jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2103848 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL VALETTE-BERTHELSEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juillet 2021, M. A C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus d'enregistrer un changement de véhicule sur une autorisation de stationnement de taxi ;
2°) d'enjoindre à la commune de Villeveyrac de prendre l'arrêté portant mention du changement de véhicule attribué à sa licence de taxi.
Il soutient que :
- la commune de Villeveyrac ne justifie d'aucun motif légitime pour refuser de faire droit à sa demande ;
- le refus du maire de faire droit à sa demande l'empêche d'exploiter sa licence de taxi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2022, la commune de Villeveyrac, représentée par Me Valette-Berthelsen, conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir que le litige est devenu sans objet dès lors que, par courrier du 18 janvier 2022, elle a fait savoir à M. C qu'elle pourrait faire droit à sa demande à la condition qu'il fournisse le contrat de location-gérance, la carte grise du véhicule ainsi que les documents afférents au locataire.
Par un mémoire enregistré le 12 mai 2022, M. C demande au tribunal de lui verser la somme de 50 700 euros en réparation de ses préjudices.
Il fait valoir que les refus répétés du maire lui ont causé un préjudice matériel et moral évalué à la somme totale de 50 700 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () /
3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. Par un courrier du 2 février 2021, M. C a demandé à la commune de Villeveyrac de prendre l'arrêté portant mention du changement de véhicule attribué à sa licence de taxi. Suite au silence de l'administration, il a réitéré sa demande par des courriers des 15 février 2021 et 11 mars 2021. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler la décision implicite de refus de la commune de Villeveyrac d'enregistrer un changement de véhicule sur une autorisation de stationnement de taxi, d'enjoindre à la commune de Villeveyrac de prendre l'arrêté portant mention du changement de véhicule attribué à sa licence de taxi et de statuer sur un dédommagement en réparation des préjudices subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de Villeveyrac a informé M. C qu'elle ferait droit à sa demande si ce dernier lui transmettait le contrat de location-gérance, la carte grise du véhicule ainsi que les documents afférents au locataire.
4. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, la commune de Villeveurac doit être regardée comme ayant retiré sa décision en cours d'instance. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête. Les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées par voie de conséquence.
Sur les conclusions indemnitaires :
5. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. "
6. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au paiement d'une somme d'argent est irrecevable.
7. M. C n'a pas, préalablement à la saisine du tribunal, présenté auprès de la commune de Villeveyrac une réclamation indemnitaire tendant à la réparation des préjudices invoqués. Dans ces conditions aucune décision expresse ou implicite de la commune de Villeveyrac n'est née. Par suite, les conclusions du requérant tendant à ce que la commune de Villeveyrac lui verse une indemnité en réparation de son préjudice sont irrecevables.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à la commune de Villeveyrac.
Fait à Montpellier, le 22 septembre 2022.
Le président,
Jérôme Charvin
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis et en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par expédition conforme,
Montpellier, le 22 septembre 2022,
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026