jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103733 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2021 et complétée par des pièces le 30 août 2021, M. A B, représenté par Me Rosé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 mars 2021 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a opposé un refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de l'admettre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 22 février 2021, dans le délai de sept jours suivant la notification du jugement à intervenir, au besoin sous astreinte ;
3°) de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration à verser la somme de 1 500 euros à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration a commis une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article 20 de la directive 2013/33/UE avec lequel les articles L. 744-7 et L. 744-8 sont incompatibles, dès lors que sa situation n'a pas été strictement examinée au jour de sa demande et qu'il n'a pas été pris de mesure pour lui assurer un niveau de vie digne ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration a commis des erreurs de fait qui démontrent le défaut d'examen ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de son état de vulnérabilité ;
- le refus porte une atteinte disproportionnée à son droit de solliciter une protection internationale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, première conseillère,
- et les observations de Me Rosé, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant irakien né le 22 novembre 1993, entré sur le territoire français en 2017, a déposé une demande d'asile le 7 mars 2017. Le même jour, il a été placé en procédure Dublin, a accepté l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et bénéficié des conditions matérielles d'accueil. M. B n'ayant pas fait renouveler son attestation de demandeur d'asile au-delà du 9 décembre 2017, il a fait l'objet, par décision implicite du 22 février 2018, d'une suspension du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, non contestée. A la suite de l'expiration du délai de transfert, M. B s'est présenté à nouveau en préfecture et sa demande d'asile a été placée en procédure accélérée, le 4 mars 2019. Les conditions matérielles d'accueil lui ont été refusées par une décision du même jour, non contestée au contentieux. Par un courrier du 22 février 2021, M. B a demandé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 15 mars 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé ce rétablissement. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. Aux termes des dispositions alors codifiées à l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, demeurant applicables, en vertu du III de l'article 71 de la loi du 10 septembre 2018 susvisée, aux décisions statuant sur les demandes initiales d'aide à l'asile qui comme celle de M. B, ont été prises avant le 1er janvier 2019 : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile () ".
3. Il résulte des dispositions des articles L. 744-1 et suivantes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8 dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
4. La décision du 15 mars 2021 comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle vise en effet la directive n° 2012/33/UE du 26 juin 2013 et les articles applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle par ailleurs que les conditions matérielles d'accueil accordées à M. B avaient été suspendues, au motif qu'il n'avait pas répondu aux demandes d'informations dans le cadre de sa procédure Dublin, et mentionne que les motifs évoqués par le demandeur ne justifient pas des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Elle mentionne également que l'évaluation de sa situation personnelle et familiale ne fait pas apparaître de facteur particulier de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et alors que la régularité formelle d'un acte ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En outre, la décision contestée de l'Office français de l'immigration et de l'intégration refusant de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. B n'ayant pas été prise en application de la décision du 22 février 2018 suspendant ses conditions matérielles d'accueil, ni de celle du 4 mars 2019 portant refus des conditions matérielles d'accueil, lesquelles n'en constituent pas plus la base légale, le requérant ne peut utilement soutenir qu'il appartiendrait à l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'établir qu'il n'a pas répondu aux demandes d'information.
6. Par sa décision n° 428530, 428564 du 31 juillet 2019, dont se prévaut le requérant, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a jugé que les dispositions des articles L. 744-7 et L.744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui créaient, dans leur rédaction issue de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, des cas de refus et de retrait de plein droit des conditions matérielles d'accueil sans appréciation des circonstances particulières et excluaient, en cas de retrait, toute possibilité de rétablissement de ces conditions, étaient incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale. Il a, par suite, annulé les dispositions réglementaires prises pour leur application. Toutefois, le Conseil d'Etat a, par la décision du 23 décembre 2016, n°394819, jugé que les cas de suspension, de retrait et de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévus par les dispositions de l'article L. 744-8, issues de la loi du 29 juillet 2015 transposant en droit interne la directive précitée, correspondaient aux hypothèses fixées à l'article 20 de la directive 2013/33/UE dans lesquelles les Etats membres peuvent " limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ". Il a été par suite considéré que les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015, n'étaient pas incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE.
7. Il résulte de ce qui a été dit au point 2 que la situation de M. B reste régie par les dispositions de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entrées en vigueur au 1er janvier 2019, qui ne lui sont pas applicables, seraient incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE. En outre, s'agissant des dispositions, applicables à la date de la décision attaquée, de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui écartent toute automaticité de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et qui imposent un examen particulier de la situation du demandeur d'asile, en particulier de sa vulnérabilité, elles ne peuvent être regardées comme ayant procédé à une transposition incorrecte de la directive. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il a été fait application, seraient incompatibles avec l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
8. S'il résulte de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'entretien avec le demandeur d'asile, qui a pour objet de recueillir les éléments caractérisant la situation de l'intéressé et d'évaluer ses besoins, doit intervenir à l'occasion du dépôt d'une première demande d'asile et avant que l'Office ne statue sur l'admission aux conditions matérielles d'accueil, ces dispositions ne sauraient être interprétées comme imposant qu'un nouvel entretien soit organisé préalablement à l'examen d'une demande de rétablissement de cette aide, après que celle-ci a été suspendue ou retirée. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration disposait du compte-rendu de l'entretien organisé le 17 mars 2017, lors de l'enregistrement de la demande d'asile et que le demandeur n'a assorti sa demande de rétablissement d'aucune circonstance particulière et ne l'a accompagnée d'aucune pièce. Il ressort également des éléments produits par l'Office français de l'immigration et de l'intégration et non contestés par le requérant, que les conditions matérielles d'accueil ont bien été suspendues en février 2018, comme l'indique la décision contestée, alors que M. B n'était plus en possession d'une attestation de demandeur d'asile depuis la fin du mois de décembre 2017. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant ne peut qu'être écarté.
9. Il ressort des termes de la décision du 15 mars 2021 qu'en indiquant " Vous n'avez pas répondu aux demandes d'informations dans le cadre de votre procédure Dublin " le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a entendu seulement rappeler le motif de la décision de suspension des conditions matérielles d'accueil du 22 février 2018, qui n'est pas la décision contestée, et que le refus de procéder au rétablissement des conditions matérielles d'accueil est motivé par l'absence de justification par le requérant des motifs pour lesquels il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dans ces conditions le requérant ne peut utilement soutenir que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation faute pour l'office de justifier des manquements retenus.
10. Si M. B fait valoir la précarité de sa situation et la fragilité psychologique qui en découle, il ne justifie pas du suivi dont il indique bénéficier par l'unité mobile intersectorielle de psychiatrie pour populations en situation de précarité et produit un unique certificat médical, qui a été établi postérieurement à la décision contestée, en août 2021 et évoque la mise en place d'un traitement sans faire état d'élément de gravité particulière. Si l'attestation établie en mai 2021 par un travailleur social relate plus précisément les difficultés liées à la précarité de la situation du demandeur et ses répercussions sur son état physique et psychologique, ces éléments ne suffisent pas à établir que M. B se trouvait, à la date de la décision contestée dans une situation particulière de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration aurait inexactement apprécié la vulnérabilité du requérant doit être écarté.
11. Dès lors qu'ainsi qu'il l'a été dit aux points précédents la décision contestée n'est pas entachée d'illégalité, le moyen invoqué tiré de ce qu'elle porterait une atteinte disproportionnée à son droit de solliciter la protection internationale ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de la décision prise par l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 15 mars 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, sur leur fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Rosé.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
Mme Sophie Crampe, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
La rapporteure,
M. Couégnat
La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme, le 9 novembre 2023
La greffière,
M. C00
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026