vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2102614 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CLEMENT-MALBEC-CONQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 18 mai 2021, 1er septembre 2021 et 8 avril 2022, M. A et Mme C, représentés par la SELARL Clément Malbec Conquet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Moux a accordé un permis de construire à l'office public de l'habitat " Habitat Audois " en vue de la construction de 22 logements sur un terrain sis Saint-Antoine, ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux en date du 19 janvier 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Moux une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les dépens.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de forme en ce qu'il ne comporte pas le nom et le prénom du signataire ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet pour ne pas comporter le formulaire de prise en compte de la réglementation thermique ;
- la décision n'est pas motivée conformément aux exigences des article L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme ;
- l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme est méconnu en ce qu'il n'existe pas de sortie permettant un accès adapté au lotissement ; la voie centrale est en impasse, inadaptée aux véhicules de secours ;
- en l'absence du formulaire ad hoc, la conformité du projet à la règlementation thermique n'a pas pu être appréciée ;
- les prescriptions sont imprécises et celle renvoyant à une concertation avec les services du conseil départemental est illégale ;
- les conclusions de la commune de Moux présentées sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme sont irrecevables ; leur recours n'est pas abusif et les préjudices invoqués par la commune et par Habitat Audois ne sont pas démontrés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2021, la commune de Moux représentée par Me Pilone conclut :
- à titre principal, que la requête est irrecevable ;
- titre subsidiaire, au rejet de la requête ;
- à titre infiniment subsidiaire, à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
- à ce que soit mise à la charge de M. A et Mme C une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable faute d'intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par M. A et Mme C ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2021, l'office public de l'habitat " Habitat Audois ", représenté par Me Pilone, conclut :
- à titre principal, que la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, au rejet de la requête ;
- à titre infiniment subsidiaire, à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
- à ce que soit mise à la charge de M. A et Mme C une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable faute d'intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par M. A et Mme C ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2021, la commune de Moux demande au tribunal de condamner M. A et Mme C à verser à l'office public de l'habitat " Habitat Audois " le somme de 55 000 euros au titre de l'article R. 600-7 du code de l'urbanisme et de mettre à la charge des requérants la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est abusive et qu'elle subit un préjudice du fait de l'introduction du recours qui est susceptible de la contraindre à se porter acquéreur des parcelles dédiées à la desserte du projet en cas d'annulation du permis de construire.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2021, l'office public de l'habitat " Habitat Audois " demande au tribunal de condamner M. A et Mme C à lui verser la somme de 60 000 euros au titre de l'article R. 600-7 du code de l'urbanisme et de mettre à la charge des requérants la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la requête est abusive et qu'il subit un préjudice du fait du retard pris dans la réalisation des travaux.
Par courrier du 17 mai 2022, les parties ont été informées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, que le tribunal est susceptible de retenir que les moyens tirés de l'absence des nom et prénom du maire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du
code des relations entre le public et l'administration, du défaut de motivation des prescriptions, de l'absence du formulaire de prise en compte de la réglementation thermique, en
méconnaissance de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme et de l' insuffisance de l'accès, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-5 du
code de l'urbanisme, et que ces illégalités étant susceptibles d'être régularisées il y a lieu, en conséquence, de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration du délai qu'il aura fixé pour cette régularisation.
Des observations sur la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ont été présentées par Mme C et M. A, le 24 mai 2022 et par l'office public de l'habitat " Habitat Audois ", le 27 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Lafon, rapporteur public,
- et les observations de Me Conquet, représentant M. A et Mme C et de Me Ortial, représentant l'office public de l'habitat Habitat Audois et la commune de Moux.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 20 novembre 2020, le maire de la commune de Moux a accordé à l'office public de l'habitat " Habitat Audois " un permis de construire pour la réalisation de 22 logements sur un terrain situé lieu-dit Saint-Antoine à Moux (Aude). M. A et Mme C ont formé un recours gracieux pour demander le retrait de cet arrêté par courrier du 18 janvier 2021, réceptionné le 20 janvier suivant et tacitement rejeté. Par leur requête, ils demandent l'annulation de l'arrêté de permis de construire du 20 novembre 2020 ainsi que de la décision rejetant tacitement leur recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que la maison individuelle des requérants est limitrophe du projet de 22 logements qui sera situé en contrebas de leur domicile. Alors même que le relief réduira les vues réciproques entre les logements situés de l'autre côté du mur de clôture des requérants et leur maison, le projet, par sa proximité, ses caractéristiques et son importance, est susceptible de porter atteinte à la jouissance de leur bien. Ils justifient dès lors d'un intérêt pour agir contre l'autorisation en litige.
Sur la fin de non-recevoir opposée par les requérants :
5. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. () ".
6. Il résulte de ces dispositions que le recours indemnitaire qu'elles ouvrent est réservé au bénéficiaire du permis, et non à l'autorité ayant procédé à sa délivrance. Les conclusions de la commune de Moux, qui n'est pas la bénéficiaire du permis en litige, présentées sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, sont donc irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ".
