jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2104074 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat PASTOR |
| Avocat requérant | ALDIGIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 2 août 2021, 22 novembre et 23 décembre 2022, M. C G et Mme E H, représentés par Me Aldigier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 février 2021 par lequel le préfet de l'Hérault a déclaré l'insalubrité de leur logement, leur a ordonné de faire cesser la mise à disposition de ces locaux à des fins d'habitation, de procéder au relogement des occupants et de supprimer les installations sanitaires et les éléments de cuisine à l'intérieur de ces locaux et a prononcé l'interdiction définitive de ces locaux à l'habitation ainsi qu'à toute utilisation dans un délai d'un mois ;
2°) à titre subsidiaire de procéder à la reformation de l'arrêté, en remplaçant l'article 2 par les dispositions suivantes : " Les locaux situés au rez-de-chaussée (passage du 2e au 3e puits de lumière porte de droit) correspondant au lot n° 10 de l'immeuble susvisé sont interdits à l'habitation à titre temporaire. Il sera procédé à la mainlevée de l'interdiction d'habiter après constat, conformément aux dispositions de l'article L.511-14 du code de la construction et de l'habitation, de la réalisation des mesures suivantes : élagage du palmier situé dans la cour extérieur de l'immeuble, réalisation de l'étanchéité à l'eau et à l'air des ouvrants, installation d'une rambarde de sécurisation de la marche située dans l'entrée, mise en place d'un dispositif d'évacuation de l'air vicié des pièces humides (salle de bain, toilettes, cuisine) et de ventilation mécanique contrôlée de la pièce principale, reprise des gouttières et des arrivées d'eau dans la cour extérieures, réparation des canalisations d'évacuation de la cuisine, suppression des anomalies sur les installations électriques mentionnées dans le rapport d'Etat de l'Installation Intérieure d'Electricité établi le 6 novembre 2020 sous le numéro de dossier 2020-11-DDTM34-4 par la SARL G-DIATIC Expertise " ;
3°) de supprimer les termes " et à toute utilisation " de l'article 2 de l'arrêté du préfet de l'Hérault n° 110624 du 24 février 2021 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en ce que le CODERST n'a pas été destinataire des observations qu'ils ont émises ;
- les troubles relevés par le préfet sont remédiables par des travaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme G ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
- les observations de Me Pechon, représentant M. et Mme G et celles de M. B et M. F, représentant le préfet de l'Hérault.
Une note en délibéré, enregistrée le 27 novembre 2023, a été déposée par Me Aldigier pour les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme G sont propriétaires d'un appartement situé au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation édifié en 1800, pour une surface habitable de 31 mètres carrés, comprenant une pièce de vie et une chambre. Un rapport du directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie daté du 20 octobre 2020 a relevé lors d'une visite des lieux un certain nombre de désordres et a conclu à l'insalubrité du logement. Sur la base de ce rapport, par l'arrêté du 24 février 2021, le préfet de l'Hérault a déclaré l'insalubrité du logement et a ordonné aux propriétaires de faire cesser la mise à disposition de ces locaux à des fins d'habitation, de procéder au relogement des occupants et de supprimer les installations sanitaires et les éléments de cuisine à l'intérieur de ces locaux. Le préfet a également prononcé l'interdiction définitive de ces locaux à l'habitation ainsi qu'à toute utilisation dans un délai d'un mois. Par la présente requête, M. et Mme G demandent l'annulation de cet arrêté du 24 février 2021.
2. D'une part aux termes de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique : " Tout local, installation, bien immeuble ou groupe de locaux, d'installations ou de biens immeubles, vacant ou non, qui constitue, soit par lui-même, soit par les conditions dans lesquelles il est occupé, exploité ou utilisé, un danger ou risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes est insalubre () ". L'article L. 1331-23 dispose que : " Ne peuvent être mis à disposition aux fins d'habitation, à titre gratuit ou onéreux, les locaux insalubres dont la définition est précisée conformément aux dispositions de l'article L. 1331-22, que constituent les caves, sous-sols, combles, pièces dont la hauteur sous plafond est insuffisante, pièces de vie dépourvues d'ouverture sur l'extérieur ou dépourvues d'éclairement naturel suffisant ou de configuration exiguë, et autres locaux par nature impropres à l'habitation, ni des locaux utilisés dans des conditions qui conduisent manifestement à leur sur-occupation. " .
