mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103591 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP CAUVIN - LEYGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 juillet 2021 et 18 janvier 2023, Mme E C, représentée par Me Cauvin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 mai 2021 du conseil médical de l'aéronautique civile qui a déclaré non imputable au service aérien son inaptitude définitive à exercer la profession de navigant commercial ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision en litige :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise tardivement dès lors que la décision d'inaptitude aurait dû précéder la décision la licenciant ;
- la direction générale de l'aviation civile n'a pas répondu à la demande de reconnaissance d'imputabilité au service dont a été saisi le conseil médical révélant ainsi un défaut d'examen et une erreur d'appréciation ;
- est illégale dès lors que la décision du 10 octobre 2018 du conseil médical de l'aéronautique civile qui prononce son inaptitude définitive est elle-même illégale ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation dans les faits.
Par des mémoires enregistrés les 18 décembre 2022 et 20 avril 2023, le ministre chargé des transports conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des transports ;
- le code de l'aviation civile ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Lafay, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B C a été recrutée par la société Corsair comme membre du personnel navigant commercial en 1999. Elle a été déclarée inapte définitivement à l'exercice de sa profession par une décision du conseil médical de l'aéronautique civile (CMAC) du 12 juin 2018. Le 26 octobre 2020 Mme B C a demandé à ce que le conseil médical de l'aéronautique civile se prononce sur l'imputabilité au service aérien de son inaptitude médicale définitive. Par une décision du 19 mai 2021 qu'elle conteste aux termes de la présente requête, le ministre chargé des transports a déclaré l'inaptitude médicale définitive de l'intéressée à l'exercice de cette profession en relevant l'absence d'imputabilité au service aérien.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La décision par laquelle le conseil médical de l'aéronautique civile déclare une affection non imputable au service aérien doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions pour l'obtenir, au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle est ainsi au nombre des décisions qui, en application de cet article, doivent être motivées. Une telle décision peut comporter des motifs médicaux, protégés par le secret défini à l'article L. 1110-4 du code de la santé publique, ou d'autres éléments de droit ou de fait de nature à établir ou à écarter l'imputabilité au service aérien de la situation de l'intéressé. Si, en vertu des dispositions du troisième alinéa de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration, l'obligation de motivation des décisions administratives ne déroge pas aux textes législatifs interdisant la divulgation ou la publication de faits couverts par le secret, incluant notamment le secret médical, et si les articles R. 4127-4 et R. 4127-104 du code de la santé publique imposent au conseil médical de l'aéronautique civile de ne transmettre à l'administration que ses conclusions de nature administrative, sans indiquer les raisons d'ordre médical qui les motivent, ces dispositions ne dispensent pas le conseil médical, afin de satisfaire aux exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, de mentionner dans sa décision si celle-ci comporte seulement des motifs médicaux ou d'autres motifs.
3. Par la décision attaquée, prise au visa des articles L. 6526-1 et suivants du code des transports et des articles R. 410-4 et suivants, R. 426-17 et D. 424-2 et suivants du code de l'aviation civile et de la décision n°18/000120 du 10 octobre 2018 du conseil médical de l'aéronautique civile déclarant Mme A B définitivement inapte à l'exercice de sa profession de personnel navigant commercial, et après avoir rappelé que l'intéressée a demandé à ce que le conseil médical de l'aéronautique civile se prononce sur l'imputabilité au service aérien de son inaptitude médicale définitive et que son dossier médical a été examiné lors de la séance du 19 mai 2021, le président du conseil médical de l'aéronautique civile, pour déclarer l'inaptitude médicale définitive de Mme B C à l'exercice de sa profession comme non imputable au service aérien, a indiqué qu'elle " résulte exclusivement de motifs médicaux ". Ce faisant et contrairement à ce qui est soutenu, la décision en litige qui comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle repose est suffisamment motivée au regard des exigences posées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
4. La décision attaquée du 19 mai 2021 n'a pas pour objet de prononcer l'inaptitude médicale définitive de la requérante à l'exercice de sa profession, constatée par la décision rendue le 10 octobre 2018 par le conseil médical de l'aéronautique civile, mais de statuer sur l'imputabilité au service aérien de cette inaptitude définitive. La circonstance alléguée que la décision d'inaptitude aurait dû précéder la décision la licenciant en juin 2018 est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, l'objet de ces décisions étant différent.