8. L'arrêté de permis de construire en litige, s'il mentionne la qualité du maire et sa signature, n'indique pas en revanche ses nom et prénom, en méconnaissance des dispositions précitées.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition () / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions (). ".
10. Le permis de construire en litige vise l'avis avec accord tacite du service de la prévention des risques et l'avis favorable du service de l'eau et des milieux aquatiques de la direction départementale des territoires et de la mer, l'avis favorable avec réserve du conseil départemental de l'Aude et l'avis favorable avec réserve d'ENEDIS. L'article 1er précise que le permis de construire est accordé sous réserve du respect de prescriptions, notamment énoncée à l'article 2 de la décision. Cet article énonce que " Les travaux seront réalisés conformément aux prescriptions émises par les services consultés susvisés. En particulier, il appartient au demandeur de contacter au préalable du début du chantier, les services du Conseil Départemental notamment en ce qui concerne la gestion des eaux pluviales du projet. ". L'article 3 énonce les prescriptions relatives à la puissance de raccordement nécessitée par le projet.
11. En motivant sa décision par référence aux avis rendus par les services consultés, et en invitant le pétitionnaire à contacter, préalablement à l'ouverture du chantier, les services du conseil départemental " notamment en ce qui concerne la gestion des eaux pluviales du projet ", sans qu'il ressorte des pièces du dossier qu'ait été joint à l'arrêté contesté les avis concernés, le maire de Moux a méconnu les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors applicable : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l'article R. 111-20 du code de la construction et de l'habitation, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code ; () ".
13. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
14. Si la commune a produit, dans la présente instance, une attestation en date du 18 juin 2021 aux termes de laquelle son maire certifie que le formulaire de prise en compte de la réglementation thermique était joint à la demande, il ressort du dossier de demande de permis de construire, versé tant par le pétitionnaire que par la commune, que ce formulaire n'y figurait pas. Il en résulte, comme soutenu par les requérants, que l'autorité administrative ne disposait pas du document permettant de considérer le projet comme conforme à cette réglementation, cette conformité ne pouvant être appréciée par aucun autre élément du dossier. Ainsi, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire doit être accueilli.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ".
16. Il ressort des pièces du dossier que la desserte du projet se fera, à partir d'une rue existante, par une voie d'accès intérieure en sens unique dont le débouché s'effectue sur la voie publique après que cette voie aura été prolongée sur la parcelle cadastrée section B n°1522. La commune de Moux a décidé à cet effet, par délibération de son conseil municipal en date du 31 mars 2021, l'acquisition de la parcelle " dans la continuité du projet de lotissement à Saint Antoine " pour un montant de 8 444,86 euros. Elle justifie par attestation notariée être devenue propriétaire de cette parcelle le 10 novembre 2021. Toutefois, tant la délibération du conseil municipal que l'acquisition se sont réalisés postérieurement à la délivrance, le 20 novembre 2020, du permis de construire en litige. Dès lors, le projet, dépourvu d'un accès suffisant pour se desserte, méconnait les dispositions précitées.
17. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens invoqués par les requérants ne sont pas susceptibles, en l'état du dossier, de fonder l'annulation de l'arrêté attaqué.
18. Alors que les parties ont été avisées de la possibilité pour le tribunal de surseoir à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et invitées à présenter leurs observations, le pétitionnaire, l'office public de l'habitat " Habitat Audois " a indiqué s'opposer à la mise en œuvre d'une mesure de régularisation. Il résulte ainsi de tout ce qui précède que M. A et Mme C sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté en date du 20 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Moux a accordé un permis de construire à l'office public de l'habitat " Habitat Audois " en vue de la construction de 22 logements ainsi que de la décision du 19 janvier 2021 rejetant leur recours gracieux.
Sur la mise en œuvre de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :
19. Il ne résulte pas de l'instruction que le recours des requérants ait été mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de leur part. Les conclusions indemnitaires présentées par l'office public de l'habitait " Habitat Audois " sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, citées au point 5, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
21. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A et Mme C, qui ne sont pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Moux et l'office public d'habitait Habitat Audois sur leur fondement.
22. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la commune de Moux et de l'office public de l'habitat " Habitat Audois " chacun une somme de 750 euros à verser à M. A et Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le permis de construire délivré le 20 novembre 2020 est annulé.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Moux et de l'office public de l'habitat " Habitat Audois " au titre de l'article L. 600-7 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La commune de Moux et l'office public de l'habitat " Habitat Audois " verseront chacun une somme de 750 euros à M. A et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Moux et de l'office public de l'habitat " Habitat Audois " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A, à Mme C, à la commune de Moux et à l'office public de l'habitat " Habitat Audois ".
Copie en sera adressée au Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de l'Aude.
Délibéré après l'audience du 3 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Besle, président,
M. Myara, premier conseiller,
Mme Crampe, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
La rapporteure
S. B Le président,
D. Besle
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er juillet 2022.
La greffière,
C. Arce
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026