 113-8 peut être incorporé dans le domaine public de la personne publique propriétaire par décision de son organe délibérant. La personne publique propriétaire est responsable de la gestion des terrains acquis. Elle s'engage à les préserver, à les aménager et à les entretenir dans l'intérêt du public. Elle peut éventuellement confier la gestion des espaces aménagés à une personne publique ou privée y ayant vocation ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que les décisions de préemption qu'elles prévoient doivent être justifiées à la fois par la protection des espaces naturels sensibles et par l'ouverture ultérieure de ces espaces au public, sous réserve que la fragilité du milieu naturel ou des impératifs de sécurité n'y fassent pas obstacle. Toutefois, la collectivité titulaire du droit de préemption n'a pas à justifier de la réalité d'un projet d'aménagement à la date à laquelle elle exerce ce droit.
15. Ainsi qu'il a été dit au point 8, la commune a justifié la décision de préemption litigieuse, dans le rapport qui lui était annexé, par la situation géographique de la parcelle en cause, située en zone AO dans l'arc retro littoral reliant les réservoirs de biodiversité et classée en secteur Rn du plan de prévention des risques d'inondation. Il ressort également de ce rapport annexé que la commune a prévu, sur cette parcelle actuellement recouverte de végétations méditerranéennes, de la nettoyer, de l'arborer, de l'aménager de façon légère pour retrouver la qualité de ce site naturel et des paysages, accueillir du public et assurer la sauvegarde des habitats naturels. Contrairement à ce que soutient le requérant, rien ne permet de remettre en cause l'intention de la commune de l'aménager pour permettre son ouverture au public. Dans ces conditions, alors que la commune n'était pas tenue de justifier de la réalité du projet d'aménagement à la date à laquelle elle exerce le droit de préemption, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées et du détournement de pouvoir doivent être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de préemption du 30 décembre 2020.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Sérignan qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. D demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. D et à la commune de Sérignan.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Denis Besle, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Mme Sophie Crampe, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La rapporteure
I. Pastor Le président,
D. Besle
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 mars 2023.
La greffière,
M. C.
2
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026