5. Aux termes de l'article R. 410-5 du code de l'aviation civile : " Le conseil médical de l'aéronautique civile : () 6° Se prononce sur le caractère définitif des inaptitudes déclarées lors des renouvellements d'aptitude par les différents centres d'expertise de médecine aéronautique à l'égard : - des personnels navigants titulaires d'un titre aéronautique ; () 7° Prend les décisions prévues aux articles L. 6526-1, L. 6526-2, L. 6526-5 et L. 6526-7 du code des transports et par l'article R. 426-17 en matière de reconnaissance et d'imputabilité au service aérien d'une maladie ayant entrainé une incapacité temporaire ou permanente de travail ou le décès ; 8° Prend les décisions prévues aux articles L. 6526-1, L. 6526-2, L. 6526-5 et L. 6526-7 du code des transports et par l'article R. 426-17 en matière de reconnaissance et d'imputabilité au service aérien d'un accident aérien survenu en service ayant entrainé une incapacité temporaire ou permanente de travail ou le décès. ". L'article D. 424-2 de code prévoit que : " Pour les personnels navigants titulaires de certificats médicaux délivrés selon les conditions d'aptitude médicale définie à l'article L. 6511-2 du code des transports et les textes pris pour son application, le conseil médical de l'aéronautique civile : () 2°. Prend les décisions prévues aux articles L. 424-1, L. 424-2, L. 424-5 et par l'article R. 426-17 en matière de reconnaissance d'imputabilité au service aérien d'un accident aérien survenu en service ayant entraîné une incapacité temporaire ou permanente de travail ou le décès. () ".
6. L'allégation selon laquelle la direction générale de l'aviation civile n'aurait pas répondu à la demande de Mme B C de l'imputabilité au service aérien de son état de santé alors que le conseil médical de l'aéronautique civile a été saisi d'une telle demande ne peut qu'être écarté dès lors qu'il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que la décision litigieuse mentionne expressément que l'inaptitude médicale définitive de Mme A B à l'exercice de sa profession de navigante commerciale est déclarée non imputable au service aérien. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'il n'a pas été répondu à sa demande que son inaptitude définitive à l'exercice de sa profession soit reconnue comme imputable au service aérien.
7. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 4 mai 2021, Mme B C a été informée de ce que sa situation serait soumise au conseil médical dans sa séance du 19 mai 2021 et que, compte tenu de la crise sanitaire, il n'était pas possible de la recevoir en personne mais qu'une audition par appel téléphonique était possible, ce que la requérante a accepté par retour de courrier du 11 mai 2021 en communiquant ses coordonnées téléphoniques. Aucune disposition légale ou réglementaire du code des transports ou du code de l'aviation civile ni aucun autre texte n'impose que le conseil médical de l'aéronautique civile composé de quinze membres, tous docteurs en médecine, procède à un examen physique du personnel navigant dans le cadre de l'instruction d'une demande de reconnaissance de l'imputabilité au service aérien de son inaptitude médicale définitive. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a fait l'objet d'une visite médicale le 6 mars 2018 devant le médecin aéronautique de la direction générale de l'aviation civile, dont le rapport est versé au dossier par la requérante et dont a eu nécessairement connaissance le conseil médical de l'aéronautique civile.
8. L'exception d'illégalité soulevée à l'encontre d'une décision individuelle est recevable tant que cette décision ne présente pas de caractère définitif. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 10 octobre 2018 par laquelle le conseil médical de l'aéronautique civile a prononcé, sur la demande de Mme B C sollicitant l'examen de son dossier par le conseil médical de l'aéronautique civile, son inaptitude définitive à l'exercice de la profession d'hôtesse de l'air, qui comportait la mention des voies et délais de recours, lui a été notifiée au plus tard le 22 octobre 2018, date à laquelle l'intéressée a sollicité la communication du diagnostic de son inaptitude définitive en se référant expressément à cette décision, marquant ainsi la connaissance qu'elle a eu de cette décision à caractère individuel qu'elle n'a pas contesté avant l'introduction de la présente requête et qui est dès lors devenue définitive. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de décision du 10 octobre 2018, soulevé à l'encontre de la décision attaquée du 19 mai 2021, doit être écarté comme irrecevable.
