mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2102343 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP SOLLIER - CARRETERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mai 2021, le département de l'Hérault, représenté par la SCP CGCB et Associés, avocats, demande au tribunal :
1) d'enjoindre à Madame B et à Monsieur A, ainsi qu'à tout occupant de leur chef de libérer les parcelles cadastrées Section D n° 585p, 586p et 588p, constitutives du " Domaine de Cazarils ", sur le territoire de la commune de Saint-Martin-de-Londres, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2) d'autoriser le département de l'Hérault, en cas d'inexécution de ces obligations dans les délais prescrits, à procéder d'office aux frais, risques et périls de Madame B et de Monsieur A, au besoin avec le concours de la force publique, à leur évacuation forcée des lieux et à leur remise en état ;
3) de condamner solidairement Madame B et Monsieur A à lui verser la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2021, Madame B et Monsieur A, représentés par Me Carretero, concluent au rejet de la requête et à la condamnation du département de l'Hérault à leur verser les sommes de 60 000 euros à titre de dommages-intérêts, en raison de l'illégalité fautive de la résiliation de la convention d'occupation domaniale et de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 20 mai 2022, le département de l'Hérault, représenté par la SCP CGCB et Associés, avocats, déclare se désister des conclusions aux fins d'injonction de sa requête, mais maintient sa demande tendant à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Madame B et Monsieur A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré et 28 juillet 2022, Madame B et Monsieur A, représentés par Me Carretero, concluent au rejet de la requête et à la condamnation du département de l'Hérault à leur verser les sommes de 60 000 euros à titre de dommages-intérêts, en raison de l'illégalité fautive de la résiliation de la convention d'occupation domaniale et de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ()() ; 5' Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un mémoire enregistré le 20 mai 2022, le département de l'Hérault déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose en ce qu'il en soit donné acte.
3. Ce désistement fait, en tout état de cause, obstacle à ce qu'il soit statué sur les conclusions reconventionnelles de Madame B et Monsieur A tendant à la condamnation du département de l'Hérault à leur verser la somme de 60 000 euros à titre de dommages-intérêts, en raison de l'illégalité fautive de la résiliation de la convention d'occupation domaniale.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête présentée par le département de l'Hérault.
Article 2 : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions reconventionnelles présentées par Madame B et Monsieur A.
Article 3 : Les conclusions des parties, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au département de l'Hérault ainsi qu'à Madame B et Monsieur A.
Fait à Montpellier, le 3 août 2022.
Le président de la 4ème chambre
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 3 août 2022.
La greffière
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026