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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2101882

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2101882

vendredi 12 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2101882
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantLECOURT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 avril 2021 et le 8 février 2022, M. A B, représenté par Me Lecourt, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre national de recherche scientifique (CNRS) à lui verser une indemnité de 24 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

2°) de condamner le CNRS à lui verser la somme de 727,48 euros au titre des frais de formation consécutif à sa réorientation professionnelle ;

3°) de condamner le CNRS à lui verser des indemnités de 115 701,68 euros, en réparation de la perte de revenus entre le mois de juillet 2012 et le mois d'août 2019, et de 13 274,05 euros, au titre de la perte des droits à la retraite complémentaire sur la période de juin 2012 au 31 août 2019

4°) d'ordonner au CNRS de réintégrer M. B sur la base de la grille indiciaire de 2012 avec application des deux revalorisations triennales à hauteur de 6 % en juillet 2015 et en juillet 2018 avec effet rétroactif au 1er septembre 2019 ;

5°) subsidiairement, à défaut d'opérer cette réintégration, de condamner le CNRS à lui verser les sommes de 25 298,20 euros, au titre de la perte de rémunération nette déjà subie sur la période du mois de septembre 2019 à décembre 2020, de 241 590,03 euros, au titre de la perte de rémunération postérieure jusqu'à la date de sa retraite, de 195 097,28 euros, au titre de la perte de ses droits à retraite de base, de 16 121,95 euros, au titre de la perte actuelle des droits à la retraite complémentaire, outre une somme de 41 446,37 euros au titre de la perte future des droits à retraite complémentaire ;

6°) de condamner le CNRS à lui verser une indemnité de 10 000 euros au titre du préjudice subi du fait du retard à exécuter l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille ;

7°) de condamner le CNRS à lui verser une indemnité de 70 000 euros au titre de son préjudice de carrière ;

8°) de mettre à la charge du CNRS la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le CNRS a commis une faute qui engage sa responsabilité en raison de l'illégalité de la décision du 3 octobre 2012 par laquelle il a rejeté sa demande de transformation de son contrat de travail en un contrat à durée indéterminée ;

- le CNRS a également commis une faute qui engage sa responsabilité en tardant à exécuter l'injonction prononcée par la cour administrative d'appel de Marseille ;

- il justifie d'un préjudice financier résultant de son éviction illégale qui doit être évalué à la somme de 115 701,68 euros correspondant à la perte de revenus entre le mois de juillet 2012 et le mois d'août 2019, ainsi que la perte des droits à la retraite complémentaire sur cette même période qui s'élève à la somme de 13 274,05 euros ;

- il est fondé à réclamer sa réintégration sur la base de la grille indiciaire de 2012 avec application des deux revalorisations triennales à hauteur de 6 % en juillet 2015 et en juillet 2018 avec effet rétroactif au 1er septembre 2019, soit une somme de 49 813 euros ;

- subsidiairement, il est fondé à réclamer la réparation des préjudices financiers correspondant à la perte de rémunération nette, évaluée à la somme de 25 298,20 euros, déjà subie sur la période du mois de septembre 2019 à décembre 2020 en raison de l'absence de réintégration sur la base de la grille indiciaire de l'année 2012 avec les deux revalorisations triennales, à la perte de rémunération postérieure jusqu'à la date de sa retraite évaluée à la somme de 241 590,03 euros, à la perte de ses droits à retraite de base évaluée à la somme de 195 097,28 euros, à la perte actuelle des droits à la retraite complémentaire évaluée à la somme de 16 121,95 euros, et à la perte future des droits à retraite complémentaire évaluée à la somme de 41 446,37 euros ;

- il justifie d'un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence du fait de son éviction illégale et de la nécessité de se reconvertir qu'il convient de réparer à hauteur de 24 000 euros ;

- il justifie d'un préjudice matériel correspondant aux frais de formation qu'il a dû engager pour assurer sa reconversion professionnelle ;

