jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2101934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MOULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 avril 2021, Mme B, représentée par Me Moulin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 novembre 2020 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou " parent d'enfant malade ", ou à défaut de réexaminer sa demande dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) à défaut d'ordonner avant dire droit une expertise médicale sur les conséquences de l'arrêt du traitement de son fils ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 440 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que l'arrêté :
- est entaché d'un vice de procédure ;
- méconnait l'article L. 313-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 17 janvier 2023, le préfet de l'Hérault conclut :
- à titre principal, au non-lieu à statuer ;
- à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, il a délivré à Mme A le 4 novembre 2022 une autorisation provisoire de séjour valable du 25 octobre 2022 au 24 avril 2023 ;
- l'intéressée a obtenu la protection subsidiaire par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 10 janvier 2023 ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 février 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huchot ;
- les observations de Me Moulin, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née en 1984 et de nationalité ukrainienne, déclare être entrée sur le territoire français le 14 décembre 2018 accompagnée de ses deux enfants mineurs. Elle a déposé une demande d'asile le 11 janvier 2019, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 30 avril 2019 et par la Cour nationale du droit d'asile le 8 mars 2021. Elle a sollicité le 21 juillet 2020 la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade et d'accompagnant d'enfant malade. Par la décision attaquée du 23 novembre 2020, le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande. Mme A a ensuite fait l'objet d'un arrêté du 2 avril 2021 du préfet de l'Hérault portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français de quatre mois. Par un arrêt du 22 mars 2022, la Cour administrative d'appel de Marseille a annulé l'arrêté du 2 avril 2021. Par sa requête, Mme A demande l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2020 portant refus de titre de séjour.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision ayant rejeté une demande de titre de séjour lorsque, postérieurement à la saisine de la juridiction, l'autorité administrative a délivré le titre sollicité ou un titre de séjour emportant des effets équivalents à ceux du titre demandé. Par ailleurs, la délivrance d'un titre de séjour a pour effet d'abroger la mesure d'éloignement prise antérieurement, ce qui a pour conséquence de rendre également sans objet les conclusions tendant à son annulation, dès lors qu'elle n'a pas été exécutée. Il en va de même des conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent.
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision du 10 janvier 2023 emportant des effets supérieurs à ceux du titre initialement sollicité, postérieurement à l'introduction de la requête. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2020 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A, ainsi que par voie de conséquence sur les conclusions à fin d'injonction et celles à fin que soit ordonnée une expertise médicale.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une quelconque somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme B, à Me Moulin et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
M. Huchot, premier conseiller,
Mme Lesimple, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
N. Huchot
Le président,
E. Souteyrand La greffière,
M.-A Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 9 mars 2023,
La greffière,
M.-A Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026