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : () 4° L'insalubrité, telle qu'elle est définie aux articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique. ". L'article L. 511-7 du code de la construction et de l'habitation énonce par ailleurs que : " L'autorité compétente peut faire procéder à toutes visites qui lui paraissent utiles afin d'évaluer les risques mentionnés à l'article L. 511-2. () ". Aux termes de l'article L. 511-8 du même code : " La situation d'insalubrité mentionnée au 4° de l'article L. 511-2 est constatée par un rapport du directeur général de l'agence régionale de santé ou, par application du troisième alinéa de l'article L. 1422-1 du code de la santé publique, du directeur du service communal d'hygiène et de santé, remis au représentant de l'Etat dans le département préalablement à l'adoption de l'arrêté de traitement d'insalubrité. () ". L'article L. 511-10 du même code : " L'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité est pris à l'issue d'une procédure contradictoire avec la personne qui sera tenue d'exécuter les mesures : le propriétaire ou le titulaire de droits réels immobiliers sur l'immeuble, le local ou l'installation, tels qu'ils figurent au fichier immobilier ou, dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin, au livre foncier, dont dépend l'immeuble. () ". Aux termes de l'article L. 511-11 du même code : " L'autorité compétente prescrit, par l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, la réalisation, dans le délai qu'elle fixe, de celles des mesures suivantes nécessitées par les circonstances : 1° La réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant, pour préserver la solidité ou la salubrité des bâtiments contigus ; 2° La démolition de tout ou partie de l'immeuble ou de l'installation ; 3° La cessation de la mise à disposition du local ou de l'installation à des fins d'habitation ; 4° L'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif.() ". Enfin, aux termes de l'article R. 511-3 dudit code: " Dans le cadre de la procédure contradictoire mentionnée à l'article L. 511-10, l'autorité compétente mentionnée à l'article L. 511-4 informe les personnes désignées en application de l'article L. 511-10 des motifs qui la conduisent à envisager de mettre en œuvre la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations et des mesures qu'elle compte prendre. Le rapport mentionné à l'article L. 511-8 et, le cas échéant, les autres éléments sur lesquels l'autorité compétente se fonde sont mis à disposition des personnes susmentionnées qui sont invitées à présenter leurs observations dans un délai qui ne peut être inférieur à un mois, ou à quinze jours dans les cas mentionnés à l'article L. 1331-23 du code de la santé publique. () ".
4. Le recours dont dispose le propriétaire d'un immeuble contre la décision par laquelle l'autorité préfectorale déclare le logement impropre à l'habitation, en application de ces dispositions, est un recours de plein contentieux. Il appartient par suite au juge saisi d'un tel recours de se prononcer sur le caractère impropre de l'habitation des locaux en cause d'après l'ensemble des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa décision.
5. En outre, il appartient à l'administration de prendre en compte toutes les caractéristiques des locaux litigieux, notamment celles qui caractérisent une méconnaissance de la règlementation applicable, telle qu'elle est en particulier prévue par le règlement sanitaire départemental. Toutefois, toute méconnaissance de ce règlement, qui n'a pas pour objet de définir les modalités d'application des dispositions de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, n'est pas, par elle-même, propre à justifier la qualification de local impropre par nature à l'habitation.
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le préfet a informé les requérants par courrier du 19 novembre 2020 que le CODERST se réunirait le 28 janvier 2021 et qu'il leur était loisible de présenter leurs observations écrites ou orales avent cette date ou à l'occasion de la séance. Il résulte des mentions reproduites de cet avis par le préfet en défense, et non contestées, que le CODERST a rappelé en séance les observations des requérants. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté comme manquant en fait.
7. En deuxième lieu, d'une part aux termes de l'article 40.4 du règlement sanitaire département de l'Hérault adopté par l'arrêté préfectoral du 9 mai 1979 modifié : " La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,20 mètres. " et de l'article 40.2 du règlement sanitaire départemental de l'Hérault : " L'éclairement naturel au centre des pièces principales ou des chambres isolées doit être suffisant pour permettre, par temps clair, l'exercice des activités normales de l'habitation sans le secours de la lumière artificielle ". D'autre part, une ouverture sur l'extérieur, au sens des dispositions précitées de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique, doit donner sur l'air libre et permettre une aération et un éclairement suffisants pour prévenir toute atteinte à la santé des occupants.
8. Il est constant que le logement en cause se situe au rez-de-chaussée d'un immeuble relativement ancien, constitué de deux pièces voutées la première d'une surface de 8,5 m², comprenant un coin cuisine de 2,5 m² environ et une salle de bain, de même surface et la deuxième d'une superficie 18 m².