- il justifie d'un préjudice moral distinct de celui découlant de son éviction illégale en raison du retard pris par le CNRS pour exécuter l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qu'il convient de réparer à hauteur de 10 000 euros ;

- il a subi un préjudice de carrière, dès lors qu'il a perdu une chance sérieuse de devenir directeur de recherche, qu'il convient de réparer à hauteur de 70 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2021, le CNRS conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête n'est pas fondée ;

- le montant de l'indemnisation demandée par le requérant doit être ramené à de plus justes proportions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bayada, première conseillère,

- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lecourt représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a bénéficié, à compter du 1er janvier 2007 et pour une durée d'un an et demi, d'un contrat en vue d'effectuer un stage post-doctoral au sein de l'institut de génétique moléculaire de Montpellier (unité UMR5535) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a ensuite été recruté en qualité de chercheur en biologie dans la même unité, à compter du 1er juillet 2008 jusqu'au 30 juin 2012, par des contrats à durée déterminée successifs. Par une décision du 3 octobre 2012, le directeur des ressources humaines du CNRS a refusé de transformer son contrat de travail en contrat à durée indéterminée au motif qu'il ne remplissait pas la condition de six années de services publics effectifs accomplis auprès du CNRS exigée à l'article 8 de la loi susvisée du 12 mars 2012. Cette décision a été annulée par la cour administrative d'appel de Marseille par un arrêt du 24 juin 2016 qui a en outre enjoint au CNRS de proposer à M. B la signature d'un contrat à durée indéterminée dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt. Après avoir repris ses fonctions au sein du CNRS le 1er septembre 2019, M. B, par un courrier du 22 décembre 2020, reçu le 28 décembre 2020, a saisi le CNRS d'une demande indemnitaire préalable tendant à la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du 3 octobre 2012 et du retard pris par le CNRS à exécuter l'arrêt du 24 juin 2016, qui a été implicitement rejetée. Par sa requête, M. B demande de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis en raison des fautes commises par le CNRS.

Sur la responsabilité :

En ce qui concerne les fautes commises par le CNRS :

2. La cour administrative d'appel de Marseille, par un arrêt du 24 juin 2016, a annulé la décision du 3 octobre 2012 par laquelle le directeur du CNRS a refusé de proposer un contrat à durée indéterminée à M. B et a enjoint au CNRS d'y procéder, au motif qu'il avait, à tort, considéré que M. B ne remplissait pas les conditions prévues par l'article 8 de la loi du 12 mars 2012, alors que celui-ci justifiait, au 13 mars 2012, date de la publication de la loi du 12 mars 2012, de plus de 6 ans de services publics auprès du même établissement public au cours des huit dernières années au sens de l'article 8 de cette loi. Une telle illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité du CNRS.

3. En outre, alors que le CNRS devait, dans le cadre de l'injonction prononcée par la cour administrative d'appel de Marseille, proposer au requérant la signature d'un contrat à durée indéterminée dans un délai d'un mois à compter de la notification de son arrêt, il est constant que cette proposition n'a été adressée à M. B que près de deux années plus tard, par courrier du 12 juin 2018. Le CNRS, qui se borne à se prévaloir de l'introduction d'un pourvoi devant le conseil d'Etat, cependant dépourvu de caractère suspensif de l'exécution de la chose jugée par la cour administrative d'appel de Marseille, notamment de l'injonction que comportait son arrêt, n'apporte aucune autre justification à ne pas s'être conformé à l'injonction dans le délai imparti. Dans ces conditions, en ayant méconnu l'autorité de la chose jugée, le CNRS a commis une faute qui engage sa responsabilité.

4. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à soutenir que le CNRS a commis des fautes qui engagent sa responsabilité et à demander réparation des préjudices directs et certains qui en résultent.

En ce qui concerne les chefs de préjudices :

5. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. L'indemnité due doit prendre en compte dans son évaluation la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations nettes et des allocations pour perte d'emploi qu'il a perçues au cours de la période d'éviction.