9. Aux termes de l'article L. 6526-5 du code des transports : " Lorsqu'un accident aérien survenu en service ou lorsqu'une maladie imputable au service et reconnue comme telle par la commission mentionnée à l'article L. 6511-4 ont entraîné le décès, ou une incapacité permanente totale au sens de la législation relative à la réparation des accidents du travail, une indemnité en capital est versée à l'intéressé ou à ses ayants droit par la caisse créée en application de l'article L. 6527-2. Est considéré comme accident aérien tout accident du travail survenu à bord d'un aéronef. Un décret en Conseil d'Etat définit les événements ou les circonstances, directement liés au transport aérien ou à la formation des personnels navigants, assimilables à des accidents aériens. () ".
10. Pour être déclaré imputable au service, une maladie doit être survenue dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice des fonctions ou au cours d'une activité qui constitue le prolongement du service. L'imputabilité au service aérien des inaptitudes médicales définitives prononcées par le conseil médical de l'aéronautique civile est appréciée au regard des seules dispositions du code des transports et du code de l'aviation civile, indépendamment de la prise en charge au titre de la législation relative aux accidents de travail du régime général de sécurité sociale.
11. L'accident du travail du 9 mai 2017 dont Mme B C a demandé qu'il soit reconnu comme imputable au service aérien et qui a fait l'objet d'un certificat médical d'accident du travail du 10 mai suivant, s'est déroulé à bord d'un vol Dakar-Paris à l'occasion duquel, lors de la préparation du service des repas, la requérante aurait tiré énergiquement sur un traulet dont les roues se seraient bloquées, lui occasionnant des douleurs lombaires irradiantes à la jambe droite. Or, l'inaptitude définitive de Mme B C à exercer la profession de personnel navigant, médicalement constatée par le conseil médical de l'aéronautique civile dans sa séance du 10 octobre 2018, résulte d'une lombalgie post traumatique préexistante à l'incident survenu le 9 mai 2017. La requérante soutient que, malgré un problème à la colonne vertébrale préexistant, son aptitude à exercer ses fonctions a été reconnue et validée au moment de son recrutement en 1992 alors qu'elle aurait dû alors être déclarée inapte. Il ressort des énonciations de la requête que Mme B C a été victime, en 1989, à l'âge de 18 ans, d'un accident de la voie publique ayant entrainé un traumatisme rachidien sévère et des fractures lombaires. Il n'est nullement établi que Mme B C aurait fait état d'un rachis lombaire douloureux lors de son embauche par la compagnie Corsair en 1992 et le fait qu'elle ait été déclarée apte à exercer la profession d'hôtesse de l'air en 1992 n'est pas, en elle-même, de nature à remettre en cause la légalité de la décision attaquée. Il n'est pas contesté que Mme B C n'a fait état de douleurs lombaires qu'à l'occasion de sa demande de renouvellement d'aptitude en janvier 2016. L'épisode survenu à bord d'un vol le 9 mai 2017, relativement bénin dans la mesure où le médecin conseil a fixé la date de consolidation des lésions au 30 septembre 2017 en précisant qu'il n'y avait pas de séquelles indemnisables, ne saurait être regardé comme étant à l'origine de l'inaptitude définitive de l'intéressée à l'exercice de la profession d'hôtesse de l'air. Si la requérante évoque également un problème de canal carpien lié aux gestes répétitifs et au port de bagages dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, il est constant que la décision d'inaptitude définitive n'est pas fondée sur le syndrome du canal carpien pour lequel elle a subi deux interventions chirurgicales, l'une sur la main droite en 2018, l'autre sur la main gauche au mois de février 2019, circonstances sans lien avec l'accident déclaré, fondé sur une lombalgie.
12. Dès lors, la lombalgie post traumatique ayant causé l'inaptitude définitive de Mme B C à exercer sa profession, médicalement constatée, ne présente pas un lien direct et certain avec l'accident du travail survenu le 9 mai 2017. Le conseil médical de l'aéronautique civile n'a donc pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation des faits en considérant que l'inaptitude définitive de Mme B C aux fonctions de personnel navigant commercial en raison de la lombalgie post traumatique dont elle est atteinte n'était pas imputable au service aérien.
13. Il résulte de ce qui précède, Mme B C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 19 mai 2021, par laquelle le CMAC a déclaré non imputable au service aérien son inaptitude médicale définitive à l'exercice de la profession de personnel navigant commercial. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B C est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B C et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
Le rapporteur,
M. D
La présidente,
S. ENCONTRE La greffière,
L. ROCHER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 mai 2023
La greffière,
L. ROCHER
lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026