9. D'une part, il résulte de l'instruction que l'absence de dispositif de ventilation adapté dans un logement à usage d'habitation, l'absence d'ouvrants étanches à l'eau et à l'air, la prolifération de moisissures constatées ainsi que la défectuosité du tableau électrique sont des désordres remédiables. Ces désordres sont toutefois de nature à rendre les lieux insalubres en l'absence de réparation, dès lors qu'ils sont susceptibles de provoquer ou d'aggraver des pathologies telles que des maladies pulmonaires, asthmes et allergies. Par ailleurs, les circonstances, à les supposer même établies, que certains de ces désordres seraient directement imputables au locataire et que ce dernier n'aurait pas laissé l'accès au logement aux entreprises missionnées pour effectuer les travaux nécessaires, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, qui n'a pour objet que de faire cesser les causes de l'insalubrité.
10. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'entrée de l'appartement s'effectue par une première pièce voutée d'une superficie de 8,5 m² dont seulement 3,5 m², situés au centre de la pièce, présentent une hauteur sous-plafond supérieure à 2,20 mètres de sorte que ni la salle d'eau ni la cuisine ne présentent une hauteur sous-plafond réglementaire. En outre, cette pièce, laquelle est présentée comme une " véritable pièce " dans le bail produit dans les pièces du dossier, ne détient aucune ouverture vers l'extérieur. Le seul éclairage naturel de cette pièce provient de celui présent dans l'autre pièce. Cette pièce présente, également, une marche d'une superficie d'environ 1 m², sous laquelle passent des canalisations, qui au regard tant de sa localisation, à l'entrée de la pièce et s'étendant jusqu'à son centre, de sa hauteur que de sa configuration inhabituelle représente un danger structurel de circulation dans ce logement contraignant, en sus de la faible hauteur sous plafond, les déplacements. D'autre part, l'autre pièce du logement, également voutée, si elle présente une superficie de 18 m² et une hauteur sous-plafond importante, culminant à 3,5 mètres, son accès s'effectue par une ouverture d'1,80 mètre de hauteur depuis la précédente pièce et ne bénéficie de lumière naturelle que par l'existence de deux fenêtres, l'une de taille modeste présentant seulement 0,3 m² de surface vitrée et l'autre d'un peu plus d'1 m² de surface vitrée. Alors que le rapport de l'ARS précise que ces " ouvrants donnent sur le deuxième puit de lumière, qui est presque complétement occulté par le feuillage d'un palmier ", la lumière naturelle dans cette pièce y est insuffisante et participe d'une sensation d'oppression continue. Si les requérants font valoir que l'éclairage naturel pourrait être sensiblement amélioré par l'élagage du palmier, ils n'établissent pas le réel gain de luminosité qu'apporterait l'élagage souhaitée compte tenu tant de la taille du palmier que de la surface vitrée d'à peine 1,3 m² pour l'ensemble du logement. Dans ces conditions, ce logement, dont la structure même ne lui permet pas de lui assurer un caractère habitable, le préfet de l'Hérault, dont la décision ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, n'a ni méconnu les dispositions de l'article L. 1331-22 et L. 1331-23 précitées du code la santé publique, ni commis d'erreur d'appréciation en décidant en mettant en demeure les requérants de faire cesser la mise à disposition aux fins d'habitation de son local et en prononçant une interdiction définitive d'y habiter.
11. Enfin, il résulte de ce qu'il vient d'être dit que le logement visé par la mesure litigieuse était par nature impropre à l'habitation, de sorte que le préfet pouvait en faire cesser la mise à disposition de manière définitive. Les requérants ne peuvent, pour contester la nécessité et la proportionnalité de cette mesure, utilement se prévaloir de ce que des travaux de réaménagement étaient envisageables en produisant le devis d'un architecte. Il appartiendra, le cas échéant, aux requérants, après avoir réalisé des travaux de nature à corriger les problèmes d'ouvertures préalablement évoqués, de solliciter du préfet la main levée de l'interdiction qui ne saurait avoir un caractère irréversible. Le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux ne serait pas nécessaire et serait disproportionné doit, dans ces conditions, être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme G ne sont pas fondés à demander l'annulation et de réformation de l'arrêté du 24 février 2021 du préfet de l'Hérault. Par voie de conséquence, celles à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du préfet de l'Hérault, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. et Mme G, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme G est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. C G et Mme E H, au préfet de l'Hérault et à M. A.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
La magistrate désignée,
I. DLa greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 7 décembre 2023.
La greffière,
B. Flaesch.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026