S'agissant du préjudice financier :

6. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'annulation de la décision du 3 octobre 2012 par la cour administrative de Marseille et du rejet du pourvoi en cassation par le Conseil d'Etat, le CNRS a proposé à M. B, par courrier du 23 mai 2018 réitéré par courrier du 12 juin 2018, la signature d'un contrat à durée indéterminée en qualité de chercheur contractuel. Invité à faire connaître sa décision dans les quinze jours, M. B, qui après son éviction avait été recruté en qualité de professeur des écoles, a sollicité, et le CNRS l'a accepté, le report de la reprise de ses fonctions au 1er septembre 2019 afin d'achever l'année scolaire 2018-2019. Si M. B fait valoir qu'il était engagé auprès de l'Education nationale pour servir toute l'année scolaire 2018-2019, il ne résulte pas de l'instruction qu'il aurait été effectivement indisponible pour une prise d'effet de son contrat à durée indéterminée avec le CNRS au 1er juillet 2018. Par suite, la période d'éviction illégale de M. B doit être fixée du 1er juillet 2012, date de l'échéance de son précédent contrat à durée déterminée signé le 20 décembre 2011, au 30 juin 2018.

7. En deuxième lieu, M. B réclame une indemnité d'un montant de 115 701,68 euros en réparation de la perte de revenus entre le mois de juillet 2012 et le mois d'août 2019. Toutefois, comme il vient d'être dit, la période d'indemnisation ne saurait s'étendre au-delà du 30 juin 2018. Il résulte de l'instruction que M. B aurait perçu, pendant la période d'éviction illégale, une rémunération mensuelle nette d'un montant de 2 371,28 euros en qualité de chercheur au sein du CNRS, durant 72 mois, soit une somme totale de 170 732,16 euros. Pour la même période, M. B a perçu, d'abord au titre des allocations de retour à l'emploi, dans le cadre des temps d'activité périscolaire, ainsi qu'en qualité de professeurs des écoles, une somme totale de 136 283,04 euros. Le requérant est dès lors fondé à demander le versement d'une indemnité de 34 449,12 euros correspondant à la différence entre les revenus qu'il a perçus depuis son éviction du CNRS et ceux qu'il aurait dû percevoir sur la période allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2018.

8. En troisième lieu, M. B réclame une indemnité de 49 813 euros en réparation de la perte de chance de bénéficier, pendant la période d'éviction illégale, de la révision triennale de rémunération prévue par l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986. Si le salaire proposé à l'intéressé dans le cadre du contrat à durée indéterminée prend en compte la revalorisation du point d'indice, il est constant qu'il n'inclut pas la revalorisation triennale qui aurait permis une majoration de 12 % de la rémunération de M. B. D'une part, il ne résulte pas de l'instruction que la situation de M. B ne saurait être comparable à d'autres chercheurs qui ont bénéficié de cette revalorisation à l'instar d'une de ses collègues qui a fait l'objet d'une régularisation après avoir été rétroactivement engagée sous contrat à durée indéterminée, et qui a bénéficié de la revalorisation triennale de 12 % sur la même période. D'autre part, le CNRS ne produit en défense aucune pièce justifiant que M. B aurait pu être privé de cette même revalorisation. Par suite, celui-ci doit être regardé comme ayant subi une perte de chance sérieuse d'en bénéficier également, correspondant à la majoration de 12% de l'indemnité citée au point précédent de 34 449,12 euros. En conséquence, M. B est fondé à réclamer la somme de 4 133,89 euros au titre de la perte de chance sérieuse de bénéficier des dispositions de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986.

