vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103009 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MANYA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juin 2021, M. C B, représenté par Me Manya, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 avril 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Montpellier a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son état de santé ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier de reconnaître son congé de longue maladie imputable au service ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que le signataire n'est pas identifiable ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dès lors que la survenance de la pathologie dont il souffre présente un lien direct avec les conditions d'exercice de ses fonctions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2022, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bayada, première conseillère,
- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,
- et les observations de Me Manya, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, professeur au sein du lycée Jean Lurçat de Perpignan, a sollicité le 1er septembre 2020 la reconnaissance du caractère imputable au service de son état de santé. Par une décision du 23 décembre 2020, le rectorat de l'académie de Montpellier a rejeté la demande de M. B. Le 5 février 2021, M. B a demandé l'octroi d'un congé longue maladie. Après avoir recueilli l'avis du comité médical départemental, qui a émis un avis favorable le 8 avril 2021, la rectrice de l'académie de Montpellier a décidé, par un arrêté du 9 avril 2021, de placer le requérant en congé longue maladie pour une année à compter du 1er septembre 2020. Par sa requête, M. B en demande l'annulation.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / Toutefois, les décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme sont prises dans des conditions qui préservent l'anonymat de leur signataire. Seule une ampliation de cette décision peut être notifiée à la personne concernée ou communiquée à des tiers, l'original signé, qui seul fait apparaître les nom, prénom et qualité du signataire, étant conservé par l'administration. "
3. La décision attaquée a été signée par Mme AD., cheffe de la division des personnels enseignants au sein du rectorat de l'académie de Montpellier, dont le nom et le prénom sont clairement identifiables, à la lecture de l'arrêté en litige. Par suite, la décision ne méconnaît pas l'article L. 212-1 précité.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () "
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 23 décembre 2020, la rectrice de l'académie de Montpellier a rejeté la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'état de santé de M. B. A la suite du rejet du recours gracieux formé par l'intéressé le 28 janvier 2021, M. B a présenté une demande d'octroi d'un congé longue maladie. Par l'arrêté contesté du 9 avril 2021, la rectrice de l'académie de Montpellier a fait droit à cette demande. Si l'arrêté fait mention de l'octroi d'un congé de longue maladie non imputable au service, cette décision n'a toutefois pas pour objet de statuer à nouveau sur la demande de reconnaissance du caractère imputable au service de l'état de santé de l'intéressé qui a été définitivement rejetée. Dans ces conditions, la décision, qui accorde le congé longue maladie sollicité et fait ainsi droit à une demande de l'intéressé, n'est pas au nombre des décisions devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés, le requérant ne peut utilement soutenir que la décision serait entachée d'une inexacte application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
7. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'éducation nationale.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Gayrard, président,
- Mme Bayada, première conseillère,
- Mme Bossi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
La rapporteure,
A. Bayada Le président,
J.P. Gayrard
La greffière,
I. Laffargue
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 31 mars 2023,
La greffière,
I. Laffargue
N°2103009
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026