9. En quatrième lieu, M. B réclame l'indemnisation des pertes actuelles du régime de retraite, ainsi que des pertes actuelles et futures du régime complémentaire de retraite en faisant valoir que la perte des revenus résultant de la période d'éviction illégale conduira à retenir un montant de revenus moindre, compte tenu de la moyenne des salaires qu'il a perçus au cours de ses vingt-cinq meilleures années d'emploi. Toutefois, il est constant que M. B a, pendant la période d'éviction illégale, exercé les fonctions de professeur des écoles titulaire au cours de laquelle il a pu cotiser pour sa retraite. Si le requérant se plaint par ailleurs de ce qu'il ne pourra, s'il est nommé en qualité de fonctionnaire, obtenir une prise en compte des années exercées en qualité de chercheur contractuel dans le cadre du régime de retraite applicable aux fonctionnaires, cette circonstance demeure sans lien avec les fautes commises par le CNRS. En tout état de cause, la reconstitution de carrière d'un agent irrégulièrement évincé implique nécessairement la régularisation de son affiliation à la caisse de retraite de laquelle il aurait relevé en l'absence d'intervention de la décision illégale et par suite le versement par l'employeur des cotisations correspondantes. Par suite, les préjudices allégués au titre des pertes actuelles du régime de retraite, ainsi que des pertes actuelles et futures du régime complémentaire de retraite doivent être écartés.

10. En cinquième lieu, si le requérant sollicite l'indemnisation d'une perte de revenus qu'il estime subir depuis sa reprise des fonctions, un tel préjudice, à le supposer établi, ne présente pas de lien de causalité avec la faute commise par le CNRS à raison de l'illégalité de la décision du 3 octobre 2012.

11. En sixième lieu, M. B réclame le remboursement de la somme de 727,48 euros correspondant aux frais de formation qu'il a dû engager pour assurer sa reconversion professionnelle. Toutefois, le requérant n'apporte aucun élément permettant d'établir la réalité du préjudice financier allégué ni son lien de causalité avec l'illégalité de la décision du 3 octobre 2012. Par suite, ce chef de préjudice doit être rejeté.

S'agissant des préjudices financiers et matériels :

12. Si le requérant soutient qu'il a subi un préjudice résultant de l'inexécution de l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Marseille, en ce qu'il se serait trouvé sans revenu s'il n'avait pas trouvé un nouvel emploi et a accentué le retard scientifique pris, de tels préjudices ne revêtent pas un caractère certain.

S'agissant du préjudice de carrière :

13. M. B se prévaut d'un préjudice de carrière découlant d'une perte sérieuse de chance d'être nommé directeur de recherche. S'il résulte de l'instruction que M. B a été contraint à son retour au sein du CNRS de suivre des formations de remise à niveau et n'a pu produire de travaux de recherches durant sa période d'éviction illégale, il n'établit toutefois pas avoir perdu, du fait de son éviction du service, une chance sérieuse d'être nommé directeur de recherche, au regard des mérites scientifiques comparés des candidats présentant leur candidature. Par suite, la demande présentée par M. B tendant à l'indemnisation de son préjudice de carrière doit être rejetée.

S'agissant du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence :

14. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence de M. B en conséquence de l'éviction illégale dont il a fait l'objet et du retard d'exécution de l'injonction prononcée par la cour administrative d'appel de Marseille, en lui accordant à ce titre une somme de 5 000 euros.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander le versement d'une somme totale de 43 583,01 euros en réparation des préjudices subis à raison de l'éviction illégale dont il a fait l'objet ainsi que de la faute commise par le CNRS au titre de l'inexécution de l'injonction ordonnée par la cour administrative d'appel de Marseille.

Sur les frais liés au litige :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : Le CNRS est condamné à verser à M. B une somme totale de 43 583,01 euros.

Article 2 : Le CNRS versera à M. B une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre national de la recherche scientifique.

Délibéré après l'audience du 21 avril 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Besle, président,

- Mme Bayada, première conseillère,

- Mme Bossi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai2023.

La rapporteure,

A. Bayada Le président,

D. Besle

La greffière,

B. Flaesch

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 12 mai 2023.

La greffière,

B. Flaesch

N°2101882

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